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GÉNÉALOGIE DE L'HONORABLE JOSEPH- EDOUARD PERRAULT

Ancêtre paternel : Nicolas Perrault. Ancêtre

MATERNEL : Pi ERRE BRAULT-dit-LAFLEUR

Le premier ancêtre paternel de l'Honorable Josepli- Edouard Perrault était Nicolas Perrault. Il émigra de France au Canada vers l'année 1670. Dans le répertoire de Guil. LaRue, notaire, à la date du 11 novembre 167 1, on trouve mention de son contrat de mariage avec Marie Madeleine Raclot. Cet acte du notaire LaRue, de même qu'un grand nombre d'autres actes du même notaire, ont été détruits et il n'en reste pas d'autres traces que celles que je viens d'indiquer.

Quelques jours plus tard, le 2 décembre 1671, une des sœurs de Marie-Madeleine Raclot, Anne Françoise Raclot,épousait,à Champlain, Michel David, et son contrat de mariage devant le même Guillaume LaRue, notaire, est encore conservé au greffe des Trois-Rivières. On trouve dans cet acte les détails suivants : Les Demoiselles Raclot étaient trois sœurs, filles toutes trois de ''Sieur de Bon Raclot et de Marie Viennot".

Sieur de Bon Raclot et Marie Viennot semble être restés en France et n'être pas venus au Canada,car ils ne sont présents au mariage ni l'un ni l'autre. L'acte est passé dans la demeure de René Beaudoin, qui était marié à la 3ème fille de Sieur de Bon Raclot et il est fait mention que Anne-Françoise Raclot, la future épouse avait demeuré jusque là chez René Beaudoin, son beaufrère.

Le beau-frère de Nicolas Perrault, René Beaudoin, époux de Marie Raclot, maria deux garçons aux filles de François Poisson, seigneur de Gentilly, et époux de Marguerite Beaudry-dit-Lamarche, savoir : René Beaudoin, fils, marié à Champlain, le 28 avril 17 10 à Jacqueline Poisson, et Micliel-Ignace Beaudoin, marié à Champlain, le 12 avril 1713, à Jeanne Poisson.

Etaient présents au mariage :

Nicolas Perrault et son épouse, Marie-Madeleine Raclot, le notaire mentionnant dans l'acte que cette Madeleine Raclot est sœur de Anne-Françoise Raclot, la future épouse.

Uacte religieux du mariage de Nicolas Perrault avec Madeleine Raclot est également détruit, de même que la \ plupart des actes de cette région pour les années 1670 à

Dix ans après, au recensement de 168 1, les recenseurs nous font rapport que Nicolas Perrault est établi sur une ferme non loin de Bécancour, dans la seigneurie du Sieur cle Lintot. Ils nous donnent les personnes suivantes composant sa famille : Nicolas Perrault, âgé de 37 ans, Madeleine Raclot, sa femme, âgée de 25 ans,et 6 enfants : François, âgé de 9 ans, (i) Nicolas, 7 ans, Clémence, 5 ans, Michel, 4 ans (ancêtre de l'Honorable J. E. Perrault), Marie, 2 ans et Marie- Anne, i an. Comme inventaire de ses biens, les recenseurs mentionnent qu'il a 18 arpents 'de sa ferme en valeur, 5 bêtes à cornes et deux fusils.

Dans ce même recensement on remarque que, Michel

(1) Ce François Perrault semble être resté célibataire. Il fut marchand aux Trois-Rivières où il fut inhumé le 8 août 1745.

David, son beau-frère, demeurait non loin de là, 5 ou 6

arpents plus loin, avec sa famille. Quant à René Bcau-

doin, son autre beau-frère, il est établi à Cliamplain avec

sa famille, au même endroit où il était lors du mariage relaté plus haut.

Nicolas Perrault était entreprenant, ses affaires se développaient rapidement. Au greffe de A. Adliémar, à ^a date du 15 mars 1688, on trouve un acte par lequel il achète de Jean Lechasseur la terre et seigneurie de la Rivière-du-Loup. Le 18 août 1691, il était au pays des Antawas (greffe de la Mangue). On trouve en outre mentionné dans divers actes de cette époque qu'il était capitaine de la côte de Bécancour. Outre les six enfants déjà mentionnés lors du recensement, en 1681, Nicolas Perrault eut trois autres fils : Claude, Jean-Baptiste et Jean. Nicolas Perrault mourut à Bécancour, 011 il fut enterré le 14 août 171 7, âgé de 74 ans.

Quatre des fils de Nicolas Perrault fondèrent famille : Michel, Claude, Jean et Nicolas. Il semble que Nicolas seul resta fixé dans la région de Bécancour. Celui-ci prit le surnom de Turbal ; il épousa, en 17 14, Marguerite Bourbeau. Il était capitaine de milice. Une des filles de Nicolas Perrault-dit-Turbal, Françoise, épousa à Bécancour, le 7 janvier 1733, Joseph Deshayes-dit-Tourigny, second ancêtre au Canada de M. Paul Tourigny, de Victoriaville.

Jean et Claude Perrault se marièrent à Repentigny et leurs descendants se sont multipliés dans la région entre Repentigny et LaValtrie.

