RAS
toute ma vie le sentiment de la plus vive gratitude, avait eu l’idée charmante d'ouvrir aux garçons de la ville sa petite bibliothèque de quatre cents volumes, pas plus. Chaque samedi, sans faute, il se donnait la peine de rester chez lui toute l’après-midi pour remplir en personne les fonctions de bibliothécaire et procéder aux échanges de livres.
‘ Il faut savoir avec quelle fiévreuse im patience nous attendions cette bienheureuse journée du samedi, pour comprendre le bien qu’on peut faire par de pareils moyens.
‘° Mon frère et M. Fipps, qui ont été depuis les associés de toute ma vie, partagealent avec
moi le bénéfice de cette généreuse idée du #
colonel Anderson. C’est alors que je me suis Ë promis, si jamais je devenais riche, de rendre à d’autres enfants par l’organisation de biblio-
thèques gratuites, les joies que j’ai dues à cet M excellent homme.” |
M. Carnegie a tenu parole. Grâce à sa générosité, grâce aussi à l’heureux souvenir dont il k s’est inspiré, les ouvriers de Pittsburg verront
s'ouvrir devant eux, d’ici à quelques semaines,
les portes de l’une des plus belles institutions M de l'Amérique. É
Je comprends qu’à Québec surtout, les Car- 5 negie nous faisant absolument défaut, l’on ne peut être admis à escompter de pareilles pro- À digalités. Toutefois si notre sol un peuingrat ne voit point surgir de ces fortunes colossales
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