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I. Heidelberg et ses environs

Arrivée. La gare, qui a un bon buffet, se trouve à l'O. de la ville. Heidelberg étant tête de ligne, il n'y a que les trains express qui aient des voitures directes. La ligne de la vallée du Neekar a un second embarcadère au Carlsthor (v. p. 39).

Hôtels. Près de la gare: -'H. de V Europe (pi. a), sur la promenade, bien tenu et avec des prix en conséquence: cb., 3 Ji. et au-dessus ; boug., i oéi.; serv., 75pf. ; déj., lc#. 40; dîn^, 3 ^/«;. 50. *Grand- Hôtel, élégant-, *H. Schrieder (pi. b), tous deux au même propriétaire (Back) et situés à côté de la gare. *II. Victoria (pl.f), sur la promenade (ch. , 3c/f{.b0-, boug., 50 pf. ; serv., 60 pf., déj., 1 J(. 20; pens.}. — H. de Darmstadt (pi. i), à l'entrée de la ville. H. de Bavière (pi. h), près de la gare. — H. de Vienne, Hauptstrasse, Il (ch., 1 c4L à 1 Ji 50).

Dans la ville, à 15-20 min. de la gare: *n. du Prince Charles (pi. c), sur le Kornmarkt, près du chemin du château, qu'on voit en partie de là (dîn., Bc4i.)-^ -^Adler (pi. d), même place; *II. de Hollande (pi. g), près du vieux pont. — De 2^ ordre: *Zum Ritter (pi. k. ; p. 35); //. de Bade (pi. e), Hauptstrasse; H. du Rhin, au coin des rues Hauptstr. et Bienenstr. (eh. dep. 1 M. 50).

Au delà du Neckar, à côté du vieux pont, jouissant d'une vue magnifique de la ville et du château, V-hôtel du Neckar: ch. et bous., 3 Ji; serv., 50 pf. ; déj., 1 cM. 20; dîn., 3 cM.

Peksioîîs nombreuses: *Lang''s Privathôtel, Pens. Anglaise, Pens. Schildecker, Pens. Allemande, Frau von Millier, etc.

Cafés - restaurants ; '■■ Hœberlein , avec un salon réservé aux dames, Leopoldstrasse, sur la promenade (p. 34); Erfrischungshalle , au même endroit; *Café Leers, à l'hôt. du Ehin ; C. Vogelsherg, Hauptstr.; Wachter, sur le marché: tous servant de la bière. Au château, à la Molkencur (médiocre) et à la Philo sophenhohe, v. p. 39.

Brasseries: Rother Ochse , tenu par Spengel; Actienhrauerei , Weisser Bock. — Au delà du pont neuf, à Neuenheim: Altdeutsche Bierhalle zur Krone; zum Schiff, avec jardin au bord du Neckar (v. p. 39).

Fiacres (seulement à 2 chev.). Course des gares dans la ville ou vice versa, ainsi que dans l'intérieur de la ville et au delà des ponts jusqu'à Neuenheim et à la Hirschgasse : le jour, 1 pers., 50 pf. ; 2 p., 90; 3 p., 1 c'U. 05; 4p., 1 c4i. 20; de 11 h. du soir à 5 h. du matin, le double; plus, pour les gros bagages, 20 pf. par colis. — A I'heuee: 2 oU., 2 cli 30, 2 c/ft. 60. — Pour aller au château directement, 3 di ; à la Molkencur par le château, 5 <yfL; au château, à la, Molkencur et au Wolfsbrunnen, 6 dC. 50; au château, à la Molkencur, au Kœnigsstuhl et au Wolfsbrunnen, 13 di.; aller et retour V5-V4 de plus.

Tramway: de la gare principale, par la grand' rue, à la station de Carlsthor, toutes les 10 min., 15 pf.

Bains. Baiî;s chauds : L. Haller, Plœckstrasse. Bains de rivière, dans le jSTeekar, entre les deux ponts.