Quant à Michel Perrault (i), ancêtre de l'Honorable J.-E. Perrault, après avoir passé quelques années à Bécancour, avec sa femme Marie-Jeanne^Beaudry, il semble s'être établi dans la région de St-Sulpice et LaValtrie, car en 1736 on trouve l'un de ses fils, Joseph, établi à St- Sulpice, où il épouse en premières noces Geneviève Chaussé. Les ancêtres de l'Honorable J. E. Perrault laissèrent St-Sulpice vers 18 10, pour s'établir à l'Assomption. Devenu veuf de Geneviève Chaussé, Joseph Perrault épousa en 1751, à la Pointe-aux-Trembles, près de Québec, Marie-Josephte Tartre, fille de René Tartre, un des ancêtres de l'Honorable Joseph Israël Tarte, qui fut ministre des Travaux Publics dans le gouvernement Laurier, à Ottawa. L'Honorable J. Israël Tarte ayant épousé Demoiselle Georgiana Sylvestre, demi-sœur de Demoiselle Louisa Brault, épouse de M. Stanislas Perrault, était l'oncle de l'Honorable J. E. Perrault.

Le premier ancêtre maternel de l'Honorable J. E. Perrault est Pierre Brault-dit-Lafleur. Il était originaire de St-Vienville de Pont, Evêché de Xaintes, France. C'est là qu'il était né en 1669, du mariage de Mathurin Brault et de Catherine Gibault. Il vint s'établir au Canada vers 1695. Il était soldat dans la compagnie de M. Desjordis, Comme tous les soldats, à cette époque, il avait dû subir ce qu'on appelait le baptême du régiment et il portait le surnom de Lafleur : Pierre Brault-dit-Lafleur. Il semble être le seul à avoir porté ce surnom.

Pierre Brault s'établit à Montréal, où il épousa le 18

./ (1) Michel Perrault fut le premier à prendre le surnom de Cha-

teauguay.

novembre 1697, Madeleine Le Siège, b. à Montréal en 1675, fille de Pierre Le Siège et de Marguerite Laplace.. Quelques années après son mariage, Pierre Brault laissa Montréal pour aller s'établir à Repentigny. De là ses descendants passèrent à St-Sulpice et à LaValtrie, pour finalement s'établir à l'Assomption. La famille Perrault était alliée à la famille Ménard-dit-Lafontaine. En effet Sulpice Perrault épousa, le 13 janvier 1807, Angélique Guilbault, fille de François et de Marie Larivière. Celleci était la fille de Joseph Larivière et de Marie Migneron. Joseph Larivière était le fils dejosephetde Marie Loiseau, fils de Jacques et de Catherine Ménard, fille de Jacques Ménard-dit-Lafontaine et de Catherine Fortier.

Ce Jacques Ménard-dit-Lafontaine était le premier ancêtre, au Canada, de Sir Louis-Hippolyte Lafontaine, le célèbre homme d'Etat canadien.

Sir Louis-Hippolyte, pendant sa jeunesse, portait le nom de Ménard-dit-Lafontaine. A l'Université, il adopta définitivement son surnom de Lafontaine, nom qu'il illustra dans la suite.

Parmi ses ancêtres maternels l'Honorable J. E. Perrault compte un personnage bien célèbre : Biaisa Juillet, fils de Jean et de Gabrielle Barbaréni. En effet, ce Biaise Juillet fut un des héros, compagnon de Dollard Des Ormeaux, dans son expédition du Long-Sault.

Louisa Brault, épouse de Stanislas Perrault,

fille de

Bénoni Brault et de Emélie Chaput,

fils de

J. -Baptiste Brault et de Marguerite Loyer,

fille de

Gabriel Loyer et de Angélique Beaudoin,

fille de Guillaume Beaudoin et de Marie-Anne Beaudreau,

fille de Urbain Beaudreau et de Marguerite Juillet,

fille de Biaise Juillet et de Antoinette Liercourt,

fils de Jean Juillet et de Gabrielle Barbarini.

Au mois d'avril 1660, Dollard Des Ormeaux conçoit le projet d'aller porter la guerre à l'ennemi au dessus de Montréal, ce qu'on n'avait point encore tenté. Il en reçoit la permission du gouverneur de l'île et il embauche un certain nombre de jeunes gens, 19, avec lui-même, vingt en tout. Biaise Juillet était du nombre. L'entreprise est hasardeuse et ceux qui y prennent part font serment de ne pas demander quartier, se confessent, communient et décident tous de faire leur testament.

Biaise Juillet avait alors 32 ans ; il avait quatre enfants : Marguerite, 8 ans, Marie, 6 ans, Charles, 4 ans, Louis, 2 ans.

Le 19 avril, nos braves se mettent en route. L'expédition est à peine rendue à une île (probablement l'île St-Paul) qu'elle vient en contact avec une bande iroquoise. Après un court engagement, l'ennemi s'enfuit ; mais l'un des vingt braves, Duval, est tué, et deux autres sont noyés : Soulard et Biaise Juillet.

Ils étaient les trois premiers à consommer leur sacrifice et à mettre à exécution le pacte qu'ils avaient fait de mourir, s'il le fallait, pour sauvegarder la colonie. Leurs

compaguous continuèrent leur voyage sans être découragés et, le 31 mai, au Long-Sault, ils tombaient à leur tour, chrétiennement et glorieusement.

Les descendants des héros du Long-Sault sont très peu nombreux ; Biaise Juillet est à peu près le seul qui ait laissé des enfants.

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