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Eenseignements. FRANCFORT. I. R. 1. 3
zoologique et à la gare de Hanau, avec embrancli. vers les gares de Touest, Saehsenhausen (gare d'Offenbacli) et Bornlieiin. V. le plan.
Chemin de fer électrique, de Saehsenhausen à Offenhach, tous les 1/4 d'h. Départ du vieux pont; stat. interme'diaire, Oberrad. Prix: 20 et 10 pf.
Fiacres. Tarif qui doit se trouver dans chaque voiture :
De Tune des gares dans la ville
Pour Saelisenliausen , à rheure, avec 40 pf. de
supplément.
Toute autre course dans l'intérieur de la ville Du Palmengarten ou du jardin zoolog. après 9 h.
du soir
A l'heure, 15 minutes
20 min., 70 ou 90 pf. -, 25 min., 90 pf. onljf.; 1 h., 1 J{. 70 ou 2 Jâ 10, etc. Bagages, 20 pf. par colis. — De la zone extérieure dans la ville et vice versa, 10 pf. en sus. Entre 11 h. du soir et 6 h. du matin, le double.
Bains. Baiks chauds: Greb, près du Leonhards -Thor; AU, Alte Mainzer-Gasse; Badeanstalt , à Saehsenhausen. — Bains froids dans le Mein, près des ponts Unter-Mainbriicke et Ober-Mainbriicke.
Théâtres: Opernhaus (pi. BC2; p. 10) et Schaiispielhaus (pi. 44, D 3; p. 4) , deux théâtres municipaux qui jouent d'ordinaire alternativement. — CoîsCERTs de la Muséums - Gesellschaft , au Saalbau (p. 5), en hiver, le vendr. soir.
Poste: bureau principal au nO 52 de la Zeil (pi. 35, E 3).
Télégraphe: à la grande poste et en divers autres endroits.
Si l'on a peu de temps, voir le matin le Rossmarkt et la place Gœthe, le Eœmer (p. 5), la cathédrale (p. 7), le vieux pont du Mein; à partir de 11 h., l'Institut Stasdel (p. 10), et visiter vers le soir le jardin zoologique (p. 10) ou le Palmengarten (p. 10), en passant à l'Opéra (p. 10).
Pour s'orienter, on se rappellera que les numéros des maisons sont sur fond bleu dans les rues qui descendent vers le Mein et sur fond rouge dans celles qui sont parallèles à la rivière.
Francfort (91m. d'altit.) , ville de 151504 hab., parmi lesquels on compte 1800 hommes de garnison, s'étend au bord du Mein (en ail. Main) dans une vaste plaine bornée à Tborizon par des montagnes. D'anciennes tours indiquent encore les limites de sa banlieue primitive. Sur la rive g. du Mein se trouve SacTisenhausen, faubourg où l'on arrive par quatre ponts et par une passerelle suspendue en fer. Son commerce et surtout son marché monétaire rendent Francfort très important pour l'Allemagne et pour les pays limitrophes. C'est aussi un des principaux rendezvous des étrangers de ce côté du Rhin.
La ville de Francfort est une des plus gaies de l'Allemagne, et si elle a encore des rues assez étroites et mal bâties dans les vieux quartiers, elle possède dans les nouveaux de belles maisons que l'on pourrait appeler des palais , surtout le long de la Zeil , de la Neue Mainzer-Strasse , de la Kaiserstrasse , de la Friedenstrasse, etc. Les maisons neuves au delà des promenades qui l'entourent sont de bon goût et font preuve de l'aisance de leurs propriétaires. En général, toute la ville a l'air d'être habitée par une bourgeoisie industrieuse et aisée.
L'origine de Francfort remonte à l'époque de Charlemagne, qui y réunit un concile en 794. Louis le Débonnaire y construisit en 822 un nouveau palais remplacé aujourd'hui par le Saalhof, et la ville prospéra
