‹ Les beaux-arts dans l'antiquitéChapitre 69 sur 120 · SCULPTURE · texte numérisé non relu

SCULPTURE

Caractère des noaTelles écoles : le portrait. — L'art obéit de tout point aux mêmes inBuences.

Il recherche le mouvement, la passion, l'analyse individuelle et la précision du détail réel. Jusque-'à les sculptures avaient été rarement des portraits. Mais à partir du V* siècle les portraits se multiplient 11 suffit de rappeler les Fig. «1, — Sopkocla. chefs-d'cEuvre tels que les statues («■»*od.L.i™..) d'Euripide (Rome), de Démos-

thëne (Rome, Louvre), le Ménandre assis (Capitole), qui fait un contraste si instinctif avec le Sophocle debout si magnifiquement drapé du musée de Latran; l'Eschine (à Naples), l' Aristote ou plutôt l'Aristippe [voir Helbig, 11, p. 179), qu'on admire au palais SpadaàRoroe. Les œuvres d'une signification plus générale ne sont pas pour cela abandonnées. Socrate avait été sculpteur, avant de consacrer sa vie au perfectionnement moral de ses concitoyens, et l'on a la copie, sinon l'original, de son groupe des Trois Grdces. Il aimait à causer avec les sculp-*

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tenrs et les peintres, comme en témoigne Xénophon; et son disciple PUton, qui avait d'ailleurs cultivé la peinture, est avant tont le philosophe du beau. Aussi l'inQuence de cette philosophie ne pouvait être une cause de décadence pour l'art. Sans doute, tandis que Pallas, Junon, Jupiter, lont les t^Tpes préférés du temps de Périclëi et de Phi-

Fig. (1. — UéDudre. (Unsjs du Capilolc.)

dias, dans la période suivante c'est Vénus, Apollon et Bacchus qui occupent surtout le ciseau ou le pinceau des artistes. Mais il faut éire bien exclusif ou bien pédant pour découvrir une trace quelconque de décadence dans la Vénus de Milo' et dans la Victoire de Samothrace*. Ces

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deux œuvres, qui méritent une égale admiration, nous donnent une idée de Técole de Scopas, qui appartient cependant à la génération précédente.

Scopas et ses contemporains. Le Mausolée. — Prédominance de Fart grec dans FAsie méditerranéenne.

— Scopas de Parcs brilla de 396 à 350. Il paraît avoir surtout traité des sujets rtligieux. Le Vatican possède la copie de son Apollon Musagète, où le dieu est représenté dans une longue robe flottante, jouant de la lyre et semblant entraîner à sa suite le chœur des Muses. Il fut un des artistes qui sculptèrent des bases de colonnes à Éphèse, peut-être celle du Musée Britannique. On a d'ailleurs de lui des œuvres authentiques, car on voit dans la même collection des fragments duMat^so/^^d'Halicarnasse.

Artémise II, reine de Carie, inconsolable de la mort de son époux Mausole, mort en 355, avait résolu de lui élever le tombeau le plus magnifique qu'on eût encore vu. Elle fit appel aux plus célèbres artistes de la Grèce, entre autres à Scopas, à LéocharèSy à BryaxiSj à Timothéos, à Pythies; Pythios, aidé de SatyroSy fut également Tarchitecte du monument. Le Mausolée servit de type à 'la plupart des tombeaux somptueux qui suivirent, et, de nom propre, eut l'honneur de devenir un nom commun. Il se composait d'un soubassement élevé, supportant des colonnes doriques qui elles-mêmes supportaient une pyramide de vingt-quatre degrés, couronnée par un quadrige colossal, avec les statues de Mausole et d'Artémise. L'édifice avait 19"», 45 et 12>*,35 de côtés, avec une hauteur de 43"», 20. Il était encore intact au xu« siècle, lorsqu'il fut détruit en partie par un tremblement de terre. A partir du xiv« siècle, il servit de carrière aux chevaliers de Rhodes, qui possédaient encore cette partie de la côte de l'Asie Mineure et furent tout heureux de rencontrer des matériaux solides, beaux, tout taillés et tout transportés, dans le voisinage de la forteresse qu'ils élevaient à Boudroun. Aussi une partie des bas-reliefs du Mausolée s'est retrouvée encastrée dans les murs du château. Scopas a sans doute dirigé tout le travail

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