‹ Les BoersChapitre 2 sur 11 · LE CALME AVANT L OUAGE · texte numérisé non relu

LE CALME AVANT L OUAGE

Le soleil est tombé derrière la colline...

Sa pipe aux dents, le fermier Boer songe ; il s’incline Sous le poids du labeur et des ans révolus.

Mais tandis qu’il rêvait de ceux qui ne sont plus, Voyant venir l’espoir des aurores prochaines,

Le chariot ployé sous la riche moisson,

Ses enfants qui lui font au cou de douces chaînes,

11 pense : Le Seigneur a béni ma maison!

n. — ro7{.

— Tu ne connais pas ta fortune,

O fermier Boer! et tu t’endors Paisiblement, au clair de lune,

Sur un lit fait de mines d’or...

Quoi ! tu ne rêves pas d’extraire Pour t’enrichir ce métal roux?...

— Non. Je ne demande à la terre Que les biens qu’elle a faits pour nous

Ma famille, mes blés, ma chasse Suffisent à me rendre heureux,

Et comme moi ceux de ma race...

— Allez donc plus loin, songe-creux,

Et chez vous cédez-nous la place...

— Vous nous prîtes au Sud le Cap et le Natal ;

Au Nord votre pays touche à notre frontière ;

Que vous faut-il, la terre entière?

Anglais, nous gardons le Transvaal !

— Soit, je prendrai ces champs que tu ne veux pas vendre. Et sans trembler le Boer répondit : Viens les prendre !

]]]. — LES VITRATES.

Hourrah ! nous sommes l’Angleterre !

Hip! hip ! il nous faut cette terre Où l’or brille au ras des sillons...

Hourrah! qu’importe la Justice?

Le Boer est libre, qu’il périsse !

Hip! ce sol est à nous. Pillons!

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