Thèse de Chenet
J’ai cependant trouvé un cas de grandes mamelles pendantes rapporté par Petrequin1 : « J’en ai vu un cas remarquable à Pavie, dit-il, chez un homme de quarante-cinq ans, gros de taille, fort d’embonpoint, et qui n’avait pu se marier à cause de cette difformité des mamelles, qui, semblables à une longue courge bouteille, pendaient comme celles des Hottentotes ; l’une d’elles avait 405 à 487 millimètres d’étendue. »
Iï
Sans vouloir faire ici une étude esthétique des mamelles chez le gynécomaste, je dois cependant décrire leur forme et leur aspect.
Sous ce rapport, elles diffèrent un peu de celles de la femme, et je crois que Villeneuve fait erreur quand il les dit « moins bien circonscrites et moins bien dessinées ».
Généralement la mamelle est à peu près régulièrement ovoïde : elle présente un sillon à son point de réunion avec les parties voisines, et ne se continue pas en s’étalant sur une large base. «On dirait une orange coupée par le milieu et appliquée contre le thorax2. »
Le mamelon est ordinairement saillant comme chez la
jeune fille vierge et pubère; il est entouré d’une aréole plus
ou moins brune, suivant les sujets. On trouve assez souvent
des tubercules de Montgomery sur cette aréole. La peau
qui recouvre la glande mammaire chez le gynécomaste n’a
généralement pas cette blancheur nacrée, cette finesse, que
l’on rencontre chez la femme, et surtout « cette douceur au
toucher, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs3 ».
Au lieu de ce duvet fin, soyeux et presque imperceptible,