RENTE
mms Al dus
dit-on, pour la moralisation sociale de la classe ouvrière et le développement de l’instruction professionnelle que les capitalistes anglais ont résolu d'entreprendre la construction d’autres palais dans trois grands quartiers ouvriers de Londres, Greenwich, Lambeth et Pimlico.
Voilà pour l'Angleterre. Jetons maintenant un coup d’œil rapide sur les autres contrées de l’Europe qui ont favorisé ce qu£ je pourrais appeler le mouvement des bibliothèques.
La Suisse, un tout petit pays dont la population est moins de trois millions d'habitants — possède 1,734 bibliothèques populaires renfermant 981,324 volumes. Le mouvement annuel de ces bibliothèques est de 1,226,000 volumes. 839 de ces établissements sont gratuits; les autres exigent une cotisation soit par année, soit par ouvrage prêté.
En Belgique, il convient de mentionner tout particulièrement les bibliothèques de Liège, de Gand et de Louvain disposant chacune de plus de 90,000 volumes.
L'Allemagne est également très avancée dans cette voie. Sa capitale, Berlin, possède,
outre sa bibliothèque royale de 700,600 volumes et de 15,000 manuscrits, neuf bibliothèques publiques et quinze bibliothèques popu-
nes en
laires disséminées en différentes parties de la ville. ! 5
En parlant des bibliothèques européennes, je ne puis passer sous silence le remarquable rapport préparé pour la chambre des Communes du Canada sur la section d'économie sociale de l’exposition de Paris de 189,0.
Ce rapport a été publié par M. Jules Helbronner, qui a jait de la quüestion ouvrière une étude spéciale et qui s’est rendu à Paris, à la demande de notre gouvernement pour suivre les travaux de la section d'économie sociale qui nous sont soumis aujourd'hui.
L'étude de M. Helbronner mérite d’être lue par tou: ‘eux qui s'intéressent au mouvement social. lle touche par tous les côtés
1 — I] résulte d’une statistique récemment dressée, que l'Allemagne possède cinquante bibliothèques publiques autorisées par l'Etat, comprenant 12,700,000 volumes.
Les statisticiens allemands en inférent que pas une vation du globe ne possède une bibliophilie comparable à celle de leur pays, et pour démontrer la justesse de leur assertion, ils comparent leurs cinquante bibliothèques universitaires et académiques aux ‘‘ plus grandes ” bibliothèques des autres nations.
La comparaison faite à ce point de vue, tout au moins inattendu, l'Angleterre ne possède qu'environ six millions de volumes, la République des Etats-Unis un demi-million de volume en moins que l’Augleterre.
Par un singulier hasard, 11 France n’est pas comprise dans cette statistique.
nnes, uable Comnomie
; Helvrière Paris, pour noimie dE.
d’être moucôtés
lressée, hèques 7 00,000
Dhs une iparaustesse biblio- ‘* plus
out au nviron s-Unis eterre.