Epilogue
CoiTections à faire 485
Les photographies 487
Table des Matières 489
L'historique de la
Croix lumineuse du
Mont Saint-Michel
Le projet d'ériger un monument pour commémorer le premier centenaire de la fondation des Bois-Francs, et glorifier la mémoire de nos premiers missionnaires et de nos premiers défricheurs, est maintenant un fait accompli.
La magnifique Croix Lumineuse qui nous apparaît, à tous les oirs, en est une preuve indéniable.
L'idée d'élever un monument commémoratif sur le A[ont Saint- Michel a (té émise, pour la première fois, dans les colonnes de "l'Union (les Cantons de l'Est" le 7 mai 1925. Elle a eu pour père: le patriotisme, et pour mère: la reconnaissance, deux des plus nobles sentiments du coeur humain.
La suggestion de cette idée fut chaleureusement accueillie et saluée avec joie par la très grande majorité de la population des Bois-Francs; cependant, il y eut quelques dissidents^ quelques incrédules. Ceux-ci, peu sympathiques à un projet dont l'origine leur était étrangère, le proclamèrent non via})îe et crurent pendant un certain temps que, de son berceau à son tombeau, il n'y aurait qu'un pas.
Pin pareille occurence, le travail a opérer était passal)lement difficile, il fallait surmonter des obstacles assez formidables. La perspective n'était donc pas très enthousiaste. Le firmament était chargé * de "^grdë'ïi liage .sV Le fonnerre grondait et ,1^ fpudre menaçait d'éclater
Que faire? Laisseç passer l'orage!
D'un autre côté, il fallait que le projet d'élever un monument à la gloire du Fondateur des Bois-Francs fut exécuté le premier. Le monun:îent Héon avait préséance sur les autres. Tout le monde le comprenait et le voulait. Enfin, le monument Héon fut érigé en 1926 et Tinaugurativ)n eut lieu le 5 juin 1927. Cette cérémonie fut célébrée d'une manière très solennelle et très imposante. Ce fut un parfait succès.
C'est alors que les Promoteurs du Monument du Mont Saint- Michel, qui avaient été aussi les Promoteurs du monument Héon, se mirent à l'oeuvre. Mais, hélas! ils devaient rencontrer sur leur chemin de nouvelles difficultés.
L'attitude inattendue prise par quelques citoyens fit surgir certaines complications. Les Promoteurs du Monument des Bois-Francs en furent un peu étonnés et contnjriés; mais ils ne se laissèrent pas abattre ni décourager par ce contre-temps. Ils avaient foi et confiance dans l'avenir: le vieil adage "le travail constant triomphe de tout"» leur donnait l'assurance du succès. îls redoublèrent de zèle, de dé-^ vouehient et d'activité, se rappelant l)ion rpTil n'y a })ns âc gloire à vaincre sans coup férir.
Leurs esj)érances ne furent ptîs vaincs, l^es témc/ignagcsde félicitation et d'approbation affluèrent de toutes |)arts. Les souscriptions ne tardèrent i)as à arriver. I>e ('onseil du Comté d'Art habaska souscrivit mille piastres; la ville d'Arthabaska souscrivit cinq cents piastres; la paroisse de Saint-Christopljo d'Arthabaska. eent piastres. A la J demande de l'Ho]!. J.-K. Perrault, Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, le (^omité des Monuments Histori(jues de la Province de Québec voulut b'cn souscrire mille piastres; le Comité du Monument dos Soldats de \ ictoriaville, par l'eut remise de M. J.-E. Alain, deux cent cpiinze piastres. Les souscriptions personnelles, bien que relativement peu nombreuses, furent très généreuses; elles atteignirent le chiffre de huit cent pi;islv<'^ !{(Mnerfi<M»HMits A finis ces bienfaiteurs zélés et dévoués.
Vu cet heureux état de choses, les membres du conseil e.\;éculit
rurent quele temps était venu de mettre hache en bois. X'ette fois,
L montagne en travail n'avait pas enfanté une souris, mais un géant. )nfin, la reconnaissance triompliait, l'ingratitude était vaincue.
L(\s travaux de l'installation de la Croix des Bois-Francs comlencèrent le 29 septembre 1928, jour de la fcte de notre glorieux projeteur, l'Archange Saint-Michel, et elle fut illuminée pour la première ns le 2 novembre, jour de la Commémoration des Trépassés.
Une amie du monument du "Souvenir" a dédié au nouvel astre pparu dans le firnuiment des Bois-Francs, la poésie suivante: