SCÈNE VI
TOBY, JEAN LEBLANC, qui a repris ses habits de meunier. Il entre par la droite, portant un sac sur la tête et ayant la figure enfarinée.
JEAN LEBLANC
C*est-y étonnant, non, mais c'est-v étonnant.... Ah! pour une bonne farce, voici une bonne farce ! me retrouver ici, avec un sac sur la tête, moi, qu’était t’bier roi de l’île des Perroquets!... Non, mais c’est-y assez étonnant et assez bête!... Oh! la la!
Mon pauvre Jean Leblanc, toi aussi L
JEAN LEBLANC
Tiens! le petit Toby... Bonjour, petit Toby.
toby. -
Quelle dégringolade!
JEAN LEBLANC
Quelle débine!... Sais-tu que tu es très-pané, petit Toby?
TOBY
Eh ben! et toi?...
JEAN LEBLANC
Moi, je me trouve affreusement dégradé!... Ce sac, qui remplace ma couronne .. Sac à papier!... Et dire que j’ai beau fouiller dans mes poches, et que je ne retrouve point mon talisman.
TOBY
Hélas! moi de même.
JEAN LEBLANC
Toi z'aussi?... Nous sommes filoutés! on m’a fait la queue de la mienne... voilà la chose.
TOBY, avec désespoir.
Mais qui donc?... mais comment?... Quand hier nous étions cousus a’or, quand j'entendais les jaunets qui tintaient, qui sautaient dans mes poches !
JEAN LEBLANC
Quand je n'avais que ça qu'à faire, frrrrout! frrrrout! avec la queue du diable pour être servi au doigt et à l’œil... à l’œil, surtout !
TOBY
Me révoilà réduit à faire paître les moutons comme autrefois.
JEAN LEBLANC
Me revoilà presque retombé à l’état d’âne... Ah! il faut avouer que le destin est un fier savoyard !