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LE CAVALIER FRANK

A mesure qu'ils avaient étendu leur empire, les rois franks, obligés de guerroyer au loin, avaient augmenté leur cavalerie.

D'aprt's Violet-le-Duc.

Fig. 74.

C'était facile d'ailleurs. Ils disposaient des beaux

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chevaux gaulois, et les invasions des peuples cavaliers, comme les Huns, les Sarrazins, les Goths et les Vandales, avaient laissé sur le sol conquis un grand nombre de cavaliers aguerris et entreprenants.

Leurs fils s'étaient enrôlés sous la bannière des leudes, et lorsque Pépin le Bref voulut s'emparer de l'Aquitaine, en 768, il put réunir, si l'on en croit les chroniqueurs, une armée de 100.000 fantassins et de SO.OOO cavaliers.

CnARLEMAGNE.

Le noble frank était devenu, sous Charlemagne, un cavalier passionné.

C'est grâce à sa cavalerie d'élite que le nouvel empereur d'Occident put se porter rapidement de l'Ebre au Rhin, au Weser, ou aux Alpes, et faire face à la fois aux Saxons, aux Maures d'Espagne et aux Lombards d'Italie.

D'ailleurs, il avait, bm:l marches frontières , des troupes organisées et toujours prêtes à combattre, soit qu'il vînt se mettre lui-même à leur tête, soit qu'il envoyât un de ses paladins les commander.

Avec cette intelligence de la guerre qui fait les conquérants, « Charlemagne dirigeait ses masses sur le centre des ennemis, si ceux-ci avait commis la faute de se morceler, ou sur leurs deux ailes, s'ils étaient formés en ligne continue. Dans ce dernier cas, il cherchait à acculer une des ailes à un obstacle insurmontable, ou bien, il se jetait sur les communications de l'adver-

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saire, après avoir bien assuré celles de son armée. « Cette manœuvre, que Charlemagne employa successivement en Saxe, en Italie et en Espagne, fut renouvelée par Napoléon à Marengo, à Ulm et à léna *.»

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