‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 71 sur 250 · MARIE- ANTOINETTE · texte numérisé non relu

MARIE- ANTOINETTE

ANNEAUX ET PENDANTS

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grands, qu'ils viennent toucher à l'épaule. Les grands pendants d'oreilles étaient alors très à la mode partout. J'ai rapporté le dessin d'un de ceux qui ornaient les oreilles des paysannes de Padoue. Il était, on le voit, ornée d'écussons de formes variées, servant de champ à de petites têtes de guerriers estampées, qui simulaient des camées. La mode était aux idées belliqueuses, et Mars et Bellone étaient en grand honneur jusqu'au fond des campagnes italiennes. Tous les contours de cette pièce sont accusés par des demigrains creux sans fond ; le dessin en est formé de palmes unies et de quelques fleurettes; le fond en est en filigrane de Gênes. Bien que d'une étendue considérable, cette boucle d'oreille, qui est fabriquée en or à dix-huit carats, ne pèse que sept grammes.

La boucle d'oreille en or fa- Ji^ çonné perd de son

intérêt à mesure que nous pénétrons dans le xix* siècle. Il se produit bien encore

quelques tentatives de résurrection, mais elles ont peu de durée. A une période pendant laquelle il est de mode de le^ porter très longues succède une autre qui veut qu'elles soient très courtes. On a essayé des boucles d'oreilles dites créoles qui rappellent les grands anneaux portés par tous les peuples primitifs, puis on a enlacé des anneaux de différentes manières : on y a mis des franges, tantôt en fils, tantôt en chaînes; on y a suspendu des camées de corail, de Tonyx; on a inventé nombre de charmants motifs. Les dames riches ont porté de gros saphirs, de grosses turquoises, de grosses perles ; on a entouré de diamants ces

BOUCLE d'OREIILB DES PAYSANNES DE PADOUE.

Collection de M. G. Morcbio.

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