SCÈNE VII
LOUISE s4uU.
Quel bonheur!., quitter le couvent aujourd*hui même! pour aller à Paris. Moi, voir Paris, Versailles!., séjours briUansI i
dont mes bonnes amies racontent tant de merveilles, qu*il me semble toujours en* tendre des contes de fées... je verrai tout cela... ce monde inconnu pour moi, venue si jeune au couvent ; ce monde dont je u*aurais pas même une idée sans moncon* fesseur qui m'en dit tant de mal ; et sans ma chère de Narbonne qui m'en fait de si séduisantes peintures!.. Je vais y être présentée! Et puis l'on me mariera un jour! j'aurai des diamans et une voitu> rc comme les grandes dame.s. Oh ! quel plaisir 1 une belle voiture av(îc de grandes portières dorées; et puis des chevaux foufueux!.. qui vont comme le vent!., qui vou-s emportent ù jierdrc la respiration...
Oh mon Dieu, mon Dieu! que je voudrais y être! et au bal ! depuis que j'ai entendu faire la description d'un bal de cour, j'en rêve toutes les nuits... j'y danse le menuet, j'y rencontre toute la ville et toute la cour. Ce qui me ferait peur en réalité , ce serait de paraître pour la première fois aux yeux de tant de personnes ; quand j'y pense , une crainte involontaire me saisit, c’est qil'H faut y plaire.
Au des Frères de Uit,
Dans certain rairoir qu'en cachelle.
Vingt fuis le jüur je consultais ;
Je me trouTbU d’one beauté parfaite 1 Eh bicnl je tremble aiijuurd 'hui que je vais Dans cc beau m >tide ublouisMOt d'attrails.
Prés d'essayer une nouvelievie ,
.^c voudrais bien «|ue l'on me fit savoir :
Si j'ai vraiment la mine aussi jolie Que me l'a dit tant de fuU mon miroir.
Ai'je vraiment , etc,