I. Antiquités suédoises, par Oscar Montétius
BROCHES ET FIBULES
produit industriel, qu'il est difficile d'y trouver un trait pouvant servir de base à une opinion soutenable. On en rencontre une grande quantité. Une autre pièce qui se rencontre beaucoup aussi paraît en être une sorte de dérivé. Celle-ci au moins n'offre le souvenir d'aucun animal, mais c'est une jolie invention décorative bien conçue et pleine d'originalité. Ces pièces sont des fibules.
La fibule en bronze doré, dont nous donnons la figure, était accouplée à une autre pareille. Dans la sépulture de laquelle elle pro-
FIBULR MEROVINOIKNNE.
vient, on l'a trouvée placée sur la poitrine d'une élégante Mérovingienne qui portait au cou un collier de cent dix perles bleues, vertes et dorées et sur la tête une épingle styliforme.
FIRULR Dl' MUfléE DR MUNICH.
On trouve une grande quantité de pièces ayant une forme et une façon analogues à celle-ci et ornées de sujets empruntés à la
nature, comme, par exemple, la fibule trouvée dans une sépulture de Nordendorf, qui est conservée au musée des Antiquités royales à Munich. Elle est en argent. La dorure en recouvre toutes les parties, à Texception des têtes d^animaux et des fonds des petites bordures en zigzag, qui sont restés en argent. Celle-ci, comme la nôtre, était certainement un bijou d'élégante, si l'on en juge par la recherche apportée à sa fabrication. On y trouve représentés des têtes d'animaux, des oiseaux entiers et même deux indications de la face humaine. Il m'a toujours semblé percevoir le germe du gothique, à travers ce genre de composition qu'on retrouve bien plus fréquemment sur les ceinturons germains que sur les francs.
On rencontre également, mais en moins grande quantité, des