‹ Les beignets a la cour comedie en deux actes meles de chantsChapitre 15 sur 37 · I.RS BBIGNfcTS · texte numérisé non relu

I.RS BBIGNfcTS

LEBEL, au duc. Ce ii'cst encore qu’un louTctcau. . Iieureuscniciit !

LA SUPÉRIEURE. Ah ! sire , pardonneimoi de n’ètrc point accourue plus tût. Je n’avais point été prévenue de l’honneur que votre majesté veut bien faire é l’abbaye de Chelles.

LE ROI. C’est moi qui ai demandé qu’on ne dérangeût personne, et voici mademoiselle d’Humières qui m'a tenu bonne compagnie

LA MARQUISE. Ma nièce ?

LE ROI. Vous êtes sa tante, madame?

LA MARQUISE. Uui,sire.

LE ROI. Je vous en fait mon complipUment.

LA MARQUISE. Sire, je suis trop heureuse.

LE ROI, aux siens. Vous m’avei cru perdu peut-être!

LE BEL. Nous étions inquiets.

LE DUC. Ohl sire, notre inquiétude était extrême.

LE ROI. Vous voilà rassurés! Jamais chasse n’a été aussi heureuse pour moi.

LE DUC, d pari. Alors le moment est propice. [Haut.) Sire, permettci-vous à l’un de vos plus lélés serviteurs...

LE ROI , à ta marquise. Est-ec que vous partez pour Paris à l’heure mCme, madame?

LA MARQUISE. Si vous voulez bien le permettre, sire.

LE ROI. Et comment pensez-vous y retourner?

LA MARQUISE. M. le duc de ïleilly veut bien nous servir de cavalier.

LE ROI, d demMoix. Ce vieux seigneur ridé comme ma grand’ tante.

LE DUC. Sire... oui... c’est moi qui aurai l’honneur de conduire ces dames.

11 s'approche davantage en saluant.

LEROI. Non, non, monsieur, ce u’est pas vous qui conduirez ces dames.

LOUISE, d part. Que dit-il ?

LE DUC, isisistant. Sire, j’ai l’honnenr de vous assurer que c'est moi qui conduirai...

LE ROI, titement. Je vous assure que ce n’est pas vous.

LOUISE, d part. Comme il me regarde en disant cela.

LE DUC, étonni. Vraiment, sire , il vous plairait de croire que ce n’est pas...

LEROI, cherchant. Il me plait de vous charger... (Bas d Lebet en lui faisant signe ePapprocher.) Aide-moi donc à charger cet ennuyeux de quelque chose ?

LEBEL, de mime. De quoi, sire.

LS ROI, haut au duc. D’une commis-

A LA COVR. 9

sion importante. Je cherchais justement quelqu’un.

LE DUC, d part. El je me trouve là, comme c’est heureux I

LEBEL, de mime au roi. Mais où voulezvous que je l’envoie?

LE ROI, bas. Envoic-lc promener... où tu voudras. (Haut.) Lchcl sait mes intentiotis, il va vous les expliquer... et pour que ces dames ne soulTrent pas de votre absence, je les prendrai moi-mSme dans mon carrosse... Lebcl?

11 lui parle bat.

LA MARQUISE, d elle-mlme. Moi cl ma nièce dans le carrosse du roi!., toutes ces dames les maréchales en crèveront de dépit.

LE DUC, tl ta marquise. Voilà qui prépare mon audience... le roi n’aura plus rien à me refuser...

LE ROI, quand Lebet l'a quitté. Madame la supérieure , je donne congé aujourd’hui à toute la communauté.

LES PENSIONNAIRES, derrière la gritle.

Ahl quel bonheur I congé! congé!

LE ROI. A revoir, M. de Mcilly.

LE DUC, d Lebet. A revoir! encore fautil que je .sache...

LEBEL. Je vais vous dire en sortant...

FIIS^L.

CBCECR.

Air : Beprite dk Léêtoe^, i

A Parii , A Paris » \

Qulttoaip mewicur«,ct’S doux abris; t Quittât. f

L^beare preaae \ 2 /bts.

Départir» l

Car l« jour haUsc 1

Et Ta finir. i

Pêndant le dœur, la marquise fait une profonde révérence d la supérieure^ qui embra’sc Louise une dernière fois, La jeune file, aceompapnêe de sa tante, se ropproelie alors de la grille derrièTe laquelle se tiennent scs compagnes,

LOUISBp tur la musique qui continue j its^ qubd la reprise du chœur. Adieu, mes bonnes amies.

LES PBNSIONNAinES. Adicu, Louise.

ATALANTE, d Louise, Ma bonne Louise, ne m^oublic pas.

LE ROI, s'arrêtant. Quelle est cette belle personne?

LOUISE. G*est Atalante de Narbonne, ma meilleare amie.

LE ROI, d demi-voix. Ah oui, celle qui joue si bien à cache-cache. [Haut.) Elle est charmante.

LOUISE. Ah! si j’osais, sire, la recommander à vos bontés.

Lë MAGAStll TfiiATB&L.

LB ROI, U prenant par la main et la ramenant d Carant-8cène. Avec plaisir, à condition que vous tiendrez la promesse que vous m’avez faite tout à Tbeiire.

LA MARQL'ISE , qui Ui suivait. Quelle promess<*, sire?

LE ROI, lui offrant ta maim. Nous vous vous conteronsceLaprndant la route, mar> quise... Allons, messieurs, partons,

CBHVaSMOMIIKS et LEML.

A Piins, à Paris,

QoIltQot enfin cci doux abris ;

L’Iieure nom prease De partir ;

Car le jour baiaae Et fa finir.

LtS PKSIOirEAUBS.

Pour Paris, pour Paria,

Le roi quitte ces doux abris ; L*heure le presse De partir ;

Mais il nous laisse Du plaisir,

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