4 I. R. h FRANCFORT. Bourse.
dès lors rapidement, au point d'être de'jà à la mort de l'empereur, eu 876, la capitale de la Franconie. Elle s'agrandit beaucoup sous le règne de cet empereur, qui y résida souvent. "Un nouvel agrandissement, presque jusqu'aux anciennes limites actuelles, commença sous Louis V de Bavière , qui fit de Francfort une ville libre et lui accorda divers privilèges. L'un des plus importants fut la confirmation de la foire de Pâques en 1330. Frédéric II avait déjà pris sous sa protection en 1240 celle de la St-Micbel; ces deux foires firent de Francfort, aux xvi^ et xvii^ s., comme le centre du commerce de l'Allemagne avec l'étranger. Enfin la bulle d'or de Charles IV (1356; v. p. 8) en fit la ville électorale de l'empire germanique. Presque tous les empereurs y avaient même été élus depuis Frédéric Barberousse, en 1152, et ils y furent aussi couronnés à partir de Maximilien II, en 1562, du vivant de son père. Après la dissolution de l'empire germanique, en 1806, Xapoléon forma de Francfort et des villes et territoires environnants un grand-ducbé, lui donna cette ville pour capitale et nomma Chai'les de Dalberg, Taneieu archevêque de Mayence, grandduc et prince-primat de la confédération du Rhin. Elle fut reconnue ville libre au congrès de Vienne et elle a été réunie à la Prusse après la guerre de 1866.
De nombreuses, d'imposantes constructions se sont élevées dans ces derniers temps à l'O. de Francfort, dans le voisinage des gares. L'entrée principale de la ville de ce côté est formée aujourd'hui par la Kaiserstrasse ou rue de V Empereur (pi. C5-4). La première rue qui la traverse est la Neue Mainzer - Strasse (rue Neuve de Mayence), où se trouve, à g., n^ 35, l'ancien Institut Staedel (v. p. 10), dans lequel le Mittelrhelnische Kunstgewerbeverein (Union des arts industriels du Rhin -Moyen) a son exposition permanente (entrée, 50 pf., 20 pf. le mercr.).
Sur le RossMAEKT (pi. D 4) , place où aboutit la Kaiserstrasse, s'élève le monument de Gutenberg (pi. 13), érigé en 1858, «en l'honneur de l'invention de la typographie, à l'occasion de son 4® jubilé séculaire, le 24 juin 1840.» C'est un beau groupe surmontant une fontaine, par Ed. von der Launitz: Gutenberg tenant à la main un caractère typographique, avec Schœffer à sa gauche et Fust à sa droite. A la frise, 14 médaillons représentant des imprimeurs célèbres et les armes de Mayence , Francfort , Strasbourg et Yenise ; au piédestal, la Théologie, la Poésie, les Sciences naturelles et l'Industrie.
La place voisine au N. , la place Gœthe , est ornée de la statue de Gœthe (pi. 11, D 3), exécutée en bronze par Schwanthaler et érigée en 1844 par des habitants de Francfort. Les bas-reliefs du piédestal rappellent les œuvres de Gœthe. — En face, Veglise réforme'e française (prêche le dim. à 9 h. 1/2).
Sur la place du Théâtre (pi. D3), le Schatispielhaus ou la Comédie (pi. 44), qui existe depuis 1782.
Derrière le théâtre et son nouveau magasin de décors s'élève la Nouvelle Bourse (pi. 4, D 3), achevée en 1879, sur les plans de H. Burnitz, architecte de Francfort. Elle a une magnifique *salle de la renaissance. Les heures de Bourse sont de midi à 2 h.
A rO. du Rossmarkt, Junghofstr., 8, se trouve V exposition permanente du Kimstverein (Union des Arts ; pi. 32, C3), ouverte tous
Rœmer. FRANCFORT. I. R. 1. 5
les jours de 9 h. â 6 h. (1 cf(). — Dans la même rue, 19 et 20, le Saalbau (pi. 9), construit par Burnitz , ayec des salles pour concerts, bals, etc.
Au S. du Rossmarkt, dans la rue dite G-rosser Hirschgraben, n0 23, la maisox paternelle de Gœthe (pi. 19, D4), désignée par une inscription: ^Dans cette maison naquit, le 28 août 1749, Jean Wolfgang Gœthe». L'intérieur est remis dans l'état où il était du Yivant de Gœthe. Il y a des bustes et des portraits du poète, quelques œuvres d'art, etc. Entrée, 1 o/^ Fermée le dim. après-midi.
Au Rossmarkt se rattache, au N.-E., la place Schiller, avec la Grand' Garde {Haiiptivache ; pi. 21) et une statue de Schiller (pi. 16) , en bronze, par Dielmann (1863). Du côté dr., l'église Ste- Catherine (pi. 25), construite en 1680. On a de son clocher une belle vue de la ville. — Belle maison au coin de la Gr. Eschenheimerstrasse.
