SCÈNE VII
MONTORGUEIL , DESROSIERS , puis
DIGONARD.
DESROSIERS. Eh bien ! où court donc
LES R011ï^:MIENS de PAULS. 2.'î
monsieur Digonard ? je viens de le rencontrer... il a failli me jeter à la renverse !
MONTORGUEIL, à poft. Allons, de l'assurance... (Haut.) Il revient dans la minute... c'est une petite affaire qui I'occuih'... n je pense...
Di:sROSiERS. Ah ça ! vous avez commandé le dîner?
MONTORGUEIL. Le diuer... oui, oui... il doit être prêt. (.1 i>'irt .) Et Digonard qui m'abandonne...
DESROSIERS. \ ous vojcz, je n'ai pas perdu de temps : voici les papiers, le contrat...
MONTORGUEUIL. C'est affaire à vous...
Di-suosiERS. Dès demain nous pouvons tout terminer...
MONTORGUEIL. Dès demain...
DESROSIERS. Ah ça , et notre jeune homme?...
MONTORGUEIL. Didier?... Eh ! tenez, justement j'aperçois Digonard, qui va nous donner de ses nouvelles... [A Digonard, qui entre tout effaré.) Eh bien ?
DIGONARD, bas. Tout est perdu !
DESROSIERS. Hciu ! que dit-il ?
MONTORGUEIL , avec assurance. Tout est arrangé...
DIGONARD , bas. Mais non , mais non , il ne veut plus entendre parler de ce mariage.
MONTORGUEIL, même jeu. Ce mariage est le plus cher de ses vœux !
DIGONARD , bas. Il va quitter Paris , s'éloigner pour toujours !
.^lONTORGUEiL, même jeu. Dans un instant il sera près de nous.
DESROSIERS. Allons, c'est fort bien... et je n'ai qu'à m'applaudir !
DIGONARD, bas. Mals tu ne comprends donc pas?... deux obstacles insurmontaîbles... cette femme... et ce frère...
MONTORGUEIL, bas. Deux obstacles, distu?... n'importe!... j'éloignerai l'un et je briserai l'autre... {Du ton le plus léger.) A table , messieurs!...
DESROSIERS et DIGONARD. A table !
Son frère !
partons !
Ils sortent.
son frère de
Sffonîr (îûblcau.
Ua estaoïinet.