‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 218 sur 250 · CEINTURE FILIGRANE · texte numérisé non relu

CEINTURE FILIGRANE

(Musée du Louvre, n® D. 755.)

Elle a une ceinture de perles et d'or qui retombe en pointe par devant, deux nœuds à ferrets sur le devant de la taille, à droite et à gauche; entre les deux, un autre nœud duquel s'échappe une longue chaîne pareille à la ceinture, terminée par un riche gland qu'elle tient dans la main. C'est la marquise de Rostaing. Elle a de plus un double rang de perles qui pend sur son corsage.

On connaissait les montres depuis le commencement du xvr siècle. Elles avaient paru d'abord sous le nom d'œufs de Nuremberg, parce que les premières furent fabriquées dans cette ville et renfermées dans des boîtes qui avaient la forme d'un œuf. On sut faire, sous Henri II, des montres relativement plates et accessibles pour leur prix à un grand nombre de personnes; de là l'idée de les introduire dans la parure. On donna à la boîte toutes les formes que comportaient les bijoux de sus-

CEINTURES, BRELOQUIERS, CHATELAINES. 455

pension désignés encore sous le nom de bagues. On les fit rondes, polygones, ovales, en coquilles, en croix, en étoiles, etc., etc. Les poches dans lesquelles les montres furent reléguées un peu plus tard, par les hommes s'entend, car les montres furent toujours en vue dans la toilette des dames, les poches venaient d*être inventées ou plutôt remises à la mode, puisque les tuniques en étaient munies au xi* siècle ^ Sous Henri III, les femmes se mettent des chaînes partout, dans la

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