‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 71 sur 203 · G LES GERMAINS OCCIDENTAUX · texte numérisé non relu

G LES GERMAINS OCCIDENTAUX

« Au combat, ils ont près d'eux tout ce qui leur est cher : mères, femmes, enfants ; ce sont là les premiers admirateurs de leurs exploits. Blessés, ils vont trouver leurs mères ou leurs femmes, qui les pansent, et, dans la mêlée, leur portent des vivres et des encouragements.

« Les femmes, par leurs prières, ont bien souvent ranimé leur courage. C'est pour empêcher qu'elles ne tombent aux mains de l'ennemi que les Germains disputent si ardemment la victoire.

<- Les femmes germaines ont un caractère sacré, prophétique ; on les consulte et on leur obéit en toute circonstance. »

Ce culte de la femme est une des origines de la chevalerie.

« Les chants guerriers des Germains étaient impétueux et terribles, comme le choc de leurs armes. Quand ils s'avançaient au combat, la bouche collée contre leurs boucliers, et mugissant dans l'airain leurs hymnes militaires, l'armée romaine effrayée croyait entendre le cri sauvage des aigles et des vautours.

« Vaincus, ils chantaient leur chant de mort au milieu des tortures ; vainqueurs, ils célébraient leurs succès par de poétiques récits : *

« L'armée est en marche ; les oiseaux chantent, les

1 J. Demogeot, Histoire de la littérature française, depuis ses ori- (jines jusqu'à nos jours (12'' édition). Paris. Hacliette. 1871.

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