Poste et Télégraphe, en face de la gare. Bureau de poste dans la ville, Marstallstr., 6, au N. du Ludwigsplatz.

Billets de chemin de fer aux hôtels du Prince-Charles et de l'Europe.

Si l'on est pressé, monter aussitôt de la gare à la Molkencur et au château (1 h. 1/4)- Guide (inutile): pour le château, 1 -Ji. 50; le Kaiserstuhl, 3 <//^., etc. Voici l'itinéraire: traverser la promenade («^«ia^e») jusqu'à l'hôtel Victoria (pi. C 5), en deçà duquel on monte à dr.,en passant par la Wolfshœhle (gorge au loup) ,^ jusqu'à la hutte au Rondel (rondpoint;^ 20 min.); là, suivre à g. la nouvelle route qui mène en 5 min. à la Kanzel (p. 38); 5 min. plus loin, ne pas prendre à g. (ce chemin conduit à la ville), mais continuer tout droit, pour arriver à la Molkencur (20 min.); puis de là au château (20 min.) et à la grande terrasse (5 min.). Du château, descendre dans la ville par le Burgweg (p. 35) ou par la Neue Schlossstrasse (p. 35), au Kornmarkt et à l'église du St-Esprit

Bœdeker, le Ehin, 13e édit. 3

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(la rue à dr. mène au vieux pont, p. 39), et suivre la Grande Rue (Hauptstrasse) pour retourner à la gare (20 nain.}. Si Ton peut faire un petit détour, il est plus intéressant de revenir, à partir de l'e'glise du St- Esprit, par le vieux pont, la rive dr. du Neckar et le pont neuf.

Heidelherg, ville de 26 917 hab. et siège de la plus ancienne université allemande après celles de Prague et de Vienne , est renommée pour la beauté de ses environs et surtout à cause de son château. Elle la résidence des comtes palatins depuis le milieu du XIII® siècle jusqu'en 1721, où l'électeur Charles -Philippe alla se fixer à Mannheim, par suite de différends religieux entre lui et les habitants de Heidelherg, Depuis 1802, cette ville fait partie du grand-duché de Bade.

Heidelherg est pour ainsi dire la gardienne de la vallée du Neckar, qui débouche ici dans la vaste plaine du Rhin. La montagne laisse à peine assez d'espace à la ville. Si ce n'est dans les quartiers près de la gare, il n'y a qu'une seule rue importante, de Va ^- de long, la Grande Rue ou Hauptstrasse. Au N., la ville est bornée par le NecTcar.

De la gare part au S. la Leopoldstrasse, qui longe d'abord une promenade plantée d'arbres et bordée de quelques hôtels. A peu près au centre de cette promenade, s'élève une statue prince Charles Wrede {^1.2), feld-maréchal bavarois de Heidelherg (1767-1838), bronze par Brugger.

Presque à l'extrémité E. de la promenade, à g., l'église protestante St-Pieree {Peterskirche ; pi. 3), avec une belle flèche gothique à jour et entièrement restaurée depuis peu. — En face, au delà du chemin de fer, la porte dite Klingenthor (v. aussi p. 38), et dans le voisinage un monument avec le buste de Karl Metz (m. 1877), qui a organisé le service des pompiers volontaires de la ville.

De l'église partent deux chemins menant au château: la Neue Schlossstrasse., chemin en lacets qui y monte en en 20 min., et une rue escarpée nommée Schlossherg, qui abrège, mais qu'on ne saurait recommander. L'un et l'autre aboutissent à l'entrée du jardin du château, près de la porte Elisabeth (p. 37).

En faisant le tour du chœur de l'église St-Pierre du côté de la ville , on arrive au Ludwigsplatz , où s'élèvent les bâtiments de l'université (pi. 4). construits de 1711 à 1715. L'université (650 à 700 étudiants en hiver, env. 1000 en été), fut fondée en 1386 par rélecteur Robert. Elle atteignit son plus haut degré de prospérité dans la seconde moitié du xvi® s. et au commencement du XVII®, où elle fut le siège principal de la vie intellectuelle et le boulevard du protestantisme en Allemagne , sous les électeurs Othon- Henri, Frédéric III et Frédéric lY (p. 35) , jusqu'au jour où les désordres de la guerre de Trente- Ans et les ravages de celle du Palatinat vinrent compromettre son existence. Elle est redevable de sa réorganisation à Charles Frédéric, qui y appela en 1802 des professeurs de renom , et fonda diverses collections et institutions scientifiques.

