‹ Les beignets a la cour comedie en deux actes meles de chantsChapitre 19 sur 37 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, LE ROI.

LE ROI, sur U seuil de la porte de la bi~ bUolhèque. Ah î enfin !..

TOUS. Le roi!

LE ROI, accourantf une poêle sur Crpaule.

Vous voilà, et moi aussi. Je m’ennuyai.^ de vous attendre.

LOUISE. Ah, Dieu! que sa majesté est drôle !

LE ROI. Avec armes et bagage.

LA MARQUISE, faisant une profonde rèxèrence. Sire!

LE ROI, donnant lapoiie d Lebet.hon\our madame la marquise,

LA MARQUISE, d Louise, Salucx donc, mademoiselle...

LE ROI, a la Marquise. Ah! je soupirais joliment après vous, allez. Vous restez avec nous, pas vrai ?

LA MARQUISE. Oui, sirc.

LEBEL , d part. A moins que nous ne trou- Tious quelque bon moyen..*

LE ROI. Mais... qu’est-ce que vous allez faire? >ous .'iinuyer, peut-être...

LA MARQUISE. Ah! votrc majesté peutelle croire...

LE ROI. Si vous voulez vous amuser à lire... vous pouvez entrer dans la bibliothèque...

LA MARQUISE. Je prierai M. Lebel de m’y prendre un livre d’heures.

LE ROi. Sur la pmiiiére case, Lebel, le mien... je désire que madame la marquise le garde en souvenir.

LA MARQUISE. Ah sire! [A port.) Il est charmant!

Lebel tort.

LOUISE. Ah pa! et à votre chef d'oflice, qu’est-ce que vous lui donnez?

L.\ M.ARQUISE, d part , riant, h n'y a rien de comparable à l’audacieuse naïveté de ces petites ingénues. (Haut.) Comment, ma nièce vous vous permettez...

LEROI, d /nmcrt/tuse. Elleamison, lats- ' set, laissez. (A Louise.) Ce que je vous donnerai? tout ce que vous voudrez, dites, LOUISE. Dam , c’est que je ne sais pas.

LA MARQUISE, d pari. Allons, à son secours. (Haut.) Demandez à sa majesté de vous promettre «ne de ses grâces, pour le mari que vous aurez.

LE ROI. Un mari! et pourquoi faire ?

LA MARQUISE. Pour avoir le droit d’être présentée à la cour, sire, et il n’y a que les femmes mariées qui aient te privilège.

LE ROI. Ahi bien, nous vous marierons, et quant au mari...

LA marquise. Monsieur le maréchal; mon frère y a déjà songé.

LE ROI. Déjà? eh bien ! je vous promets de le décorer, le jour même de son mariage.

LOUISE, naii'cment. Le décorer... de quoi?

LF. ROI. De la grande décoration... de...

notre ordir...

LA HAZQUISe.

Air : Faud. de Chariatanismtt

Ea rieu, voeu ne dérogerez ,

Ma nièce de eette manière ;

Tous les époux sont décorés Dans la fiiiDiite des {lumières.

LOCtSB.

Pour qoe Tusage tnaioteou Me fasse honneur auprès des nôtres ;

Sire , vous Toilè prévenu,

Vous traiterez c’est convenu ,

Le mien de même que les autres,

LB ROI, grm>emênt. Je vous en doone ma parole royale.

IS

LE HiCAlIN TBiATHAl.

LEBEL , renlritnt. Voici les heures que | madü me la marquise a demandées. j

LEROI. Maintenant, nous allons nous I mettre i l’ceuvre, j’espère... i

LEBEL. Je ne crains qu'une chose c’est | qu’avec tout cet attirail d’étoffes, et de i garnitures, mademoiselle ne soit bien em- | barrassée... i

LE ROI. C’est vrai, votre habit de pen- | sionnairc aurait été plus commode que !

cette grande vilaine robe de cérémonie.

LOUISE. Ah! oui, par exemple... i

LEBEL. Et puis il ne faudrait qu’une étincelle au milieu de ces guirlandes.

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