Ici commence la Zeil (pi. EF3), rue la plus animée du vieux Francfort, avec de beaux magasins.
La première rue latérale à dr. est la Liebfrauenstrasse, qui conduit au Liebfrauenberg , où se trouve la Liebfrauenkirche (pi. 27) ou Notre-Dame. La Neue Krseme mène de là au Rœmerberg. Avant d'y arriver, à dr., V Ancienne Bourse (pl.3,E4), construite en 1844, sa façade principale du côté de la place St-Paul. — Yis-à-vis, l'église St-Paul (pi. 29), rotonde achevée en 1833.
Le Eœmer (pi. 36 , E 4) , édifice du style gothique tertiaire, bâti vers 1406, par Fred. Kœnigshofen^ et dont on a fait l'hôtel de ville, est le monument le plus remarquable de Francfort au point de vue historique. La façade principale, qui a trois hauts pignons à redans et de larges portes ogivales^ est tournée du côté du Rœmerberg (n°21). Au milieu, là où sont les six fenêtres géminées, se trouve la salle des Empereurs. L'autre façade, sur la place St-Paul, est de 1602 et 1731.
Des GALERIES du rez-de-chaussée, ^à dr. en venant du Rœmerberg, un magnifique escalier, construit en 1740, mène au
Premier étage. — *Salle des Empereurs (Kaisersaaï). Entrée libre les lundi, mercr. et vendr. du l^r mai au 30 sept., de 11 h. à 1 li.; seulement les lundi et merer. du 1^^ oet. au 30 avril. Les autres jours et à d'autres heures, 50 pf., 1 &fC. pour une société: sonner. C'est la salle où l'empereur nouvellement élu dînait avec les électeurs, et du balcon de laquelle il se montrait au peuple assemblé sur la place. Elle a une voûte de bois en berceau. Elle a été restaurée en 1843 et ornée depuis lors de portraits des empereurs d'Allemagne, de grandeur naturelle, commandés par des princes, des sociétés artistiques, des particuliers, etc. Les plus remarquables parmi ces portraits sont à peu près les suivants : au mur du milieu, en face des fenêtres et plus grand que les autres, celui de Cbarlemagne (768-814), par Ph. Veit; puis, en commençant par l'angle diagonalement opposé à l'entrée, ceux d'Otlion l^i', le Grand (936-973), par Veit; Henri III (1039-1056), ])&r Stilke : Lothaire (1125-1138), par iîencfemann; Frédéric l^i", Barberousse (1152-1190), "par Lessijig , peut-être le meilleur de tous; Philippe de Souabe (1198-1208), -par Rethel; Frédéric II (1215-1250), par Veit; Adolphe de Nassau (1292-1298), par MilcJce ; Albert ler (1298-1308), par >Stei7ile; Henri VII de Luxembourg (1308-1314), par Veit;
6 I. R. 1. FRANCFORT. St-Nicolas.
Frédéric m (1440-1493), par Jules Hiihner; Ferdinand III (1637-1658), par Steinle.
De la salle des Empereurs, on passe dans la salle des Elections, où les électeurs se réunissaient pour délibérer sur l'élection d'un nouvel empereur. Elle est conservée telle qu'elle était autrefois, toute tendue de rouge et avec le portrait de l'empereur Léopold II. Les allégories et les sujets plaisants qui décorent le plafond et les dessus de portes, tels que de petits anges jouant à cache -cache avec les insignes de l'Empire, sont, ainsi que tout l'ameublement, de 1740.
La place qui précède le Rœmer, le Rœmerberg (pi. E4), était le théâtre des fêtes publiques au couronnement des empereurs. On y rôtissait un bœuf tout entier; l'écuyer tranchant en coupait un morceau pour l'empereur; l'échanson impérial remplissait le gobelet de Sa Majesté à une fontaine artificielle d'où coulait d'un côté du vin rouge et de l'autre du vin blanc; le grand-maréchal recueillait dans un boisseau d'argent de l'avoine apportée à cet effet; le trésorier enfin jetait au peuple des pièces d'argent et d'or, puis tout était abandonné à la foule , y compris le tapis écarlate sur lequel l'empereur avait posé les pieds pour entrer dans la cathédrale. — La place était décorée d'une fontaine de la Justice en pierre ; elle doit être refaite en bronze. — Celle des trois maisons avec pignons à redans qui est au S., à côté du Rœmer, la maison Lîmpiirg, aune porte voûtée dans la ruelle latérale et un escalier en limaçon, de 1607, dans la cour. — Au coin du Rœmerberg et de la Wedelgasse, le Salzhaus (grenier à sel); le bas a des piliers du style rustique, il y a de belles grilles aux fenêtrelles, le petit pignon est tout en bois sculpté.
