ACTE DEUXIÈME
passerait avec le temps : ça n'a pas passé. Alors, me voyant incurable, j'ai décidé que Georgette serait ma femme... et, tu sais, quand j'ai mis quelque chose làdedans, le diable ne l'en ferait pas sortir.
PAULINE
Ne penses-tu pas qu'il serait plus convenable...
VALENTIN SALVIAT
Que tu lui en parles d'abord?... Non... j aime bien faire mes affaires moi-même. Je lui dirai : « Ma cousine, voulez-vous être ma femme ? » Elle me répondra oui ou non, et tout sera dit... Tout sera dit... si elle répond oui. Allons... tu vas demander' qu'on me l'envoie... Ne te dérange pas. (Il ca sonner. Au domestique qui paraît à droite.) C'est madame qui vous a appelé. PAULINE, au domestique .
Voulez-vous prier mademoiselle Georgette de venir ? (Le domestique sort par le fond.)
VALENTIX SALVIAT
Maintenant, tu vas t'en aller.
Ecoute, Valentin... je dois te prévenir... Certes, je désire que ce mariage se fasse, parce qu'il en sortirait beaucoup de bien... ce serait magnifique... Seulement, j'ai tout lieu de penser que tu cours à un échec.
VALENTIN SALVIAT
Nous allons le savoir... Allons, va-t'en. (Il la pousse vers la porte de droite. Tu es une bonne petite sœur; va-t'en. Si tu veux écouter aux portes, je te le permets.
(Elle sort.)