‹ Les Bois-FrancsChapitre 61 sur 117 · PREMIÈRE ÉGLISE DE STE-HÈLÈNE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉGLISE DE STE-HÈLÈNE

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Le premier avril 1861, Mgr Cooke emit un décret permettant la construction d'une église et sacristie en bois, sur le dixième lot du troisième rang de Chester.

L'église devait avoir 80 pieds de longueur, 40 pieds d^' largeur ' et 20 pieds de hauteur. .Vu l'état peu avance.dçs^ établissements de la dite paroisse, dit Monseigneur Coôte, on prendra sur les 80 pieds environ trente pieds pour servir temporairement de sacristie et presbytère. Lés syndics élus en février 1862 pour la construction de cette église furent : MM. Julien Poirier, Jacques Four- Hiér, Eloi Sévigny-dit-Lafleur, François Alain, Gonzague Savoie, Henri Boucher, et Louis Derouin. M. Julien Poirier ayant quitté la paroisse fut remplacé par M. Louis Rby. inr.fioV èdd^'I .M int 3'iïiioiv o'J .arnor ssninp

-fîA'Leoij mars précédent, Monsieur l'abbé P.-H. Suzor, curé de St-Christophe, en compagnie de M. l'abbé P. Roy,' curé de St-Norbert, s'était rendu à Ste-Hélène, pour fixer l'endroit de la future église. Comme la terre était profQiiidément.gelé€,;et qu'il y avait beaucoup de roches, M. Çuzor, planta, la croix dans une grosse souche de merisier,,

L'ABBÉ I .-A. BUISSON Premier curé de Ste-Hélène de Chester.

LES BOIS-'KRANCS . ^Og

L'entreprise de Téglise et dé la sacristie fut,<J^^i;èV, le 7 août i868,à M. Andrew Kennedy, de Inver3ÇLe^?„]ppftT le prix de $2260.00. Ces travaux furent terminés à Tautomne de 1869. La bénédiction fut faite par M. P.-H. Suzor, curé de St-Christoplie/ie^'i'er févriét iSy'ôl''^^-^

Le presbytère fut construit par M. Antoine Seyigiiydit-Lafleur, de Ste-Hélène,pour le prix de $141.60. ^'^ ^j^ loo^eable à Tautomne de 1869. Lés dépendances cott-

terent $100.00. , ., r. • r rr r- 1

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PREMIER CURE RESIDANT À SAINTE-HÉLÈNE-DE-CHHSTE»!^ 37énomiQ nu 'linàd jît rio?.èif;H .lf\ ^qôBi âïdoJoo çs: t;J

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32 'j^>£fliv 9I ,DnéBH-f)jR b rio2r:ij;H 1/> î^L. vèvi'nr.'I. A, ^ "Le 27 septembre 1869, M. rabbe Buisson, vicaire a

St-Prosper, comté de Cliamplain, fut nomme cure de

amte-Helene. ^,. , r • >> r

M. l'abbé Louis- Adelard Buisson-de-St-Cosme,^ ne a

Bécancour, comté de Nicolet, le 7 février 1844, de Louis

Buisson-de-St-Cosme et d'Appoline David-Lacoufsè/'''m

ses études à Nicolet, où il fut ordonné par Mgr LaflècrPe,

le 3 novembre 1867. Vicaire à Gentilly (1867-1869), dli

15 août au ler octobre 1869, vicaire à St-Prosper, comté

de Charaplain ; curé fondateur de Ste-Hélène-de-Chesfèi^,

1869-1878) ; curé de St-Norbert d' Arthabaska (1878-1905);

retiré à l'Hôtel-Dieu d' Arthabaska (1905-1908) ; ré tiré à

Victoriaville en 1908, où il décède le 21 décembre 191 7, inhumé à Bécancour le 28 suivant.

Comme l'église n'était pas encore logeable, M. Buisson fut autorisé à loger à St-Norbert en attendant qu'elle fût prête. Cependant, il préféra se rendre immédiatement au milieu de ses paroissiens, afin de les encourager et de leur porter les secours de la religion plus facilement. Pendant un mois, il dit la messe dans une maison dite "salle publique", et dans les premiers jours de novembre il commença à faire les offices dans l'église. Il restait encore. beaucoup à faire pour la rendre confortable ; néanmoins, on était heureux de pouvoir s'assembler, les dimanches et jours de fêtes, dans un véritable temple.

I Le 29 octobre 1869, M. Buisson fit bénir un cimetière |)ar M. P.-H. Suzor, curé d'Arthabaska.

; A l'arrivée de M. Buisson à Ste-Hélène, le village se ^'com posait de l'église, du presbytère et de la salle publique.

Dans ce même automne, un nommé Alexandre Payer vint se bâtir dans le village.

En allant vers le chemin Craig, à 8 arpents de l'église, un nommé Prince habitait une cabane en pièces équarries ; du côté de St-Norbert, à cinq arpents, un nommé Lapierre occupait une cabane en bois rond.

