‹ Les bateaux sous-marinsChapitre 66 sur 77 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

litres

cher aux

kUograiDmeH

Les puissances et consoniinations de vapeursont celles résultant d'un fonctionnement pendant une heure à la pression d'air de 100 kilos.

Nous signalerons encore les essais exécutés, en 1890, par M. Denton, s^ir une machine frigorifique de la Consolidated Ice Machine C°, de Chicago, destinée à refroidir un bain à 18° environ ^

Les cylindres du compresseur, au nombre de deux, verticaux et à simple effet, avaient 305 X 750 de course ; commandés par une machine verticale à double etîet de 460 X 920, ils aspiraient Tammoniac d'un serpentin réfrigérant à tubes de 25 millimètres de diamètre et de 743 mètres carrés de surface; celle du serpentin du condensateur était de 461"^, 5. Dans chaque compresseur, le refoulement a lieu par / [fig. 305), et l'aspiration par un tuyau e constamment en communication avec le bas du cylindre, de manière à empêcher la pression de s*y élever par accumulation des fuites du piston; il suffît de desserrer la barre V pour accéder aux soupapes, et le stuffingbox se règle par le serrage à vis TMC. Le piston arrive à 0"™,8 du fond supérieur du cylindre, avec un espace nuisible total égal à 0,3 0/0 de la cylindrée. Diamètre des soupapes d'aspiration, .93""", 4 et de refoulement 72 millimètres.

On peut déduire approximativement, de sa puissance frigorifique, la chaleur latente de vaporisation de Tammoniac employé dans la machine. M. Denton a trouvé ainsi des

1 G. Richard, lievue de Mécanique.

valeurs se rapprochant de celles que donne la formule de Wood ; elle varie de 316 i\ 300 pour des pressions d'aspiration de 2 à (y\2 et de 280 à 330 pour des pressions de liquc^faclion de lO'^.G à 7 kilogrammes,

Los principales conclusions à tirer de ces essais sont les suivantes :

La puissance frigorifique est à pou près proportionnelle au poids d'ammoniac passé par unité de temps au compresseur, ou au débit en poids de ce compresseur, lui-même à peu prés proportionnel au produit du débit en volume par la pression absolue d'aspiration.

Celte pression absojue varie, en moyonno, de 1^',^, avec laquelle on peut produire un froid de — 2i)* environ, à 3 kilogrammes, pression avec laquelle on ne peut guère descendre au-dessous de — 2°, mais en développant, toutes choses égales, deux fois plus de frigories qu'à — 20". La surface des tubes réfrigéranti dans le Lac à chlorure de calcium doit être d'environ 36 pieds carrés par ton:ie américaine de glace à produire en 24 heures, ou de 1"',10 par 1.000 frigories-heures effectives, avec une pression d'aspiration de 2 kilogrammes elVective ou 3 kilogrammes absolue; on ne gague que très peu on augmentant la surface des tubes réfrigf'rants au-delà de cette limite pratique.

Le rendement de la machine dépend principalement de la dilTérence des pressions d'aspiration et de refoulement au condenseur, ou de la chute de température du condenseur au

réfrigérant; l'économie dépond aussi du prix do l'eau. Avoc une pression effective de 2 kilogrammes à l'aspiration et de 10'**,5 au refoulement, et un moteur dépassant P^^Sô par choval-heure indiqué, on peut compter sur une production de 24 kilogrammes par kilogramme de charbon, ou de 18 kilogrammes de glace par cheval indiqué. Il faut, pour obtenir ce résultat, dépenser par minute environ 1 gallon d'eau de refroidissement pris à 56** F. par tonne de glace en vingt-quatre heures (tonne américaine de 2.000 livres) ou par 72.000 frigories en vingt-quatre heures, soit environ 90 litres d'eau à 14** pour une puissance effective de 1.000 frigories par heure, ou eniin, très largement, 10 litres par kilogramme de glace à l'heure. Une diminution de 25 0/0 de la circulation d'eau augmente de 20 0/0 le travail des compresseurs, abaisse le rendement de 24 kilogrammes à 18 kilogrammes de glace par kilogramme de charbon, avec une pression d'aspiration de 2 kilogrammes, et à ll''*,5 avec une pression de 0^'^',5. En triplant la dépense d'eau, on peut abaisser la pression de refoulement a 7 kilogrammes, et de 25 0/0 le travail du compresseur.

