II. — ARTS INDUSTRIELS
Les arts industriels, soutenus par le luxe privé dont les empereurs donnent de plus en plus l'exemple, résistèrent longtemps à la décadence.
Gravure en pierres fines. Camée de la Sainte^ha-
pelle. Dioscuride. — Le camée dit de la Sainte -Chapelle [Apothéose d'Auguste, à la Bibliothèque nationale), les camées de Vienne [Auguste et sa famille^), de Hollande [Triomphe de Claude)^ de Nancy (Apothéose d'Antonin)^
1. Ce camée faisait aatrefois partie du trésor des rois de France; mais à la fm du xvi* siècle il était déjà dans la capitale de l'Autriche. Il est probable qu'il avait été donné à quelque chef de bande allemande venu au secours des protestants, pour le payer de ses services, et revendu par lui à l'empereur. — Le camée de la Sainte-Chapelle fut donné à saint Louis par l'empereur de Gonstantinople Baudoin II; il mesure 0"*,30 sur 0",26!
nous montrent k quel degré de luxe et d'habileté l'art de la gravure en pierres fines fut poussé pendant l'empire. Le nom le plus illustre alors dans cet art est Dioseuride, qui grava la figure d'Auguste sur un cachet qui servit de sceau à ses successeurs. On trouve dans les coUecliona quelques ÏDUilles signées Dioseuride. Les pierres Jn
siècle suivant sont plus nombreuses. Elles nous font connaître, entre autres, le nom A'Evodos, auteur d'un camée de Julie, fille de Titus (Bibliothèque nationale), et nous apprennent que les trois fils de Dioseuride avaient heureusement suivi les traces de leur père.
Orfèvrerie. — Trésors de Bernay et d'HUdesheim. — L'orfèvrerie atteignit aussi chez les Romains une importance qui a été rarement dépassée Nous pouvons nous
ORFEVRERIE. — BERBAT. — HILDESHEIM Ml en faire une idée par les trésors découverts à Berthouville, près de Bemay, en 1830, et à HildeBheiin le 17 octobre 1868. Ils contiennent l'un et l'autre une série de pièces depuis le tecips d'Auguste jusque vers la fin de l'empire.
Fig. 1 IS. — Tmd do trésor d'Hildsiheim.
Le trésor de Bemay, aujourd'hui à 1« Bibliothèque nationale, est composé en grande partie d'ci-Toto, et contient entre antres un magnifique vase en argent repoussé représentant un athlète vainqueur accompngaé des diviniléa qui l'ont protégé
L'ART BOUAIN
dans la lotte. Un antre vase presque anssi considérable nous montre, -: dans un bas-relief, le payement de la rançon d'Hector. Le trésor d'Hildesbeim, qui est au S- musée de Berlin, mais â dont on peut voir une g reproduction galvauo- 5. plastique au muaée de fr Cluny , est foeiaé d'une ë série de coupes dont plu- - sieurs sont signées, et
Ç autres le nom de l'orfè-
1 vre Lucias Maliens Boc-
I, chus. Le trésor décou-
^ vert à Chaource , près
g Montcornet (Aisne), en
■1 1883, ne tardera pas sans
« doute à jouir d'une répu-
^ tation égale. II se coin-
*£ pose de 32 vases d'argeot
É massif, de six vases de
^- bronîe plaqués d'argent,
t et d'une statue de la
K Fortune. Il paraît avoir
a formé On service de ta-
1 ble.