‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 190 sur 250 · I. Catalogue du musée Napoléon · texte numérisé non relu

I. Catalogue du musée Napoléon

alors d'un nom particulier, acus discriminalis, dénomination qui se trouve également employée par Isaïe, ce qui nous indique que les Juives en avaient fait également usage. •

La tige des épingles à cheveux était souvent creuse et, dans ce cas, elle renfermait des parfums et quelquefois des poisons.

La spirale que nous avons vue précédemment jouer un si grand rôle parmi les autres bijoux, et qui, on se le rappelle, étant partie du

BANDEAU DE BALSBY.

Caucase central, a bifurqué vers le Nord pour aller s'établir en Suède, était destinée à fournir un jour les éléments d'une remarquable coiffure féminine, ainsi que nous le fait connaître le beau dessin de bandeau en or trouvé à Balsby, et que j'emprunte à l'intéressante publication faite par Oscar Montétius*. La spirale fait ici le motif même, comme dans les bijoux en bronze dont elle semble être un souvenir; dans d'autres pièces elle est utilisée seulement comme décor. On se 'rappelle la fibule suédoise tirée du même ouvrage que ce bandeau, sur la face de laquelle court une suite de spirales gravées. La même ornementation est appliquée au superbe diadème en bronze qui a été trouvé près de Krakow, dans le Mecklembourg, et qui est conservé au musée de Schwerin. Cette pièce rappelle trop la forme antique de la Stéphane des Grecs, pour qu'il soit besoin de le faire remarquer. Son caractère de grande simplicité en fait une chose remarquable.

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