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Province d'Ontario.
La Province d'Ontario, séparée de celle de Québec par le fleuve Ottawa, est située au nord du fleuve Saint-Laurent et des grands lacs Ontario, Erié, Huron et Supérieur.
Le siège du gouvernement local est à Toronto.
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Cette belle Province, colonisée principalement par des Lés | Anglais, des Ecossais et des Irlandais et leurs descendants, | et récemment par des Allemands, est une des plus floris- tan santes des possessions britanniques. qui Sa population s'élevait : qu En 1830 à 210,437 habitants. cul » ASA » 465,357 » ire » 1852 » 952,004 »
» 1861 » 1,396,091 » T » 4871 » 1,620,842 » re Ces chiffres prouvent que cette population à décuplé dans | l'espace de 40 ans ; celte progression, plus rapide même que ho! celle des Etats-Unis, démontre avec évidence le bien-être et pe et la prospérité de ses habitants. écl RELIGION. — Les Protestants sont en grande majorité dans pr ie Province, un huitième des habitants seulement étant catho- à | ique.
| Mgr. Guigues, Evêque du vaste diocèse d'Ottawa, prend un co intérêt tout particulier à l'établissement des colons Belges | dans ces parages. el CLIMAT. — Le climat est moins rigoureux que celui de | la Province de Québec et aussi très salubre. el À AVANTAGES NATURELS D'ONTARIO. — La nature s'est À montrée très-prodigue envers cette Province. F
Son sol est très-varié, mais en général très-riche, et se mn prêle à tous les travaux d'agriculture.
Les communications par eau, au moyen de ses grands lacs ! et des admirables canaux qui y ont été construits, ne sont be égalées par celles d'aucun autre pays. fn
Ses richesses minérales, encore peu exploitées, sont considérables : le fer, le cuivre, le plomb, l'argent, le pétrole, le sel s'y trouvent en abondance.
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Province de la Nouvelle-Ecosse.
Le siège du gouvernement local est à Halifax.
Le gouvernement se compose d’un Lieutenant-Gouverneur, nommé pour 5 ans par le Gouverneur-Générat du Canada en Conseil, d’un Conseil Exécutif de 9 membres, d’un Conseil Législatif de 48 membres nommés à vie, et d’une Assemblée Législative de 38 membres, élus tous les 4 ans par le peuple.
J'avoue ne pas avoir eu le temps de visiter cette impor tante Province ; mais j'ai devant moi des documents officiels, qui démontrent qu’elle se développe rapidement aussi depuis quelques années, el offre d'immenses ressources à l'agrieulteur et à l'artisan industrieux, qui trouveraient à S'y établir très-avantageusement.
Cette Provincé est remarquable à cause de la richesse de ses mines, de ses houillères, des facilités pour la pêche et aussi à eause de sa situation sur le littoral de l'Atlantique.
Les huîtres y sont tellement abondantes, que dans quelques leures on en recueille de vaisseaux entiers : ce n’est que la peine d’aller les ramasser. L'exportation s’en fait sur une vaste échelle, de telle sorte que dans le Canada entier on s'en procure de très-fraiches et meilleures que les européennes à des prix presque nuls.
Cette Province possède encore de vastes chantiers pour la construction des navires, qui sont réputés dans le monde entier.
La population de la Nouvelle-Ecosse est de 387,800 âmes ; elle parle généralement l'Anglais.
Les mines d'or sont exploitées par environ 500 hemmes ; elles ont donné en 1870 plus d'un demi million de francs.
L'exploitation des Houillières prend depuis quelque temps un grand développement ; en 1870 elles occupaient 2000 hommes. La production a été de 514,752 tonneaux.
Le port d'Halifax est reconnu comme le plus beau et le plus sûr de toute l'Amérique. Les paquebots poste de la ligne Allan, venant directement de Liverpool, s'y arrétent tous les quinze jours.
Province du Nouveau-Brunswick.
Le siège du gouvernement loeal est à Fréderieton.
Le gouvernement se compose d’un Lieutenant-Gouverneur nommé pour 5 ans par le Gouverneur-Général en Conseil, d'un Conseil Exéeutif de 8 membres, d’un Conseil Législatif de 18 membres, nommés à vie, et d'une Assemblée Législative de 41 membres élus tous les 4 ans par le peuple.
J'ai eu le plaisir de faire le passage de l'Océan Atlantique au mois de Janvier dernier en société de l’'Honorable Wm. Muurhead, conseiller Législatif, pour cette Province, qui m'a assuré que les domestiques Belges des deux sexes, les ouvriers et artisans honnêtes, trouveraient un excellent placement dans ces parages. Quoique la religion protestante y domine, le peuple n’est point fasatique, et aecueille;avee empressement les émigrants catholiques qui s’y établissent. J'ai reeueilli de la bouche de l'honorable député différents renseignements qui me prouvent à l'évidence que l'instruction est très-développée dans cette Province dont les ressources naturelles sont très-grandes, et où bon nombre de familles trouveraient place en ce moment.
Les établissements Acadiens, d’origine française et qui comptent plusieurs certaines de mille habitants, se trouvent dans cette Province.
Les bois du Nouveau-Brunswick sont peut-être supérieurs encore à ceux des autres Provinces, et l'exportation s’en fait avec plus d'économie, à eause de Fa proximité de la mer et des immenses cours d’eau qui y aboutissent.
