FELSBERG. /. E
poteau qui indique le Wilhelminen-Weg^ chemin conduisant au Felsherg, on tourne la montagne à g. et l'on jouit d'un charmant coup d'œil sur le château et la vallée du Rhin. Des poteaux indiquent le chemin à suivre. A 1 h. Va de Jugenheim, on atteint la maison forestière du Felsberg (495 m.), où l'on peut se faire servir à manger et même loger. A l'E., la vue donne sur l'Odenwald jusqu'au Spessart et à Aschaffenbourg; elle est beaucoup plus dégagée que celle du Melibocus.
Du Melibocus (p. 26) au Felsbeeg, il faut presque Ih. I/2. Le chemin (poteau) y monte de la vallée de Balkhausen, qui sépare les deux montagnes, sur le versant occidental du Felsberg lui-même.
D'AuERBACH CP- 26) AU Felsbeeg , 2 h. à 2 h. 1/0, soit en remontant la valle'e de HochstEetten (à g. au sortir du village) et en passant à Hochstœtten, soit par le chemin plus difficile à trouver du Fiirsteulager (p. 27) ; il y a des poteaux des deux côtés.
A 5 min. de la maison du garde se trouve VAltarstein (pierre d'autel), nom donné à un bloc de syénite qui paraît avoir été destiné à former plusieurs pièces d'une énorme architrave. 5 min. plus loin la Riesensâule (colonne des Géants) , colonne également en syénite, de 9 m. 25 de longueur et 1 m. à 1 m. 50 de diamètre, qui a au milieu une entaille de 4 centim. de profondeur. Il y aura eu évidemment ici du temps des Romains une carrière, d'où proviennent peut-être également les colonnes du puits du château de Heidelberg. Le Felsenmeer (mer de rochers), sur le chemin qui descend vers Reichenbach , se compose d'un amas désordonné de blocs de syénite répandus sur un plan incliné d'environ 500 pas de long et 200 de large.
On arrive ensuite, toujours par une pente assez raide, à Reichenbach (aub.: Trauhe; Zur Riesensœule)^ village situé sur le Lauterhach, à 3/4 d'h. du Felsberg, 1 h. Va au N.-E. de Bensheim (p. 27).
Nous traversons ici le ruisseau et suivons d'abord la vallée du Lauterbach , en la remontant par la route de Lindenfels. Au bout de 15 min., nous quittons cette route pour tourner à dr. et monter, en passant à une ancienne mine de cuivre, au Hohenstein (10 min.), groupe de rochers de quartz, long de 50 m. et haut de 15. Cette hauteur isolée et dépassant les cimes des arbres environnants, offre une très jolie vue sur la vallée et la montagne. 5 min. après, on monte à g.; en 25 min., on arrive à quelques maisons isolées d'Unter- Reidelbach; 15 min. plus loin, près de Gadernheim, on rejoint la route dont il a été question plus haut. Le Hohenstein est le seul point qui récompense le voyageur d'avoir préféré à la route le chemin plus pénible et plus court de la montagne.
A Kolmbaeh, pauvre village situé à 10 min. de l'endroit où l'on rejoint la route, on peut avoir un bon verre de vin chez le bourgmestre : il n'y a sans cela qu'un cabaret. Sur la route , 15 min. plus loin, on arrive à un endroit désigné par un banc et des arbres, d'où l'on jouit d'une vue magnifique.
On marche ensuite à travers une belle forêt de hêtres parsemée
30 J. E. 4. LINDENFELS, VOdenwald.
de blocs de granit, et on arrive au bont de ^/4 d'h. à *Lindenfels (hôt. : Hessisches Hous ; Harfe ; Odemvald, tenu par Lannert). C'est une petite ville de 1 000 hab. , très fréquentée comme séjour d'été, le plus beau point de l'Odenwald, sur une hauteur, que dominent les ruines d'un château des électeurs palatins. Lindenfels a encore d'anciennes portes.
La belle montagne boisée et surmontée d'un petit temple circulaire en bois, à 30 min. à l'E. de Lindenfels. s'appelle la Ludwigshœlie. La vue y est magnifique, surtout le soir au soleil couchant. En montant V4 d'h. plus haut, on jouit d'une vue fort étendue sur le Spessart.
Un courrier fait le service une fois par jour entre Lindenfels et Bensheim (18kil, ; p. 27), en 2 h. à l'aller, 2 h. 50 au retour.
De Lindenfels a Hevpenheim, jolie course d'env. 3 h. On prend, à la dernière maison à g. à l'entre'e du château de Lindenfels , un sentier qui descend à g., puis le troisième chemin à dr. (poteau), menant à Eul&hacJi. Ensuite "on monte de l'autre côté de la vallée, à g. du bois, à Erlenhach (3/4 d'h.) et de là à Mittershausen (I/2 h.), pour atteindre bientôt après la route de Fiirth à Heppenheim, que l'on suit. Cette route traverse la croupe de la montagne; on tourne au delà à g. dans le chemin de Kirschliausen (8/4 d'h.), d'où il y a encore 3/4 d'h. jusqu'à Heppenheim (p. 27). Si de plus on veut voir le Starkeubourg (p. 27), suivre le chemin qui monte un peu au delà de Kirschhausen, et qu'indique un poteau.
