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PREMIER MISSIONNAIRE EN 1857 ET PREMIER CURE EN

Evêché des Trois-Rivières,

25 septembre 1857 Monsieur :—

Nous vous confions, jusqu'à révocation de notre part ou de nos successeurs, le soin des missions de St-Médard de Warwick et de St-Paul de Chester.

Vous exercerez les pouvoirs ordinaires des curés et ceux que nous vous accordons comme miesionnaire dans

M. L'ABBE TELESPHORE LACOURSIERE Premier curé de St-Médard de Warwick.

une lettre particulière, et vous en percevrez les dîmes et oblations en usage dans ce diocèse.

Vous vous rendrez à votre nouvelle destination pour le dimanche quatrième jour d'octobre prochain. Nous vous y souhaitons succès, santé et bonheur.

Donné aux Trois-Rivières les jour et an que dessus.

t Thomas, Ev. T.-R."

Désormais, les fidèles de Warwick auront le bonheur d'avoir au milieu d'eux le ministre de Dieu. La présence du prêtre dans une localité naissante, nous l'avons dit et nous le répétons, a toujours été et sera toujours le point de départ du vrai progrès tant spirituel que temporel. M. T. Lacoursière, quoique d'une faible santé, ne regardera ni les peines, ni les fatigues, ni les travaux quand il s'agira du bien des âmes et même des intérêts matériels de sa mission.

Les colons de Warwdck sauront apprécier les avantages qu'il y a pour eux d'avoir à leur tête un ami, un père. Ils n'auront plus à se transporter à l'étranger, à faire des voyages assez longs et quelquefois bien pénibles, pour les divers besoins religieux. Les dimanches, ils pourront, comme aux jours où ils étaient dans leur paroisse natale, assister aux offices divins, entendre la parole de Dieu, se réunir près de leur modeste chapelle, se voir, se parler, s'encourager, se consoler.

Le 12 septembre 1859 fut un jour mémorable dans les annales de la mission de St-Médard. Pour la première fois, l'évêque du diocèse. Monseigneur Thomas Cooke, venait visiter les braves et courageux colons de Warwick, pour les bénir, les encourager et administrer le sacrement de Confirmation.

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Dans le procès-verbal de cette visite, Monseigneur Cooke parle d'un livret menaçant ruine, lequel contenait les actes ayant rapport aux affaires de la fabrique et aux origines de la paroisse. Il recommande de le copier dans un cahier nouveau afin de les conserver. Malheureusement rien n'a été fait. Voilà pourquoi il nous reste si peu pour faire l'histoire des premières années de St-Médard de Warwick. L'Evêque recommande aussi d'enclore ou de relever le cimetière abandonné, situé sur la terre de M. James Campbell (6ème lot du ler rang).

Du commencement de la mission à octobre 1862, vu le peu de revenus de la fabrique et le grand nombre de besoins, les habitants de Warwick voulurent bien fournir gratuitement le bois pour chauffer la chapelle et la sacristie.

Le 5 octobre, il fut décidé que cette dépense serait désormais aux frais de la fabrique.

Le 26 octobre 1862, les francs-tenanciers de St- Médard de Warwick s'assemblèrent sous la présidence de Monsieur le Curé, dans la sacristie, et signèrent, au nombre de 131, une requête à Monseigneur Cooke, évêque des Trois-Rivières, demandant de bâtir une nouvelle église et sacristie en pierre, la chapelle actuelle étant trop petite pour contenir toute la population, qui s'accroissait de jour en jour.

Le 20 novembre, AL L.-F. Laflèche, Vicaire Général, se transporta à St-Médard, pour vérifier la dite requête.

Le 24 novembre, Monseigneur Cooke émettait un décret permettant la construction d'une nouvelle église et sacristie en pierre, en ordonnant ce qui suit :

I '^ . Que ladite église serait construite vers le centre

SAIXT-:\IEDARD DE WARWICK 419

du laèine lot du ler rang de Warwick, à soixante pieds environ du cliemin royal.

2 ^ . Que la dite église devra avoir environ 120 pieds de longueur, 54 pieds de largeur et 30 pieds de hauteur, avec chapelles latérales saillantes.

3 '^ . Que la dite sacristie devra avoir environ 35 pieds de longueur, 30 pieds de largeur et 16 pieds de hauteur.

L'élection des Syndics en rapport avec ces futurs travaux eut lieu le 6 septembre 1863. Les sept Syndics élus furent : j\I. ^I. -Pierre Kirouack, Kdouard Alarcotte, Patrick Tearney, Frédéric Pothier, Pierre Fluet, TélesphoreLemay, tous cultivateurs, et Ls-Treiïlé Dorais, marchand.

Par une suite de circonstances imprévues et malheureuses, on ne put mettre ce projet à exécution qu'en

Le 12 juillet 1863, Monseigneur T. Cooke venait pour la seconde fois visiter les paroissiens de St-Médard de Warwick.

Il recommande fortement qu'on hâte l'exécution des mesures prises pour la nouvelle église.

ACCIDENT DU lo AOUT 1864

L'année 1864 apporta aux paroissiens de St-Médard une bien terrible et lamentable épreuve. L^n cyclone épouvantable, balayant tout sur son passage, renversa la chapelle, le presbytère et trente-quatre maisons.

Plusieurs personnes faillirent y perdre la vie. M. le curé fut transporté par le vent près de la clôture du cimetière, où on le trouva à demi-mort.

M. T. Lacoursière, dont la santé laissait déjà bien à désirer, faiblit sous le poids du chagrin. Il ne put se décider à relever la chapelle de ses ruines. Il demanda donc à son évêque un repos qui lui fut accordé. Il abandonna St-Médard avec peine, et les paroissiens le virent partir avec beaucoup de regrets. M. T. lyacoursière se retira à Ste-Geneviève-de-Batiscan, ori il décéda le 22 février 1867.

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