SCÈNE XII
Les iVlÈMEs , M . GIRARD.
M. GIRARD , arrivant et s' essuyant le front. J'ai poussé jusqu'à cette barrière des Gobelins; je n'ai pas trouvé ma femme
ccco , apercevant M. Girard.
Tiens , v'ià papa. (// "n à luï.)
M. GIRARD
Qu'est-ce que. . . ah! par exemple. . . . qu'est-ce que tu fais là , tout seul ?
coco.
Nous nous amusons , et elle pleure.
LOLOTTE
Tu m'as tapée !
coco.
C'est pour de rire.
M. GIRARD
Où est ta maman P
coco.
Avec un beau monsieur.
M. GIRARD , surpris.
Ah ! ah! .. Et la bonne?
LOLOTTE
Elle est . .
coco , à Lolotte.
Paix I mamzelle Lolotte ; il ne faut pas dire que ma bonne est allée à la balançoire !
M. GIRARD
A la balançoire !
coco.
Etpuîs ne faut pas le dire que nous avons ba du vin avec les soldats !
M. GIRARD
Avec des soldats !
LOLOTTE
Il y en â un qui a une grande barbe.
M, GIRARD
Une grande barbe ! c'est un sapeur... c'est affreux ! . laisser des enfans livrés à eux-mêmes... c'est ma faute aussi... voilà ce que c'est que d'être trop bon .. voilà vingt-cinq ans que ie le dis . . . mais je ne puis faire autrement.
LE GARÇON , armant sur le devant de la giiingue'.ie.
Prenez des cacbets. . . on peut faire plusieurs contredanses par ici . . . il y a des places . ( On entend V annonce de la contredanse ^ on ôtela table et le banc qui gênent pour danser. )
M. GIRARD
Klles viennent de ce côté-.' en effet-., elle sont avec des militaires. ( Aux enfans. ) Venez avec moi manger des gâteaux. ( // les emmène par la première coulisse à gauche. )