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CHAPITRE VI

LA GYNÉCOMASTIE ACCIDENTELLE

J’ai dit, dans le précédent chapitre, qu'on pouvait voir la gynécomastie se développer accidentellement, à la suite d’une atrophie des testicules ou de leur mutilation, comme dans l’orchite ourlienne, par exemple. Lereboullet présenta en effet, en 1877, à la Société médicale des hôpitaux, un jeune soldat qui se trouvait dans ces conditions h

Cet homme, âgé de vingt-deux ans, d’une constitution très robuste, était très bien conformé et présentait tous les caractères physiques et physiologiques de la virilité, lorsqu’il fut atteint d’oreillons. La maladie sembla bénigne, et, au début de son évolution, on ne constata aucune réaction fébrile, aucune complication. Au bout de quatre jours, sans que le gonflement parotidien ait disparu, survint une orchite double. En deux jours, chacun des deux testicules atteignit le triple de son volume primitif. Les douleurs cependant restaient modérées, l’épididyme était intact.

La maladie évolua assez rapidement. Au moment où il fut admis à 1 hôpital du Val-de-Grâce, le malade présentait

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