‹ Les bienfaiteurs; comédie en quatre actesChapitre 135 sur 135 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

VALi:.\TL\ SAI.VIAT, LANDRECY, PAULINE, GEORGETTE

VALKNTIX SALVIAT

Eh liien ? Y voyez-vous clair, à présont, tous les deux ?

LANORKCY

Uui... le secret de notre impuissance vient de m'être révélé. Il tient dans ces quelques mots, l'auline : jusqu'ici nous avions manqué de réelle bonlé.

PAULINE

J'ai fait la cliai'ité, cependant.

vali:nti\ sai.viat

Non, tu as fait l'aumône ; ce n'est pas la même chose. (Un temps. I Malgré tous vos efforts, vous, Landrecy, vous n'aviez, jusqu'à présent, rien éveillé au cœur du peuple, parce que le cœur ne comprend que le langage de l'amour, et, ce langage-là, vous ne l'aviez point parlé... mais au premier mouvement de vraie charité quevousavez eu. vous avez désarmé la liaiiu'.

. LAXDIiF.CY

Il laiit aimer ceux qu'on veut soulager!

PAULIXr.

Il faul les aimer et il faut les connaître; !

VALEXTIX SALVIAT

Le devoir, c'est donc d'enfermer l'aumcine dans une poignée de uiaiu. Il faul faire la charité avec discerne-

ment, Pauline ; sinon elle est malfaisante; il fautlafai avfT amour, Landrery; sinon, elle est inefficace! Vous répéterez cela à votre main, ma chère petite Geo gette...

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