‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 129 sur 250 · Archéologie celtique et gauloise^ par Alexandre Bertrand · texte numérisé non relu

Archéologie celtique et gauloise^ par Alexandre Bertrand

2. Je dois dire qu'il a été trouvé à Mycènes et sur remplacement présumé de Troie, des poteries et des bijoux dans lesquels la spirale forme la base de l'ornementation. (Voir Mycènes et Ilios, par le D' Schliemann.)

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nous trouvons d'anciens bronzes qui ne sont ni helléniques ni étrusques, c'est aussi sur le sol même de l'Italie, à deux pas de TÉtrurie centrale et dans les plaines du Pô, où les Étrusques paraissent avoir longtemps dominé. Uinfluence assyro-phéniciennc ne se fait sentir que plus tard, au pied des Alpes, »

J'ai tenu à citer ces différents passages et principalement le dernier, parce qu'il en ressort deux démonstrations également întéresrantes pour notre étude.

La première est celle du chemin suivi par la spirale, la seconde est celle de la date de son introduction en Étrurie, qui aurait précédé celle de la colonisation asiatique, qu'on fait remonter au vu* siècle avant notre ère.

Le musée Kircher possède une belle collection de pièces en spirales, entre autres un bracelet de toute la longueur de l'avant-bras, fait d'un fil de bronze tourné, dont l'une des extrémités se termine en une spirale très relevée, plus petite, qui sans doute est destinée à préserver la saignée. J'ai retrouvé au British Muséum une grande quantité de ces bracelets. D'autres spirales, tournées sur un diamètre d'environ i6 centimètres en forme de cônes aplatis, paraissent avoir été destinées à garantir la poitrine sur laquelle on les portait suspendues.

Si ces pièces en bronze, à cause de leur forme et de leur emploi, ressemblent à des bijoux, elles ressemblent également à des armures. Il faut convenir qu'on pourrait les qualifier bijoux défensifs. La spirale seule, et la spirale répétée souvent dans le même objet, constituait, en somme, une sorte de cuirasse.

Son antériorité et l'usage auquel elle était destinée se trouvent être affirmés par la représentation d'un combat fait sur un vase étrusque des plus anciens, qui a été trouvé à Cœre. Elle forme la terminaison des cnémides d'un guerrier et se trouve placée de façon à préserver ses jarrets.

Le cercle à enroulements trouvé dans le tumulus gaulois de Magny-Lambert*, et qui, on le reconnaît, n'est pas d'origine gauloise, a, paraît-il, été porté aux jambes. Mais le même ornement se portait également au bras. Il en a été trouvé un à Sarrelouis tout semblable à celuici, et qui est bien considéré comme ayant été porté au bras. Il appartient à M. Haltmann de Mayence. La salle des bronzes au Louvre en con-

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serve un bien remarquablement beau et grand, dont le diamètre et la construction ne peuvent pas donner lieu à une autre supposition. On peut attribuer ce beau spécimen à Tune des dernières périodes de cette époque reculée, à cause du caractère et de la rectitude de Torncmenta-

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tion qui le décore. Il a été trouvé dans les fouilles du théâtre de Manderne, Haut-Rhin.

Un autre, presque exactement semblable, à la richesse de l'ornementation près, est conservé au Musée de Mayence. Il a été trouvé à Blodesheim, dans la Hesse rhénane.

Le Caucase central, d'où proviennent ces pièces, paraît donc avoir

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été le foyer d'origine de la spirale en bronze et de ses dérivés. Nous la

voyons suivant la vallée du Danube, pénétrer dans la chaîne- alpestre du Tyrol autrichien et dans les Alpes, se répandre de là dans la Cispa-

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dane, où des fouilles récemment faites ont mis au jour un grand nombre d'objets qui sont actuellement au Musée de Bologne; puis elle remonte vers les régions norvégiennes du continent, et nous retrouvons dans les antiquités suédoises une grande spirale en bronze trouvée h Hyersas*. Le Cabinet des Antiques à Paris en 'conserve une à peu

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