‹ Les Bois-Francs (volume 4)Chapitre 84 sur 145 · A ARTHABASKA · texte numérisé non relu

A ARTHABASKA

j ^ E très honorable Sir Wilf rid Laurier,avocat, ancien

J — X premier ministre du Canada, conseiller privé de

3a Majesté le Roi d'Angleterre, chevalier grand Croix de

l'Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, grand offi-

tier de la région d'honneur.

Né à Saint-Lin, province de Québec, le 20 novembre

Décédé à Ottawa, province d'Ontario, le 17 février

En 1866, Wilf rid Laurier arrivait à rAvenir,comté de Drummond, o^ù. il passa un an ; en 1867, il vint se fixer à Arthabaska.

Sir Wilfrid Laurier se plaisait à proclamer son titre de citoyen d'Arthabaska.

Elu chef de l'opposition en 1887, il dût aller résider à Ottawa. Néanmoins, il ne voulut pas se départir de sa

propriété. Il aimait, aux beaux jours de Tété, venir se Reposer dans sa villa, au pied du Mont Christo.

Il lui faisait plaisir de revoir ses amis et contempler à loisir tout ce qu'il y a de pittoresque dans ce panorama Arthabaskavien qui fait Tadmiration de tous les visiteurs.

Sir Wilfrid fut une des gloires d'Arthabaska et contribua pour sa large part à illustrer ce coin de terre si bien nommé " Les Bois-Francs ".

Si les Bois-Francs ont un firmament, il en fut Tastre îe plus brillant.

Lors des noces d'or, en 1901, de Térection canonique de la paroisse, M. Tabbé Côté, dans son discours, au banquet offert à Mgr Suzor, dont on célébrait aussi le cinquantenaire de son arrivée comme curé de St-Christophe, parlant de Sir Wilfrid Laurier, apprécia dans les termes suivants sa conduite comme paroissien :

'' Depuis mon arrivée dans cette paroisse, j'ai eu occasion de prendre communication des archives de l'église de St-Christophe et j'y ai vu de nombreux témoignages de mérite de ce concitoyen distingué, de sa générosité et de son dévouement pour le curé et les œuvres paroissiales. Toujours il a été le soutien, et l'appui du curé de St-Christophe, son défenseur ".

Maintenant quelles furent les relations sociales de Sir Wilfrid Laurier avec ses concitoyens pendant son séjour à Arthabaska ?

\ Au dire de ses contemporains, elles furent toujours piarquées de la délicatesse la plus exquise et de la courtoisie la plus française.

Il avait su conquérir Testime de toute cette pléiade d'hommes distingués qui vivaient alors à Arthabaska.

Ils n'avaient qu'une voix pour acclamer l'urbanité de leur nouveau concitoyen, destiné à devenir le premier ministre du Canada. Voulez-vous connaître plus intimement la vie de Sir Wilf rid à Arthabaska ?

M. Arthur Cannon, député de Québec Centre au parlement provincial, nous en a fait un récit caractéristique dans sa conférence donnée au Club de Réforme de Montréal, le 26 avril 1919, intitulée :

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