L’HERMAPHRODISME VRAI
L’hermaphrodisme vrai ou hermaphrodisme bisexuel imparfait est l'hermaphrodisme du segment profond de l'appareil génital : c'est la forme qui se rapproche le plus de The rm aph r o d i s m e par fai t .
Suivant le nombre et la disposition des glandes génitales, G. Herrmann le distingue en :
1° Hermaphrodisme vrai bilatéral , où il y a un testicule et un ovaire de chaque côté ;
2° Hermaphrodisme vrai unilatéral , où il y a un testicule et un ovaire d’un seul côté, le côté opposé ne présentant qu’une glande génitale, ou en étant complètement dépourvu ;
3° Hermaphrodisme vrai latéral ou externe , où il y a un testicule d’un côté et un ovaire de l’autre.
Il existe chez l’homme des cas manifestes d’hermaphro-
disme vrai ; et personne ne songe maintenant à révoquer la chose en doute.
D’ailleurs, ce phénomène avait déjà été observé sur les animaux. Stelladi, Mayer, Gurlt, l’ont observé sur des chiens et des boucs; Hunter, sur une ânesse et sur une vache; Karlan, chez un singe; de Mascagni, sur une vache; Delle Chiaie, Schnopf, Et. Geoffroy-Saint-Hilaire, Martin Saint- Ange, I. Geoffroy-Saint-Hilaire et Meckel, sur la chèvre ; de Valmont de Bomare et Brilloet, chez le daim ; Hettlinger, Scopoli, Duméril, Rudolphi, lvlug, chez différentes variétés d’insectes; Nicholls, chez le homard; Pallas, chez l’esturgeon; Schwalbe et Morand, chez la carpe; Starke et Réaumur, chez le brochet; lïeide et Bechtein, chez la poule; Faber, chez le rat; Thomas Borckhausen, Mascagni et Scriba, chez le bélier; Schlumpf, chez le veau, etc...
Je vais citer brièvement quelques faits irréfutables observés chez l'homme.
Les cas d’hermaphrodisme vrai bilatéral sont les plus rares.
Cœlius Rhodigin raconte qu’à Ferrare, en Lombardie, naquit un corps monstrueux qui, outre qu'il avait deux testicules, « se trouvait fourni des natures tant d’homme que de femme, situées costé à costé l’une de l’autre 1 ».
Vrolik 2 a décrit les organes d’un hypospade mort à cinquante-huit ans. Il avait, à gauche et à droite, un ovaire et un testicule.
H. Millier 3 a également étudié un cryptorchide avec pénis,