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La bibliothèque, dans un bâtiment séparé au S.-E. , et qui compte 300 000 volumes , plus de 3000 manuscrits et 1500 chartes, est ouverte tous les jours de 10 h. à midi, ou, le mercredi et le samedi, de 3 h. à 5 h. Les autres collections , telles que celle de V Institut archéologique, à à l'Université; celle du musée zoologique^ et l'importante collection de minéralogie (pi. 6), dans la Grande Rue, n'ont d'intérêt que pour les hommes spéciaux. Il en est de même du nouveau jardin botanique, du laboratoire de chi7nie, de VInstitut physiologique, de VInstitut botanique et des cliniques.

Le musée (pi. 5), également sur le Ludwigsplatz , renferme au troisième la petite galerie municipale , contenant principalement des tableaux de peintres nés à Heidelberg, tels que Rottmann, Feuerbach, F ries , etc. Elle est visible le dim. et le mercr. de 11 à 1 h., moyennant 50 pf. , et aussi les autres jours moyennant un pourboire.

Ij" e'glise des Jésuites (Jesuitenkircbe; pi. 7) a des peintures polychromes, par Mayerhauser de Carlsrube, et une nouvelle chaire en marbre, par Steinhseuser.

Sur le Marché (Marktplatz) s'élève I'église du St-Espeit (pi. 8), édifice du xve s. construit sous le comte palatin Robert ou Rupert: la nef sert aux protestants, le chœur aux catholiques. Ce dernier renferme le tombeau de l'empereur Robert (v. ci-dessous) et de l'impératrice Elisabeth, sœur de Frédéric de Zollern, premier électeur de Brandebourg. — Yis-à-vis, V^hôtel du Chevalier (Gasthaus zum Ritter), encore tel qu'il a été bâti en 1592 par Charles Bélier, un réfugié français; c'est presque la seule maison restée intacte lors de la dévastation de 1693 (v. ci- dessous). — A quelques pas d'ici se trouve le vieux pont du Neckar (p. 39).

La dernière rue latérale partant du Marché, à dr., est VOberhadgasse , à côté de l'hôtel du Prince-Charles ; elle aboutit à la Neue Schlossstrasse mentionnée ci- dessus. — Les piétons suivent plus loin la rue principale, puis ils traversent en diagonale le Kornmarlit, à dr., et ils montent le Burgweg, qui mène en 12 min., à la fin par une voûte, sur la grande plate-forme (Altan; p. 37) et dans la cour du château.

Le **château (195 m. d'altit. ; 179 m. au-dessus du Neckar) est situé sur u.n contrefort boisé du Kœnigsstuhl, dit le Jettenbûhl. Il a été commencé sous le comte palatin Rodolphe f^ (1294- 1319) , qui éleva un nouveau bâtiment au-dessous de l'ancien château mentionné p. 38. Des travaux plus considérables furent faits par Eo&eri i^^ (1353-1390) %i Robert III (1398-1410; élu empereur, en 1400). Les électeurs Frédéric /^ le Victorieux (1449- 1476) et Louis V (1508-1544) y jetèrent les fondements de puissantes fortifications ; ceux du xvi^ et du xvii^s., notamment Othon- Henri (1556-1559), Frédéric 1^(1583-1610) et Frédéric V {iQiO- 1621), le malheureux roi de Bohême, mari d'Elisabeth, fille de Jacques 1er d'Angleterre et petite-fille de Marie Stuart , y ajoutèrent tous de magnifiques constructions. Lors de la prise de Heidelberg par Tilly, en 1622, le château n'eut pas beaucoup à

