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JEAN BARIL

PREMIER ANCÊTRE DES BarIL. (i)

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Vers 1670, le sieur Jean Baril était au Cap, oii il achetait des terres. En i674,|il sollicitait la main de mademoiselle Marie Guillet, septième enfant de monsieur Pierre Guillet, un des premiers colons du Cap. La mère de la jeune fiancée, Jeanne de Launay de Saint-Père, appartenait à une famille de magistrats qui portait dans ses armes : d^azur à trois fusées d^or^ posées en fasce Vune sur Vautre.

Marie était une enfant de la paroisse. Elle y était née le 13 octobre 1658. Le R. P. Albanel, un des hardis explorateurs de la Baie d'Hudson, l'avait ondoyée, sous le toit paternel, et, quelques jours plus tard, le R. P. Ménard, qui mourra martyr de son dévouement en allant porter la bonne nouvelle du salut aux Outaouais, lui suppléait les cérémonies du baptême, en l'église de l'Immaculée Conception des Trois-Rivières.

C'était à l'époque héroïque de notre histoire. L'oncle de Marie, Mathurin Guillet, voulant se rendre de la ville au Cap-de-la-Madeleine, en descendant par le fleuve, fut attaqué par huit canots iroquois. Il périt sur place avec un de ses compagnons. Les autres furent amenés en captivité (1652). Sa veuve, née Catherine de Saint-Père, épousa Nicolas Rivard-dit-Lavigne, capitaine de milice, de Batiscan. La tante y attira la nièce, qui était aussi sa filleule. De plus, monsieur Jean Baril y avait une terre voisine de celle de monsieur le curé.

(1) (Une Ursuline des Troia-Ririères.)

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Au recensement de 168 1, nous y trouvons les heureux époux parfaitement installés sur une terre de 20 arpents en valeur. Le maître de céans a 35 ans ; son épouse, 22 ; et trois jeunes plants croissent comme des oliviers à Tombre du toit familial. Marie-Catherine, alors âgée de six ans, sera plus tard madame Jacques Massicot ; son frère, Louis (i), a trois ans, et le petit Jean, qui repose dans le berceau, ne compte qu'un printemps. Parmi les familiers de Pétable, cinq bêtes à cornes.

Mais, le bonheur ici-bas est éphémère.

Quelques mois plus tard, en la saison des feuilles mortes, quand l'air est rempli de brises tièdes, que le soleil pâlit et que les arbres, aux teintes multicolores, laissent tomber une à une leur fragile dépouille, la jeune femme, la douce Marie, se coucha dans la tombe et alla dormir au cimetière de Champlain, non loin du regard de la Vierge du Cap.

Après trois années de deuil, le sieur Baril ramenait au foyer désert une autre compagne, Elisabeth Gagnon, veuve du chirurgien Moreau. Dieu bénit cette nouvelle union. Charlevoix écrivait, il y a 180 ans : ^' Dieu répand sur les mariages, dans ce pays, la bénédiction qu'il répandait sur ceux des patriarches." Outre les trois issus de son mariage, huit enfants viendront s'asseoir à la table du père de famille qui, non-seulement leur coupe le pain quotidie^i, mais leur taille de riches héritages dans les ten'es sises en la censive des RR. PP. Jésuites, ainsi qu'à Sainte-Anne, Bécancour, etc. Ils répondent aux noms

(1) Ancêtre des Baril de St-Pierre-les-Becquets.

de Joseph, . Matliurin, Fiançois, Marie-x\nne, Jacques, Pierre-Thomas, Jean et Joseph-Marie.

Si Jean Baril avait été béni dans ses biens et sa postérité, Dieu réprouvait dans ses affections les plus légitimes. Sa vertueuse compagne, la bonne mère de famille, Elisabeth Gagnon, était partie pour le ciel, le ler mars

On ne pouvait guère, à laferme, se passer de Pœil vigilant de la maîtresse de maison. Aussi, l'année de deuil révolue, au retour des fêtes de Pâques 1704, on voyait entrer sous le toit conjugal Catherine Dessureaux. Sept enfants viendront s'ajouter à l'ancienne famille :

Ignace, Anonyme, Joseph-Marie, Alexis, François- Ambroise, Antoine, Gervais.

Le 9 février 1724,1e sieur Jean Baril arriva à sa 79ième année ; revivant plusieurs fois dans ses petits-fiîs, il s'endormit dans le Seigneur.

Ce brave colon, amené sur nos rives, avant 1670, par un saint missionnaire ou un pieux laïque, avait pris sa part dans le combat de la civilisation contre la barbarie. Il avait défriché, souffert et prié : il mourait en silence ; mais sa-mémoire est en honneur, et huit générations redisent sa gloire : Bon sang ne peut mentir.

