‹ Les bibelots du diable feerievaudeville en trois actes et seize tableauxChapitre 58 sur 102 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

JEAN LEBLANC, en valet de chambre J RISETTE, en élégante •oubrette. Il» entrent par la gauche.

RISETTE

Mais arrive donc que je t'admire... Mais que t’es beau, que t’es donc beau !

JEAN LEBLANC , d'un petit air fat.

Je dois être àla dernière mode... on n'a pas ménagé l'étoffe...

INI LES BIBEL0T8 Ôü DIABLE

je balotte dans mon costume... et puis, je suis couvert d’âr-

Î ;ent. . . Si l’on n’était point beau z’après cela. . . quand donc que e serait-on? ' r

KISETTE.

Est-ce que, par hasard, tu regretterais ton bât?:..

JEAN LEBLANC

Mon bât?... je n’peux point le r’gretler, puisqu’au lieu d’un bât, on m’en a donné z’une paire, en soie, et que ça me chatouille les mollets.

, ■ RISETTE. - -

Et moi, comment que tu me trouves,- dis?

JEAN LEBLANC

Air: Ah! que je suit donc chagriné»! (Soldat laboureur.)

V trouv* que vos p’tits souliers sont beaux;

Mais j’ vous aimions mieux en sabots.

v '.'■■■ * - RISETTE. ■* '•*’ . •** V

Moi, je trouve mes pieds plus beaux Dans ces souliers, qu’ dans des sabots.

Et te taille?.... . ' • ’ .

JEAN LEBLANC

EU’ nie piait, , ...

Mais ce qui me déplaît,

Mam’zell’, c’est vot’ corset,

Et j’vous le dis tout-bas,

J'vous trouvions plus d’appas,

Quand vous n’en aviez pas.

Quoi ! préférer à ce costume-là Mon costume de paysanne !

JEAN LEBLANC

C’est raisonner peut-être comme un àne ;

Mais c*t àn'-Ià Vous aimait comm’ ça.

X DEUXIÈME COUPLET

RISETTE. '

Mais j’ n’avions pas ces affiquets,

Ces bagu’s, ce collier, ces brac’lets...

JEAN LEBLANC

Avies-vous besoin d’ ce» bijoux Pour m’apporter de» feuiil’s de chou*?

ACTS II , /, . n

Cos feuilles que j 'aimais,

Dans rot’ main j’ les mangeais, .

Mais depuis qu’ ees bracelets Brillent à votre main,

' Je n’os’rais plus, c’est certain.

Vous manger dans la main.

itisrm.

Quoi préférer à ce costume-là Mon costume, «te., etc.

VERTUCHOUX, an debon.

Corne de biche!... ventre de bœuf!...

RISETTE

Nôt’ mîûtre... silence! .

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