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souffrir. Charles -Louis {1(532 -IQSO)., sous le gouvernement duquel le pays se remit des maux de la guerre de Trente Ans, en fut le restaurateur. Ce sont les guerres dévastatrices de Louis XIV, revendiquant le Palatinat après la mort du dernier électeur protestant Charles (1685), qui ont amené la désolation que nous voyons maintenant. Le 24 oct. 1688, le géne'ral français comte Mûac devint maître, par capitulation, de la ville et du château, qu'il occupa pendant tout l'hiver; mais l'approche de l'armée allemande le forçant de battre en retraite, il fit sauter toutes les fortifications et mettre le feu à l'intérieur du château et à une partie de la ville, le 2 mars 1689. Ce qui en était resté fut détruit quatre ans plus tard, en mai 1693, aussi parles troupes françaises, sous les ordres du maréchal de Lorges: toute la ville fut alors saccagée et brûlée avec une barbarie inouïe. L'électeur Charles-Théodore (1742-1799) se proposait de faire restaurer le château, quand, en 1764, la foudre vint frapper et incendier tout ce qui en restait encore debout. Il est en ruine depuis cette époque. Pour rétendue et la situation, ce sont les ruines les plus grandioses et les plus belles de toute l'Allemagne. Aucun château moderne de ce pays n'offre peut-être une telle richesse d'architecture.

Les parties extérieures de cette vaste construction, sauf au N. ou du côté du Neckar et de la ville, étant presque exclusivement des ouvrages de défense, il n'y a de remarquable au point de vue de l'architecture que les façades de la *cour.

Pour visiter l'intérieur du château, on prendra une carte à l'endroit désigné sur notre plan du château (p. 33) par le nO 14. Tarif pour voir toutes les curiosités, y compris le gros tonneau: 1 personne, 1 c^C, 2 pers., 1 Jl.W\ 3 pers. et plus, chacune 50 pf. On est conduit dans l'Otto-Heinrichsbau et à la tour octogone, puis, du Ruprechtsbau, par de longs eorripors en partie sous terre, à la grosse tour (p. 37), et ensuite à la chapelle et dans la cave. Pour le tonneau seul: 1 pers., 20 pf. ; 2 ou 3 pers., 30 pf.; un plus grand nombre, iO pf. par personne.

Ij-^^'Otto-Heinrichsbau (construction d'Othon-Henri , pL 15), élevé en 1556, la production capitale de la renaissance en Allemagne , attire d'abord les regards et mérite une attention particulière. Sur un sous-sol spacieux s'élève un palais composé de trois étages, d'ordre ionique et d'ordre corinthien, le tout richement orné de belles sculptures. L'entablement de sa magnifique *porte, où l'on monte par un double perron, est supporté par des cariatides. Au-dessus se voit le buste de l'électeur, avec ses armes et une inscription: « Othon-Henri , parla grâce de Dieu, comte palatin du Rhin, grand écuyer tranchant et électeur du saint-empire romain, duc de Basse et de Haute Bavière ». Les statues dans les niches de la façade sont d'A. Colins de Malines; elles ont une signification symbolique : dans le bas , Josué , Samson , Hercule et David; au milieu, la Force, la Justice, la Foi, l'Amour et l'Espérance; dans le haut, Saturne, Mars, Vénus, Mercure et Diane; sur la balustrade, Apollon et Jupiter. Dans les arcades des fenêtres, des médaillons d'hommes célèbres de l'antiquité.

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L'aile dite ^Friedrichshaïc (pi. 9), de 1601 à 1607, est une construction inférieure à la précédente comme ornementation, mais peutêtre supérieure par les proportions. Elle a quatre étages composés d'autant d'ordonnances: dorique, toscane, ionique et corinthienne. Les 16 statues des niches représentent Charlemagne, Othon de Wittelshach et les princes du Palatinat jusqu'à Frédéric lY.