De Lindenfels à Weinheim par la route, il faut env. 5 h. (2 h. 1/2 en voit. , pour 10 à 12 JL). Les piétons s'épargnent le premier détour de la route en descendant au S. de Lindenfels. Au bout de 10 min., on prend à g. dans le bois et non à dr., et 25 min. après on traverse une petite hauteur couverte de sapins, d'où il y a encore 10min. de chemin jusqu'à Fiirth (aub.: Ziim Lœiven) ^ petite ville sur la Weschnitz , dont la route descend la vallée. — Poste pour Weinheim (17 kil.) 2 lois par jour: à 1 h., Rimbach; 1 h. plus loin, Mœrlenhach; 8/4 d'h., Reissen; 3/4^d'h., Birkenau (aub. : Zum Birkenauer Thaï) , petite localité avec un château et un joli parc du baron de Wambolt, à l'un des endroits les plus pittoresques de la vallée. Weinheim se trouve 8/4 d'h. plus loin; v. p. 27.
B. Partie orientale.
Chemin de fer (Ludwigsbahn). De Francfort à Erbach, 106 kil., en 2 h. 3/4 à 3 h. 1/2, pour 8 Ji 50, 5 cU. 70 et 3 rJ(. 70. — De Darmstadt à Wiebelsbach, oii les deux lignes se rejoignent: 28 kil., en 1 h., pour 2 J(.2ô, 1 o'K. 50 et 1 cS..
Franceoet, V. p. 2. Départ de la gare de l'Est. — 5 kil. Mainhur. A dr., au delà du Mein, le village et le château de Rumpenheim. — 10 Yû. Hochstadt-Dœrnigheim. — 14 kil. Wîlhebnsbad, très fréquenté, comme lieu de divertissement, par les Francfortois.
16 kil. Hanau gare de V Ouest. — 18 kil, Hanau gare de l'Est (*buffet), où se raccordent les grandes lignes de Berlin et de Stuttgart. — Hanau (hôt. : Zum Carlsberg , Riese) est une jolie ville de 24379 hab., non loin du confluent du Mein et de la Kinzig , avec d'importantes manufactures de soieries et d'étoffes de laine. Au bord du Mein, le château de Philippsruhe, au landgrave de Hesse.
La ligne de l'Odenwald traverse le Mein. — 21 kil. Klein -Auheim. — 23 kil. Hainstadt. — 28 kil. Seligenstadt , localité de
L'Odenioald. MICÏÏELSTADT. I. R. 4. 31
3700 hal»., qui s'est formée autour de la célèbre abbaye de ce nom, fondée après 815 par Eginhard, biographe de Charlemagne. L'église paroissiale est complètement modernisée , mais la nef majeure est encore en grande partie de l'époque carlovingienne.
38 kil. Babenhaiisen, où l'on croise la ligne de Darmstadt à Aschaffenbourg. L'église paroissiale luthérienne, du style de transition, avec chœur et bas-côté de la fin de la période ogivale, contient des pierres tumulaires de comtes de Hanau et un retable goth. de 1518.
42 kil. Langstadt. — 45 kil. Klein - Umstadt. — 49 kil. Gross- Umstadt. — 53 kil. Wiehelsbach-Heuhach.
Dabmstadt , V. p. 22.
8 kil. Rosenhœhe (v. p. 25). — 9 kil. Nieder-Eamstadt-Traisa, deux localités très fréquentées par les habitants de Darmstadt. On entre dans les montagnes et suit plus loin la direction de TE., en longeant sur un court espace les rives du petit Modau. — 12 kil. Oher-Ramstadf. — 20 kil. Reinheim, petite ville de 1500 hab., au confluent de la Gersprenz et de la Wemhach. — 25 kil. Lengfeld, d'où l'on peut faire en 40 min. l'ascension de VOtzberg (367 m.), au S. Le sommet de cette montagne, qu'entoure la petite ville de Hering, est couronné par le château du même nom, dont la grosse tour offre une vue fort étendue. On en descend du côté de Zipfen (bonne aub.) ou à
28 kil. Wiehelshach-Heuhach, d'où un embranchement se dirige au N. sur Babenhausen et Aschaffenbourg.
59 kil. (de Francfort) Hcechst (hôt. : *Ziir Post; Burg Breuherg ; Zur Eisenbahn), petite ville de 1900 hab., dans la vallée de la Mumling, qu'on remonte jusqu'à Erbach.
61 kil. Mumling-Grumb ach . — 65 kil. Kœnig (hôt. Bûchner), avec son église sur une hauteur. — 68 kil. Zell-Kirchbromhach. La vallée de la Miimling se rétrécit. Le chemin de fer passe avant Michelstadt près du village de Steinbach, où sont les ruines d'un couvent, dont on voit toujours l'église, fondée aussi par Eginhard, en 821. Puis le château de Fiirstenau , à quatre tours différentes et avec un parc bien ombragé. Il est depuis le xiv^ s. la propriété et la demeure des comtes d'Erbach-Fiirstenau.
72 kil. Michelstadt (262 m. ; hôt. : ^-Friedrich zum Lœwen, sur le marché; Schwan; — etabliss. hydrothérapique du Dr Spiess), ville de 3400 hab., mentionnée dès 741 , la plus importante de rOdenwald et siège de différentes administrations, dans l'un des plus jolis endroits de la vallée de la Mûmling. Son église paroissiale, du style ogival tertiaire des xy^ et xvi® s., contient de nombreux monuments des comtes d'Erbach , du xit® au xvii® s. La fontaine sur le marché est de 1541. Yieilles fortifications et constructions originales en bois (hôtel de ville).
De Michelstadt à Ajiorbach et ÀMiltenberg: route jusqu'à Amer-