‹ Les bâtiments de l'ancienne faculté de médecine de Paris rue de la BûcherieChapitre 3 sur 9 · Arch. nat., loc. cit · texte numérisé non relu

Arch. nat., loc. cit

Le 14 novembre i 5 2 8, d'après l’avis des architectes et sur la proposition de M e de Colonia, on construisit sur l’emplacement de l’ancienne bibliothèque une chapelle surélevée de trois pieds 1 ; elle subsista jusqu’en 1695.

Le 21 décembre i5z8, Charles Gautier, procureur au Châtelet, et Nicolas de Vallancourt, marguillier de Saint-Étienne-du-Mont, cèdent par rachat à la Faculté 8 sols parisis de rente qu’ils percevaient sur la maison des Trois-Rois, appartenant à la Faculté, et cela.moyennant 7 livres 4 sols tournois.

La Faculté s’étant plainte du bruit que faisaient les voitures, le Parlement ordonna qu’on mît deux bornes aux deux bouts de la rue pour empêcher le passage des charrois 2 .

En 1546, on fit paver la grande cour, et, en 1547, on fit construire un escalier pour permettre la communication entre les deux maisons.

Le 23 novembre i566, on apprit que la maison du Soufflet était à vendre. L’acquisition fut décidée le 3 juillet 1567 3 .

La botanique jouait un grand rôle dans la médecine, et en 1568 la maison à l’enseigne du Soufflet, située rue des Rats, à droite en sortant des-Écoles, fut achetée pecuniâ doctoratûs pour devenir un jardin 'botanique 1 5 . La vente eut lieu le 6 juin 1568. La maison fut démolie en i56g et le prix de la démolition s’éleva à 145 livres.

L’amphithéâtre où avaient lieu les leçons étant en mauvais état, la Faculté décida de le reconstruire en 1578. Déjà le 25 janvier on avait parlé d’agrandir les Écoles, et, le 20 novembre, le doyen avait démontré la nécessité de construire un nouveau théâtre anatomique. On proposa trois moyens de se procurer l’argent nécessaire, c’étaient les suivants : 1° laisser pendant deux ans l’argent dans les caisses, soit 2,000 livres; 2 0 la cotisation des docteurs régents fournirait environ 2^30 livres; 3» pour les lettres de ceux qui se présenteront au baccalauréat, soit 2,000 livres 8 .

Le 10 juillet 1599, on refit les murs du jardin et des fenetres furent apposées au mur. On eut à payer 7 3 livres 1 sou 6 deniers a Jean Robine pour le jardin botanique, les terres grasses, semences, plantes, etc., et au menuisier 5o livres pour bancs, tables dans les Écoles supérieures.

En résumé, à la fin du xvi» siècle, la Faculté de médecine de la rue de la Bûcherie possédait une salle d’assemblée, une chapelle, une bibliothèque, un jardin botanique, un logement pour les bedeaux;

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