‹ Les Belges et les Alsaciens-Lorrains au Canada [microforme]Chapitre 14 sur 22 · CANTON DE SUFFOLK · texte numérisé non relu

CANTON DE SUFFOLK

On lit dans le Courrier d'Outouais du 1° Décembre 1871 :

Emigration.

« Nous avons recu hier la visite de M' Edw. Barnard,

agent d'immigration du Gouvernement de la Province de Québec (1) accompagné du Révérend Abbé Verbist, prêtre Belge, qui se propose de venir se fixer au printemps prochain dar : le township de Suffolk, comté d'Ottawa, avec la colonie :: 14; qui y est en voie de formation et qui promet de s'étendre rapidement dans les townships voisins d£ Fonsonby et de Rippon. Ces Messieurs se sont rendus à Suffclk en société de Mr Lévis de St. André Avelin, qui avait gracieusement mis à leur disposition ses chevaux et sa maison, et qui était à même de leur fournir de précieuses indications. On se rappelle en effet que c’est M" Lévis qui a ouvert le chemin qui relie St André Avelin au township de Suffolk. Les visiæurs se sont déc'arés éminemment satisfaits de leur exploraion ; ils ont trouvé la qualité du sol très avantageuse pour a culture et l'emplacement de la eolonie naissante parfaitement choisi. Ils espèrent que si le gouvernement achève prochainement le chemin de colonisation qui doit relier directement Suffolk à la Rivière du eôté de Montebellc, (9 milles) et si le chemin de fer du Nord se fait, ce qui est pour nous une question décidée, les Belges se trouveront dans les meilleurs conditions pour prospérer, tant par la facilité qu'ils auront d'exporter leurs produits, que par la proximité de quelques petits lacs poissonneux et la fertilité des terres.

(4) Mr Edw. Barnard a été chargé depuis d'une mission identique par lo Gouvernement fédéral du Canada.

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Dimanche dernier, ces Messieurs ont eu un long entretien avec le Révérend Mr Bourassa, curé de la paroisse de Bonsecour, à Montebello, si avantageusement connu dans le pays par ses connaissances agricoles ; celui-ci s’est empressé de promettre son concours actif à leur œuvre naissante, qui aura besoin de tous les encouragements pour surmonter les premières difficultés inhérentes à toute entreprise de la même espèce. Déjà la chapelle provisoire est en voie de consiruction, et d'après toutes les probabilités, elle pourra être ouverte au culte dès le printemps prochain, par Sa Grandeur Mgr. l'Evêque d'Ottawa, qui daignera la consacrer. La première paroisse portera le nom de St Pascal des Belges. Nous formons les vœux les plus sincères pour la réussite des colons Belges parmi nous, et nous Sommes assurés qu'ils seront les bienvenus parmi nos populations rurales. »

Je suis convaincu que la plus part de mes compatriotes culivateurs agiront prudemment en ne se risquant pas dans la forêt dès leur arrivée. Le défrichement des bois est une besogne rude et pénible, à k quelle le canadien s'entend beaucoup mieux qu'un colon inexpérimenté. Ce: travail absorbe un temps assez considérable, avant de payer les efforts du colon. D'un autre côié, des fermes en partie défrichées, offrent l'avantage immense que, tout en se vendant et sc ouant à des prix extrémement modiques el tout-à-fait à la poriée du petit cultivateur, ils payent dès la première année son travail actif et industricux. »

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