I. Georgii Longi, De annulis signatoriis antiquorum (170g
ANNEAUX ET BAGUES. 43
guerrier, à Chou}'^ (Aisne). L'anneau est à neuf pans ou faces. Sur les deux faces centrales est gravé en creux le mot VI VAS; sur les trois faces de gauche un cerf, un hippocampe et un lièvre ; sur deux de celles de droite, une colombe portant un rameau et un agneau surmonté d'une étoile. La huitième face, plus étroite que les autres, a reçu une palmette et la neuvième, qui semble résulter d'un défaut de fabrication, a été réservée pour faire l'assemblage de l'anneau dont la soudure est très visible. Ces sujets, qui sont tous entourés d'un
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petit cadre de pointillé, sont gravés en creux assez grossièrement. Les touches molles et rondes du travail pourraient faire croire que la gravure a été faite à la bouterolle, c'est-à-dire par la même méthode que les cylindres assyriens et chaldéens. Ils représentent, paraît-il, les animaux symboliques familiers aux premiers chrétiens. On serait tenté de considérer cette forme d'anneau à huit pans comme un type adopté à cette époque. La même collection en renferme deux autres qui pro-' viennent de sépultures mérovingiennes. Sur l'une les caractères sont illisibles ; mais, sur l'autre, on voit parfaitement les caractères VS TIC VS FICIT, précédés d'une croix et du monogramme :J. D'après l'opinion de M. Edmond Le Blant de l'Institut, on y pourrait lire la phrase Rusticusficit, de sorte que cette pièce nous ferait connaître le nom d'un orfèvre du iv» siècle.
Les fidèles de l'Église naissante adoptèrent comme s)^mbole sacré le substantif grec lX0r:s (poisson), qui se compose de cinq lettres initiales d,es mots IvicoC; Xptcroç, 0eoO Tio;, 2(f>r/ip, qui signifient Jésus- Christ, Jils de Dieu, sauveur. Sur une bague citée par l'abbé Barraud, les deux poissons sont placés au-dessus d'un vase. Il ajoute que la plupart des bagues ayant reçu cet emblème sont antérieures au iv« siècle.
La bague de l'époque mérovingienne fournit trois types principaux suffisamment caractérisés.
Le premier est le type à trois grains et quelquefois à deux. Il rappelle quelque peu le faire romain. Une bague de ce modèle existe au Cabinet des Antiques (n** 2933). Elle est d'or massif, grossière et
très usée. Sur le chaton est gravée en creux une tête de barbare vue de profil, et le nom, précédé d'une croix, est écrit au rebours :
Collection F. Moreau.
Collection du baron Pichoo.