Au recensement de 1870, il y avait à Ste-Hélène 1285 âmes, dont 665 communiants.

En 1875, il y avait 1308 âmes, dont 737 communiants et 212 familles.

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Eu 1880, Ste-Hélèiie compte 1346 âmes, dont 800 communiants et 231 familles.

La population, en dix ans, n'avait donc augmenté que de 61 âmes.

Le 24 avril 187 1, eut lieu la bénédiction de la deuxième cloche de Ste-Hélène par M. P.-H. Suzor, Vicaire-Forain, et curé de St-Christoplie. Elle pesait 413 livres et reçut les noms de Hélène-Edouard-Léandre. Emélie. Les parrains furent MM. Edouard-Germain Paradis et Auguste-Cléoplias Roy, médecin, et les marraines : Dames Adélaïde Délisle, épouse de M. Edouard- Germain Paradis, et Emélie Berthe Cressé, épouse de monsieur le Docteur Roy, tous de St-Norbert.

Dans le cours de l'été 1873, M. Buisson fit terminer l'intérieur de l'église. Ces travaux furent exécutés par M. David Leblanc, de St-Paul-de-Chester, pour le montant de $500.00.

Les 19 et 20 de juillet 1873, Mgr Laflèclieéveque des Trois-Rivières,fit la première visite pastorale à Ste-Héiène.

"Nous félicitons, dit Mgr dans le procès verbal de la visite, les paroissiens de la belle chapelle qu'ils ont réussi à élever et qui pourra suffire au besoin de la paroisse pour bien des années. Nous voyons avec peine, d'un autre côté, que plusieurs familles ont abandonné leurs terres pour s'en aller travailler aux Etats-Unis. C'est un calcul que nous croyons faux ; nous ne doutons pas qu'un homme a toujours plus d'avantage à travailler pour soimême que pour les autres, et nous engageons les paroissiens à tenir bon sur leurs terres et à les mettre en valeur autant qu'ils le pourront, à l'exemple des courageux colons

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CES premiers' ëtâbllèsem^iiïs' ai ifcëi'^§tA(!â^|?ii ^t aujourd'hui si bien établis." •^^Ilrinf;! i^s Ji> ann fa;,rni:îoo

Monsieur Buisson fut cure de Ste-Heiene dit mois d'octobre 1869 au mois de mars 1878. Sans doute qu'il n'eut pas à endurer les misères, les privations, lef souffrances dès premiers missionnaires des Bois-Francs, mais quelle résignation, quel dévouement pour vivre ainsi, ati milieu des montagnes, dans l'isolement! Voulait-il aller voir ses confrères voisins, il lui fallait parcourir des clieknins rocailleux, gravir et descendre toute une série de Inontagnes. Les chemins de nos jours sont beaux, comparés aux sentiers rudimentaires de cette époque.' Ce fameux chemin Craig, conduisant de Ste-Hélène àSt-PaÙl, li'a jamais attiré les bénédictions de ceux qui ont eu l'obligation de le parcourir. - jiTOifn'f

Que de fois le mâu'vâis'è'tat'âés^^ cfiffiiîfe ODrfgea M. Buisson à visiter les malades, porter le Bon Dieu à cheval, à traverser la rivière Nicolet à l'eau, faute de ponts 1 A Ste-Hélène, comme dans les autres parties des BoiSprancs, les industries premières furent la confection du hal/ et du sucre, qu'on allait porter assez souvent, sur son dos, dans les centres voisins pour en rapporter des provisions de bouche et certains articles les plus nécessaires 'pour les vêtements. ^^^^^ ^::.ixi!Li:.i -i.o-i-:,;!^ -jup ,:jjôj

A ces industries succéda le "côtnmèrcè dés ]^/a«f<?«^^ gros morceaux de merisier équairis, qu'on descendait à

Pendâtft'^î^s^e ne^tif ^fis, ffi^Bu^^ dévouai

éâliit des âmes que la Divine Providence lui avait confiées, et au développement matériel de la paroisse. Encourâ-

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géant par la parole et par rcxcmple la colonisation, et lé défncliemeut de's terres, quelque roclietises et montar gueuses qu'elles fussent, son courage ne faiblit jamais", ï^oujours résigné à la volonté du bon Dieu, l'exemple de ses courageux et vaillants devanciers dans l'œuvre de la colonisation des Bois-Francs était sa force. D'ailleurs, on Tadit : "Le prêtre est l'homme du sacrifice." Le bonheur de sauver les âmes, de consoler les souffrants, de soutenir le courage quelquefois défaillant, du bûcheron, du laboureur,^ est une source de force et de résignation. ^

'Au mois de mars 1878, M. Buisson fût appelé à la cure de St-Norbert, qu'il administra pendant plus de 27 ans. En 1905, il prit sa retraite à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska. En 1908,11 se fixa à Victoriaville où il mourut le 21 décembre 191 7. Il fut inhumé à Bécancour, sa paroisse natale.

onélèH- M. L'ABBÉ ONÊSIME LANDR^^^ /jihéh&J

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