‹ Les blasphèmesChapitre 25 sur 64 · BANCO · texte numérisé non relu

BANCO

Et si Pascal avait raison? Si le problème Se résumait dans un pari toujours ouvert?

Allons, asseyons-nous, pour voir, au tapis vert. Diable ! Je sens mes doigts tremblants et mon front blême.

C'est qu'il ne s'agit pas de rire I Le dilemme

Est grave. Car le gain dont l'espoir m'est offert,

C'est l'éternité; mais je joue à découvert

Mon ici-bas. Ce n'est qu'un sou. SoitI Mais je l'aime.

Un tas de milliards, monstre, au chiffre inconnu, Voilà ce qu'on promet. Mais nul n'est revenu Me dire si l'on gagne et si le banquier paye.

A-t-on vu quelque part un gagnant? Pas d'écho. Tout le monde s'en va dégarni de monnaie.

N'fmporte! Asseyons-nous au tapis vert... Banco!

i BLASPHliUES

ANQUEROUTE

r qui prend noire pécune le est un pipeur de dés.

isifs, sur la table accoudés, san^ cesse une lacune,

e marche et n'en trouvons aucune agis et nos crânes ridés, aux vieux bas. que vous videz, rdant tout sans rancune.

ns, par une erreur du sort,

et qui pour nous jamais ne sort,

oint qui fait sauter la banque I

ions, ce serait pis. Béant,

lit sans fonds. Car tout y manque.

lâme est l'ombre du néant.

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