Le Rœmerberg est borné au S. par l'église St-Nicolas (pi. 28, E5), joli édifice du style gothique primitif du xiii^ s. et restauré en 1847, avec un seul bas côté, au N., et une grosse tour près du chœur. Le tableau d'autel, représentant la Résurrection, Qst de Rethel.
A quelques pas au S. du Rœmerberg est l'ancien Fahrthor, où se trouve, à g., le Rentenfhurm^ tour bâtie en 1455. Il y a en face une passerelle en fer (Eiserner Steg) sur le Mein, construite en 1869.
A côté de la tour, en amont, se voit la façade du Saalhof (pi. 38, E 5), bâtiment sombre bâti en 1717, sur l'emplacement du château impérial élevé en 822 par Louis le Débonnaire et mis en gage par les empereurs au xiv^ s. Ce château a été maintes fois transformé. L'ancienne chapelle dans la tour, aujourd'hui une chambre qu'on voit du côté du Mein , date du commencement du xiii® s. C'est là qu'étaient conservés les joyaux de la couronne impériale. Le Saalhof est maintenant occupé par le Conservatoire de musique du Dr Hoch.
Un peu plus bas , sur le bord du Mein , l'église catholique de St-Léonard (pi. 26, E 5), commencée en 1217, sauf le chœur qui le fut en 1434, achevée en 1507 et restaurée en 1808. Elle passe pour être bâtie à l'endroit où s'élevait jadis le château de Charlemagne, avant que Louis le Débonnaire fondât le Saalhof. A l'intérieur, on remarque, dans le bas côté N., les deux portails romans et la
Cathédrale. FRANCFORT. I. R. h 7
Toûte de la chapelle de g. ; ailleurs, une Cène par Holhein le Vieux et des Yitraux de la fin de la période ogivale.
Du Roemerberg, la rue appelée le Markt (marché) conduit à l'E. à la cathédrale. Il y a dans cette rue plusieurs yieilles maisons dignes d'attention : à dr. au coin du Rœmerberg, la maison du Petit- Ange, de 1562; n^ 44, la maison de pierre , du xv^ s. ; n° 30, une maison qui a dans la cour deux frises du xvi^ s. , représentant la chute du premier homme et l'enfant prodigue; n^ 5 , la Balance d'Or, avec façade à bossages et de belles grilles aux fenêtrelles.
La cathédrale (pi. 23, F 4) , église catholique du style gothique, consacrée à St Barthélémy , a été fondée en 1238. Le chœur fut bâti de 1315 à 1318, et la tour resta inachevée à partir de 1514. Fort endommagé par un incendie en 1867 , Tédiflce a été restauré depuis et la tour, haute de 95m., terminée d'après les anciens plans, sous la direction de l'architecte Denzinger.
lîîTÉRiEUR. Le meilleur moment pour voir l'église est de 10 Ii. à 4 h. Au mur de dr., en entrant par le portail du N., des pierres tumulaires des familles de Holzliausen et de Sachsenhausen , du xivS et du xv^ s., des figures de chevaliers avec leurs blasons. Dans la chapelle à g. du chœur, la Mort de la Vierge, sculpture du xivS s. — Le couronnement des empereurs, par l'électeur de Mayence, se faisait devant le maître autel. A dr., à l'entrée de la petite chapelle où les électeurs se réunissaient une dernière fois en conseil, le beau tombeau de Gonthier de Schwarzhourg, anti-empereur d'Allemagne, mort à Francfort en 1349. Les 18 armoiries sont celles des familles qui ont fait ériger le monument. Les fresques du chœur et du transept, exécutées d'après A. Linnemann et Steinle, représentent le Christ juge du Monde et des scènes de Thistoire de la cathédrale: concile de Francfort, en 749; réconciliation de l'empereur Othon ler avec son frère, le duc Henri , en 941 ; l'empereur Conrad III et St-Bernard de Clairvaux, en 1147; les funérailles de Gonthier de Schwarzbourg (v. ci -dessus); le margrave Albert Achille de Brandenbourg à la cathédrale, en 1486; couronnement de Maximilien II, en 1564. — A dr., dans le chœur un tableau par van Dyck. — La chapelle à dr. du chœur renferme une ancienne sculpture du xv^ s., représentant le tombeau de J.-C. avec les gardiens endormis. Il y a aussi un beau tabernacle du xv^ s. — A dr. du portail du S., le tombeau à'' André Ilirde , de 1518, avec un riche bas-relief, la Flagellation de J.-C.
