‹ Les bienfaiteurs; comédie en quatre actesChapitre 120 sur 135 · I.AM)lit:c:V · texte numérisé non relu

I.AM)lit:c:V

Et réconoiiial, ({iii vous liviv les objets de consonimation à si hon iiiarclif?

PLUVl-NAGE

(^iii nous dit que vous n'y avez pas encore du bén<''fice ?

LAM)i!j;c:v

lit les maisons que je vous loue, que je vous douuo, au bout d'un certain temps ? Y ai-je du luMu-lice ?

pr.uvixA(;K

Ça, non... seulement...

i,am)I!1:i:y

SculemcMit ?.,.

l'.'.t VlNAliK

Seulement, on sait bien que les maisons olivrièrca, c'est pour mieux nous tenii*.

PA unit; ON C'est pour nous avoir mieux sous la main, le jour où, il y aurait un coup de torcliou.

LANOlîICCY

Et la crèche ?

PLUVlNAGIi

Ça, c'est pour être décoré.

LANDIUÎCY

Eli bien, je ne veux pas être décoré, je ne veux paà vous tenir sous ma main, je ne gagne rien sur vous, et tout ce que j'ai fait, c'est parce que le spectacle de votre misère m'avait ému. (>cla, je vous le jure !

Pl.tVINAGE

Tout le monde peut en jurer aulant.

A<;rE UUATUlÈME 15^

..WDIU'.CY

Qu'aiiraii-il donc laiiii laire ?

PI.UVIXAGïî

Mon gosse me ivc'le quelquefois une lusloirt- (iiiDii lui apprend à l'école. Il y a ce inot-là :

I,a façon (11' (Inniiei- vaut mieux que ce qu'on (Idimic. 1„VM)KKCY

11 faudrait uieltre des gants ?

PLi:\ iNA(;i:

Aa conlraire. Vous en mettez tro(). Quand vous voulez être aimable pour nous, vous avez toujours l'air d'avoir peur de vous salir. Je ne ])arle [»as de vous eu particulier, mais de tous les bienfaiteurs. Vous ressnublez aux dames d'hier, chez vous... vous vous^ rappelez bien... les dames de charité... Elles nous offraient à boire au boni du bras, comme si on avait eu la gale. Quand vous nous donnez quelque chose, vous nous le donnez avec une paire de pincettes. On accepte, parce qu'on a besoin... ça soulage, c'est vrai... mais faut pas nous demander d' la reconnaissance pour <;a.

l.\M>IU:CY

Vous êtes des orgueilleux, et rien de plus.

l LUVINAGF

Possible.-

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