La vigie sous-MARi^E DE M. Orecchiom

Afin d'éviter les collisions en mer, par temps de brumo, de brouillards, M. Orecchioni a eu l'idée de munir l'avant des navires de vedettes électriques auto-indicatrices, précédant chaque navire de 300 à 500 mètres.

La vedette est relioe électriquement au navire par deux cùbles flexibles tenus toujours tendus par la traction de la vedetlo. Ces câbles forment deux circuits; l'un conduit l'énergie électrique fournie par une dynamo génératrice placée à bord du navire aux dynamos réceptrices logées dans la vedette. Le deuxième circuit transmet les signaux à l'officier de quart ot indique la présence de tout corps flottant par la vigie.

La vigie sous-marine de M. Orecchioni est constituée par

une coque cylindro conique dissymétrique de 7 mètres de long, 0'",50 de diamètre, ayant la forme extérieure d'une tor-

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pille Whitehead. Le bordé de la coque est en aluminium de 5 millimètres d'épaisseur.

Le cône d'avant a une longueur de 1 mètre et renferme l'avertisseur électrique. Les fourches F, F, destinées à heurter l'obstacle, sont reliées invariablement à une lige métallique T, qui peut glisser dans le sens de Taxe de l'appareil au milieu d'une fente F'. Ce déplacement de la tige T met en contact les pôles positif et négatif des fils M de la sonnerie d'alarme située à bord du navire, et rompt le courant en V, qui produit la marche avant de la vigie, pour en établir un autre en X, qui fera faire marche arrière h celle-ci, jusqu'à ce que Tobstacle soitévité, c'est-à-dire lorsque le navire prévenu aura changé de direction.

Le ressort R ramène les contacts h leur position primitive,;^ la sonnerie cesse, et la vigie reprend sa marche en avant. La fourche est disposée de façon h embrasser l'espace le plus étendu possible dans le sens vertical.

Voyons maintenant comment Tappareil permettra d'éviter une collision avec un navire également muni d'une vigie. Supposons donc la fourche rencontrant les câbles électrotracteurs C, C de la vigie d'un autre navire en marche. Le câble touché glissera le long de la fourche pour venir s'engager dans la gorge d'une poulie P; la pression produite agira sur la tige T qui, par suite de son refoulement, fera fonctionner la sonnerie d'alarme.

La partie cylindrique de l'appareil contient 10 dynamos-réceptrices de la force de 10 chevaux chacune. Un flotteur I), situé à la partie supérieure du cylindre, assure la flotta-

bîlité la plus complète de la vigie, dont le volume est calculé de manière qu'elle n'immerge que de la moitié. Les câbles électrotracteurs se rendent dans le cône d'avant, en suivant Tintérieur de Tenveloppe du flotteur. L'hélice H' est fixée sur l'arbre plein A et l'hélice H sur l'arbre creux A'; les deux hélices tournent en sens contraire, l'une à droite, l'autre à gauche ;

Fni. 307. — Deux navires armés de la torpille-vigie Orecchioni.

ce résultat est obtenu grâce aux roues d'angle c, cet c\ placées dans le cône arrière, dont la longueur est de 1",50. Le poids total de la vigie est de 1.200 kilogrammes, dont 900 pour les moteurs, 200 pour la coque et 100 pour les accessoires (hélices, fourches, etc.).

On peut ne se servir de l'appareil que par les temps brumeux ou dans des parages dangereux; on la met f» la mer, tout comme un canot, et elle va d'elle-mêm(; prendre sa position normale, lorsqu'on lui a communiqué Ténergie électrique nécessaire.

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