A l'extérieur de l'église , au IST. du chœur , un grand Crucifîment en pierre, de 1509.
Au S. de la cathédrale, les Archives (pi. 1, F 5), bâtiment achevé en 1878 sur les plans de Denzinger, Il y a au rez-de-chaussée un *MUSÉE HISTORIQUE, composé dcs coUectious de la ville et de la Société des antiquaires. Entrée libre les dim. et mercr. de 10 h. à 1 h. ; 50 pf. les autres jours.
Vestibule : armures , armes et fragments considérables d'architecture; *colonne gigantesque trouvée dans des fouilles à Heddernheim. — I^"^ salle: tableaux provenant d'anciens couvents de Francfort. — 1^^ cabinet: à g., Pietà, groupe considérable de l'école de Cologne; en face, C. Viol (?), tableau d'autel; à dr. , *Holbein le Vieux ^ Arbre généalogique de la Vierge et des dominicains. — 2^ cabinet : à g., vieille copie, par Johst Harrich, de Nuremberg, de la célèbre Assomption peinte par Alb. Durer en 1509^^ pour Jac. Heller, marchand drapier de Francfort, qui fut achetée en 1615 par l'électeur Maximilien de Bavière et détruite en 1674 à Munich, dans un incendie, sauf les volets, qui sont les originaux de l'atelier de Durer. A dr., deux grisailles de Math. Grunewald (V), un
8 J. R. L FRANCFORT. Pont du Mein.
retable de ^««5 Baldung Grien. — 3^ cabinet : J.-H. et J.-M. Roos , deux tableaux représentant des animaux-, M. Merian le Jeune ^ TAscension et le portr. de Zacb. Stenglin (1674): Sandrart, portr. d'un patricien (1636)-, David Siilzer, portr. deBœrne (1812). — 11^ salle. A g., le «cabinet Prelin>', qui ne contient que de petits tableaux: à dr. de la fenêtre, le *Jardin de la Vierge, par maître Stephan de Cologne (?); au-dessous, tfffenhach (maître d'Elsheimer), les Rois mages. — 1^^ cabinet: prix gagne's par la Germania, société francfortoise de canotage. — Parmi les Flamands et Hollandais du cabinet suivant, il faut surtout mentionner *Teniers le Jeune ^ Un médecin, et van Viiet, deux Intérieurs d'églises. — Parmi les tableaux modernes du dernier cabinet de dr. , une Ste Famille de P. Cornélius et quelques bons paysages. Dans le cabinet précédent: *Morgenstern, Panorama de Francfort en 1S12 , dessin à la plume. — Les aî;tiquités industrielles comprennent un certain nombre d'ouvrages remarquables , entre autres une maisonnette de poupée du xviii^ s. Parmi les documents exposés figure la bulle d'or de 1356 (v. p. 4). Il y a aussi des antiquités préhistoriques, romaines et franques, une collection d'antiquités égyptiennes, du Dr Riippell, et une collection ethnographique.
A côté, r&nciennQ halle aux toiles (Leinwandhaiis) , de la fin du XIV® s. , à laquelle on a récemment ajouté des créneaux et des tourelles et qui sert à l'administration municipale.
Au S.-E. de la cathédrale, Fahrgasse, 17, est la maison Fûrsteneck, du style ogival tertiaire. — A l'extrémité S. de la rue, le vieux pont du Mein, en grès rouge, construit en 1342, long de 374 pas et large de 12. Au milieu est une statue de Charlemagne par Wendelstœdt et Zwerger. Il y a à côté une vieille croix en fer, avec un Christ encore plus ancien et surmontée d'un coq. La légende dit que l'architecte du pont avait voué au diahle le premier être vivant qui passerait sur ce pont, et que cet être fut un coq.