D'excellents vapeurs font régulièrement le serviee entre Québec et St Jean, Miramichi et les différents ports du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse. Les émigrants pour ces deux Provinces devront aller directement de Liverpool à Halifax.
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Province de Manitoba.
Le 45 Juillet 14870, une proclamation royale a solennellement déclaré le transfert dus Territoires du Nord-Ouest (cidevant territoire de la Ci: de la Baie d'Hudson) à la Puissance du Canada.
La Province de Manitoba, n'est qu'une faible portion des territoires du Nord-Ouest. Elle renferme la colonie de la Rivière- Rouge et celle du Portage, avee une population d’environ 17,000 âmes. Son gouvernement local se compose d’un lieutenantgouverneur, d’un Conseil législatif, actuellement de 7 membres et d’une chambre d'Assemblée de 24 membres. Elle a 2 représentants au Sénat fédéral, et #4 membres à la Chambre des Communes.
Comme le Canada vient d'acquérir les immenses possessions connues sous le nom de territoire du Nord-Ouest, aujourd’hui Provinces de Manitoba, du Nord-Ouest et de la Nouvelle- Colombie, remarquables par ses mines d’or, réputées plus riches que celles de la Californie, sur l'Océan Pacifique, la question de l'immigration et de la colonisation acquiert par là même, une importance sans précédent dans Fhistoire de l'Amérique Britannique.
Le Gouvernement Canadien s’est engagé à construire un chemin de fer, qui complètera le réseau réunissant l'Atlantique au Pacifique, et qui se trouvera exelusivement sur son territoire. Les arpentages préalables se font simultanément dans différentes directions à l'heure présente. Ces voies ferrées nouvelles, traverseront les vastes prairies de l'Ouest et ouvriront uu pays d’une richesse sans égale.
Le gouvernement Canadien est redevable à Mr Dawson, un de ses ingénieurs civils les plus distingués, des renseignements les plus précieux sur ces territoires. Déjà, avec des vapeurs sur les sections navigables et des diligences sur les chemins,
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on peut se rendre du Lace supérieur à l'établissement de la Rivière Rouge en deux jours et demi ou trois jours au plus.
La route du lac supérieur est préférable pour le émigrants à celle qui traverse le Minesota, le trajet étant plus eourt et moins coûteux : il se fait en grande partie par eau et est plus court de cent milles, (soit 600 kilom. environ.)
La colonie a des avantages considérables sous le rapport de l'éducation et de l’organisation religieuses. Il y a des écoles, des collèges et des pensionnats de demoiselles aussi bien organisés que dans tout autre pays eivilisé.
J'ai trouvé au Canada un Belge qui est tout disposé à s’établir dans cette Province et à y conduire les familles qui s'y rendraient au printemps prochain : il s'entendra à ce sujet avec l’Hon. M" Pope, ministre d'agriculture à Ottawa, qui est très-disposé à favoriser le voyage de quelques familles honnêtes qui iraient s’y établir. Aussitôt que des propositions me seront faites par des cultivateurs, je n'aurai rien de plus empressé que de demander exactement les faveurs que l’hon. Ministre entend leur accorder, et je suis tout porté à croire que la majeure partie des frais du voyage seront supportés par son Département.
L'émigrant, à son arrivée, est recu dans l'établissement de FORT GARRY où les nouveaux arrivés trouvent bientôt de l'emploi et en général, ils cessent au bout d’un an à travailler comme journaliers pour cultiver les terres qu'ils acquièrent, ce qui est chose facile dans un pays de prairie, immédiatement apte à la culture, tandis que dans les régions boisées, un homme passe plusieurs années à abattre les arbres et détruire les souches sur sa propriété. Pour fixer les colons, le Gouvernement a déjà fait arpenter une partie de townships et les arpentages se font graduellement en raison des besoins nouvaux.
Pour les besoins immédiats des colons, il y a. du bois en abondance sur presque tous les points, le long des cours d’eau, et ce bois, quoique d’une qualité inférieure, est très-suffisant pour construire des maisons et des clôtures. De plus, le pays abonde en charbon qui se trouve parfois si près de la sur-
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sement des mines de ee combustible n'y est pas à eraindre, la région carbonifère des Montagnes Rocheuses étant réputée comme la plus vaste du monde.
Le climat està peu près le même que dans le Haut-Canada, peut être un peu plus froid durant l'hiver, mais avec plus beau temps au printemps et à l'automne, détail éminemment favorable aux exploitations agricoles.
Mgr Taché, le digne et infatiguable Archevèque de ces vastes contrées, dans différentes conversations que j'eus l'honneur d'avoir avee lui à Montréal, confirma pleinement les données ci-dessus. Très-probablement il me eommuniquera de nouveaux détails d'ici à quelques jours, et le cas échéant, je m'empresserai de les livrer à la publicité, pour éclairer autant que possible les familles désireuses de se rendre à son appel. (1)
(4) On peut consulter utilement l'Esquisse sur le Nord-Ouest de l'Amérique, par Mgr Taché, Archevèque de S! Boniface. — 1868.
NOTE FINALE. — Le colon qui aura fait une étude des renseignements contenus dans la brochure : Les BELGES AU CANADA; consultera avec avantage la carte Géographique qui y est annexée.
Si on se rappelle que chaque pouce carré représente une étendue de 50 lieues carrées à peu-près., on pourra se former une légère idée de limmensité du territoire Canadien, qui, à lui seul, excède celui de l’Europe toute entière.
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