Ibid., t. XXIII, p
par suite de l’humidité occasionnée par les débordements de la Seine. L’amphithéâtre continua à servir aux démonstrations anatomiques ; mais la Faculté se transporta rue Jean-de-Beauvais, dans les locaux abandonnés par l’École des Décrets, qui était allée s’installer place du Panthéon, dans la nouvelle École, celle qui existe encore aujourd’hui. Cet exode eut lieu le jour de Saint-Luc, le i8 octobre 1775.
Les bâtiments de l’ancienne Faculté, qui avait été supprimée par un décret du 18 août 1792, furent vendus comme biens nationaux et passèrent dans les mains de différents propriétaires. L’immeuble avait été divisé en deux parties ; l’une, le n° 1 3 , est devenue un café de bas-étage et autre chose encore, et appartenait en dernier lieu à un nommé Tétin; l’autre, le n° i’ 5 , appartenant au comte de Boutry, est devenue un lavoir public. Ce sont ces deux immeubles dont la société du Syndicat médical a poursuivi l’acquisition pendant plus de six ans et a enfin obtenu la cession. Après deux délibérations du Conseil municipal, en date des 24 avril 1896 et 26 novembre 1897, le Président de la République rendit, le 4 mars 1898, un décret autorisant la ville de Paris à acquérir soit à l’amiable, soit par voie d’expropriation, les deux immeubles portant les n os i 3 et i 5 de la rue de la Bûcherie. La dépense fut évaluée à 35 o,ooo francs. Le 24 avril 1898, le Conseil municipal a voté les crédits nécessaires à l’acquisition des deux immeubles moyennant 335 ,ooo francs, savoir : 35 ,000 francs pour le propriétaire du n» i 3 et 3 op,o 6 o francs pour celui du n° i 5 .
(Extrait du Bulletin de la Société de l’Histoire de Paris et de l’Ilede-France , année 1899.)
Nogent-le-Rotrou, imprimerie Daupeley-Gouverneur.
Les tirages à part de la Société de l’Histoire de Paris et VIle-de-France ne peuvent être mis en vente.