Sur la rive gauche du Mein s'étend le faubourg de Sachsenhausen (p. 3), c.-à-d. boarg des Saxons, dont Charlemagne aurait été le fondateur. A g., près du pont, la maison de l'Ordre Teui^omçwe (Deutsch-Ordenshaus; pi. 18, G8), construite en 1709 et transformée depuis peu en cercle catholique. A dr. , V église des Rois-Mages (Dreikœnigskirche ; pi. F 6) , reconstruite sur les plans de Denzinger et servant aux protestants.
Le quai bordé de hautes maisons sur la rive droite s'appelle la Belle -Vue (Schœne Aussicht; pi. G H 5); il est longé par la ligne ferrée de raccordement. A l'autre extrémité, le pont supérieur du Mein (Ober-Main-Briicke) , ouvert en 1878. En face, un luste de Lessing, en marbre, par Kaupert. Derrière,
La bilbliothèque de la ville (pi. 41, H 4), construite en 1825, par Hess, avec un péristyle de six colonnes corinthiennes visible de loin et portant l'inscription: «Studiis, libertati reddita civitas» faux études, la ville rendue à la liberté). Dans le vestibule, la statue de Gœthe , en marbre, par P. Marchesi de Milan (1838), et des bustes de Francfortois célèbres. La bibliothèque compte 150 000 vol. Entrée: dim., mardi, jeudi et vendr. de 10 h. à 3, sam. de midi à 2 h. — Derrière la bibliothèque, Langestr., 4, se trouve Vhôpital du St-Esprit, fondé pour donner des soins gratuits aux étrangers malades appartenant à la religion chrétienne. —
Ariadneum. FRANCFORT. LB.l. 9
Sur la place Bœrne, ancien marclié des Juifs (Judenmarkt; pi. G 4), une synagogue^ construite en 1881, et plus loin une autre (pi. 43, G 3), construite de 1855 à 1860. C'est l'ancien quartier des juifs, dont les maisons ont été démolies.
A côté de l'hôtel de l'Empereur -Romain, dans la Zeil (p. 5), débouche la Schsefergasse. En suivant cette rue, on passe à l'ancien ciMETiÈBE St- Pierre {PetersMrchhof ; pi. F 2), converti en une espèce de parc. On y a érigé en 1878 un monument aux soldats de Francfort victimes de la guerre de 1870-71 , la Paix tendant une couronne et une palme à un soldat mourant, groupe en bronze par Eckhard.
En montant l'escalier au N. et tournant à g. dans la Bleicbstrasse, on arrive à I'établissemekt Senckenberg [Senckenhergisches Stift ; pi. 39, E 2), créé en 1763 par J.-Ch. Senckenberg, médecin de Francfort. Il comprend des collections d'histoire naturelle, une bibliothèque^ -an jardin botanique, un amphithéâtre d'anatomie et un hôpital.
A l'entrée de la Grosse Eschenheimer Strasse s'élève la tour d'Eschenheim (pi. E2), qui a remplacé en 1400-1428 une tour carrée datant de 1349. C'est la seule des anciennes portes de la ville qui subsiste encore. — Aun*^26, le palais des princes de Tour et Taxis (pi. 45), bâti en 1740, où la diète germanique siégea jusqu'en 1866.
Tout autour de la ville, excepté du côté du Mein, les anciennes fortifications sont remplacées par des ^promenades, où l'on a érigé quelques petits monuments , entre autres celui du patriote Sim.-Maur. de Bethmann (pi. 10) et celui du créateur de ces promenades, G'uiollett (pi. 12) , tous deux par Ed. von der Launitz; puis le buste du médecin J.-Ch. Senckenberg (pi. 17; v. ci-dessus), par A. de Nordheim ; celui du poète Bœrne, par Kaupert, et celui de l'historien Kirchner, par Petry.
En dehors de la porte de Friedberg , se trouve le monument des Hessois (pi. 14, Gl), que Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse, fit élever, à l'endroit où ils succombèrent le 2 déc. 1792, aux soldats du corps de la Hesse-Electorale tués à l'assaut de la ville, occupée alors par les Français sous les ordres de Custine.
