‹ Les blasphèmesChapitre 13 sur 64 · LES IVRESSES · texte numérisé non relu

LES IVRESSES

S'intoxiquer?... Sans doute. Oui, c'est la seule joie. On oublie. On voit rose. A moi, noir bataillon Des bouteilles, au cbef casqué de vermillon!

Roulez dans vos flots d'or ma douleur qui se noie.

A moi, l'absinthe, où dans un ciel vert je tournoie Avec des ailes, plus léger qu'un papillon; Le haschisch qui parmi des bruits de carillon Papillote mon cœur comme un papier de soie;

L'opium ténébreux qui sous ses baisers lourds Me berce dans des lits de brumes en velours; Venez à moi, vous tous qui consolez de vivre!

Ohl demeurer ainsi toujours ! Je bois, je bois. Encor! Oui, mais demain, je ne serai plus ivre; Demain, mal aux cheveux, et la gueule de bois!

Page 1