Quand les restes mortels de l'ancêtre Jean furent déposés au cimetière de Batiscan, sa veuve Catherine Dessureaux traversa le fleuve et termina ses jours dans l'hospitalière demeure de son fils Alexis, à Saint-Pierreles-Becquets, le 2 août 1748.

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Généalogie de Cina Baril

CiNA Baril, fils de Eustaclie et de Lucie UEcuyerdit-Laiieuville, b. à St-Pierre-les-Bccquets, le 29 avril 1833, décédé à St-x\lbeit-de-Warwick et inlinmé à Artliabaska, le 10 mars 19 16 ; m. à Artliabaska, le 27 novembre 1854, à Adèle Pouliot (fille de Charles et de Madeleine Bouclier), née vers 1836 ; décédée à St-Albert-de-Warwick et inhumée à Artliabaska, le 20 juillet 1907, âgée de 71 ans. M. Cina Baril était le frère de M. Félix Baril, marchand de Warwick.

EusTache Baril, fils de Antoine et de Marguerite Mailhot-dit-Boisclair, b. à St-Pierre, le 20 avril 1805 ; s. à Arthabaska, le 10 août 1880; m. à St-Pierre, le 22 février 1830, à Lucie L'EcuYER-dit-LANEUviLLE (fille de Pierre et de Cécile Pépin), née vers 1809 ; s. à Arthabaska, le 23 décembre 1910.

Eustaclie Baril vint se fixer dans les Pointes deBulstrode vers 1841, où il acheta un petit moulin à farine bâti jvers 1839 par Valère Lavigne, sur le petit ruisseau à la r Truite ". Vers 1843, Eustaclie Baril ajouta un moulin à scies En 1848, il vendit son moulin à scies à un nommé Auger de Lotbinière et transporta son moulin à farine sur la branche sud-ouest de la rivière Nicolet près du Mont Christo.

Eustaclie Baril avait un frère jumeau du nom d'Antoine, qui vint lui aussi s'établir à Arthabaska, dans les premiers temps de la colonie. C'était le père de M. Thomas Baril, grand-père de M. Joseph Baril, industriel d^A.rthabaska et bisaïeul de M. Henri Baril, gérant de la Banque Hochelaga à Victoriaville.

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Antoine Baril, fils de François et de Marie-Josette Raiix-dit-Alexandre, marié à St-Pierre-les-Becquets, le 14 octobre 1793 à Marguerite MAiLHoT-dit-BoisCLAiR (fille de Jacques et de Brigitte Brisson).

François Baril, fils de Louis et de Marie-Thérèse Tellier, b. à St-PieiTe-les-Becquets, le ler avril 1744 ; s. à St-Pierre, le 5 mai 1789 ; m. à Bécancour le 2 février 1765, à MArie-JovSEphte RÀux-dit-ÂLEXANDRE (fille de Joseph et de Marie Josephte Leblanc), b. à Bécancour, le 16 février 1745.

Louis Baril, fils de Louis et de Anne-Charlotte Trottier, b. à Ste-Anne-de-la-Pérade le 18 novembre 1704 ; m. au Cap Santé, le 28 août 1830, à MariE-ThÉrÈSE Tellier (fille de François et de Anne Page).

Etabli à St-Pierre-les-Becquets, vers 1735. Il était possesseur de deux lots de terre de quatre arpents sur quarante, du côté sud-ouest, à Pombre du saint lieu ;il utilisait les eaux d'un ruisseau qui avoisinait l'église pour alimenter un moulin. En 1874, les ruines en étaient encore visibles.

Le meunier habitait une solide maison en pierre, propriété, en 1904, de Madame Delphine Baril, veuve de M. Ernest Lafleur.

Louis Baril, fils de Jean et de Marie Guillet, né en 1678; s. à Ste-Anne-de-la-Pérade,le 21 avril 1732 ; m. à Batiscan, le 4 février 1704, à Marie-Anné-Charlotte Trottier (fille de Jean et de Geneviève Lafond), b. à

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Batiscaîi,le 7 novembre 1688 ; s. à Ste-Anne-de-la-Pérade, le 29 avril 1753.

Jean Baril, né en France, vers 1646, arrivé en Canada vers 1670 ; s. à Batiscan, le 9 février 1724 ; marié en premières noces en 1674 à Marie GuiLLET (fille de Pierre et de Jeanne-de-Launey-de-Saint-Père), baptisée en octobre 1658 ; s. à Champlain, le 20 octobre 1681 ; en secondes noces, marié à la Ste-Famille, I. O., le 25 mai 1684, à Elisabeth Gagnon (fille de Robert et de Marie Parenteau), b. le 10 octobre 1661, au Château-Riclier ; s. à Batiscan, le ler mars 1703 ; en troisièmes noces, marie à Batiscan, le 22 avril 1704, à Catherine Dessureau (fille de François et de Marie Brouart), b. en 1672 ; s. à St-Pierre-les-Becquets, le 2 août 1748.

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