En face, sur la route de Friedberg, à côté du pavillon du baron de Bethmann, se trouve l'Ariadrieum ou muse'e Bethmann (pi. G 1), rotonde construite en 1855 et renfermant différents objets d'art. Il est ouvert tous les jours de 10 h. à 1 h. et aussi de 3 à 5 en été, moyennant un pourb. de 50 à 75 pf. , gratuitement le dimanche. La pièce capitale de ce petit musée est V*Ariane de Dannecker, le chef-d'œuvre du grand sculpteur de Stuttgart (m. 1841), acheté 20 000 florins (42 500 fr.).
A l'angle septentrional de l'Esclienlieimer Anlage (pi. F 1), un poteau indique la route d'Eckenheim, où se trouve, au n° 57, le magasin de reproductions en plâtre (VAnt. Vanni. — On va par là tout droit, en 20 min., au nouveau *cimètiere, où Ton entre par un portique d'ordre dorique.
10 J. B. 1. FRANCFORT. Jardin zoologique.
11 a quantité de beaux monuments , le plus grand nombre par von der Launitz et Zwerger.
Dans les arcades du côté E., où sont les caveaux des principales familles de la ville, un bas -relief par Pradier, le sculpteur français. Le monument qui se trouve à l'extrémité de g. est celui de la famille de Bethmann; on y admire de remarquables *bas-reliefs de Thorvaldsev, rappelant un membre de cette famille , qui mourut en 1813 d'un excès de dévoûment dans un incendie à Bade, près de Vienne en Autriche. S'adresser au gardien, qui demeure à dr. de l'entrée du cimetière (50 pf.).
Dans la partie N. du cimetière s'élève le mausolée de Guillaume II (m. 1847), électeur de Hesse, et de sa femme, la comtesse Reichenbacb, avec un crucifix en marbre de Zwerger et deux sarcophages, aussi de marbre, avec les figures des défunts de grandeur naturelle, par von der Launitz.
Au nouveau cimetière touche , à l'E., le cimetière Israélite, ouvert tous les jours, excepté le samedi. On y voit, au 3<r. , un grand sarcophage en marbre, avec des inscriptions hébraïques, par von der Launitz; c'est le tombeau de Charles -Mayer de Rothschild (m. 1855).
A la porte d'Eschenlieim, dans le voisinage de la route d'Eschenheim, une grande 'maison d'aliénés (Irrenhaus), du style gothique. Plus près de la ville, à dr., une maison de diaconesses.
A la porte de Bockenheim (pi. B C2) s'élève r*Opéra (Opernhaiis), magnifique édifice achevé en 1880, sur les plans de Lucœ (m. 1877), architecte de Berlin. Les sculptures du fronton principal sont de Kaupert, celles de l'autre fronton de Rumpf, deux artistes de Francfort. Le grand escalier et le foyer principal sont de toute beauté. Les peintures murales sont pour la plupart d'après Steinle. Le rideau (Prologue de Faust) est de Béer et Grœtz.
A 20 min. de la ville, à dr. de la route de Bockenheim (tramway) , sur une hauteur d'où Ton a une belle vue du Taunus , se trouve le *Palmengarten (Jardin des palmiers)^ beau parc avec de magnifiques serres. Il y a concert l'après-midi et le soir. Entrée, 1 c/M Restaurant, v. p. 2.
A g. de la route de Bockenheim, Corneliusstr., un panorama. La peinture exposée n'est pas toujours la même; actuellement, c'est le Combat de Wissembourg, par L. Braun de Munich. Entrée, de 9 h. à 5 h., 2 c/<( dans la sem., 50 pf. à 1 c^û le dimanche.
Le *jardin zoologique (pi. K 2-3 ; v. aussi le revers de ce plan), à l'E. de la Aille (tramway) , est grand et possède beaucoup d'animaux remarquables. Entrée, 1 cÂ. Concerts l'après-midi et le soir. Belle vue de la tour. Bon restaurant. Il y a dans le sous-sol un aquarium d'eau de mer (50 pf.).
Francfort possède un établissement d'une grande importance au point de vue artistique, c'est r*Institut Staedel {Stœdel'sche Kunst- Institut ; pi. 40, C 7). Un de ses habitants , Jean-Frédéric Stœdel (m. 1816), légua à la ville ses maisons, sa collection de tableaux et de gravures, et en outre un capital de plus de 2 500 000 fr. pour la fondation d'une école des beaux-arts, dirigée d'abord par Veit, puis par Passavant et actuellement par Steinle: elle compte plus de 200 élèves. Les collections se composent de tableaux, de gravures et de dessins, et d'un choix d'excellents
Institut Stœdeî.