A g., dans le coin, se trouve l'entre'e de la cave (pi. 10; carte, v. ci-dessus) qui renferme le fameux tonneau de Heidelherg ^ dont la contenance est de 212 m. eub. (283229 bouteilles), et qui mesure 13 pas de long sur 11 de large. Il fut construit en 175i et il est le quatrième grand tonneau qui occupe cette place : le premier e'tait de 1591, le second de 1662, le 3^ de 1728. En face une statue en bois de Perkeo ^ le fou de Charles- Philippe, «petit et che'tif de taille, mais un géant pour la soif»; il y a là pour le visiteur une innocente plaisanterie.

La galerie municipale d'objets d'art et d'antiquités est au premier étage du Friedrichsbau (entrée, nO 14 sur le plan; 40 pf., billets à prix réduits pour une société). Il comprend des portraits de princes de la maison palatine, d'hommes d'Etat, de généraux, de professeurs de l'université; des chartes, des médailles, des vues du château à différentes époques, un modèle du même château en liège et un plan relief des environs de Heidelberg. — L'ancienne chapelle du château contient des monuments en pierre, trouvés aux environs de Heidelberg.

Un passage voûté conduit sous cette aile à W^grande plate-forme (Altan) , flanquée de deux tourelles (1610) ; on y a une vue magnifique. C'est là qu'aboiitit le chemin mentionné p. 35 (Burgweg).

A côté du Friedrichsbau, à g., se voit le bâtiment dit Ruprechts- Halle ou Bandhaus (pi. 8), probablement construit par Rupert ou Robert I^^", mais transformé plus tard. Puis, en arrière, la plus ancienne partie du château, VAUe-Bau (pi. 7), un reste de ce qui fut construit par Rodolphe I^^, et plus loin

Le Euprechtshau (pi. 6), construction gothique simple, élevée sous Robert III. L'aigle impériale, avec les armes du Palatinat, rappelle que l'électeur fut plus tard empereur d'Allemagne.

En face , un puits (pi. 23) avec quatre colonnes de granit , qui Ornaient jadis le palais de Charlemagne à Ingelheim , et que le comte palatin Louis a fait transporter ici ; elles proviennent peutêtre du Felsberg (p. 29).

La porte sous le donjon (pi. 5), de forme carrée, et le pont qui traverse le fossé du château, donnent entrée dans le *.tardin établi depuis 1804 sur les décombres des fortifications. L'université y a une pépinière riche en spécimens rares d'arbres d'essence résineuse.

A dr. , non loin de l'entrée 0. du château, où aboutissent la Neue Schlossstrasse et la rue du Schlossberg mentionnées p. 35, se trouve la porte Elisabeth (pi. 1), bâtie par Frédéric V en l'honneur de sa femme (p. 35). Cette porte forme l'entrée du Stûckgarten, jardin occupant la place du bastion qui défendait le château à l'O., avec la grosse tour (pi. 2), dont les Français ont fait sauter la partie antérieure. Entre la même tour et le Friedrichsbau se trouve l'Eîigf^ische-Bau ou Elisalethenlau (pi. 3), aussi du temps de Frédéric Y.

La H our fendue (Gesprengte Thurm; pi. 18), au S. du château, dans le fossé à l'E. de l'entrée principale, est d'une construction si

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solide que les Français n'ont pas réussi k la détruire en 1689. Elle ne résista pas, il est vrai, à l'effet delà poudre, mais au lieu de tomber en morceaux, elle n'a été que fendue et il s'en est détaché un fragment considérable, qui a été lancé dans le fossé, où il est encore couché comme un bloc de rocher. Cette tour mesure 28 m. de diamètre et ses murs ont 6 m. 50 d'épaisseur. De longues galeries casematées s'étendent en dessous et sur les côtés.

Un des plus beaux points du jardin du château estlà^Graoïde Terrasse, au N.-E., qui date de 1613 ; elle offre en même temps une vue complète de l'ensemble du château. — Sur le chemin qui y conduit se trouve un restaurant, où il y a souvent concert l'après-midi.

Derrière la terrasse, l'ancien Schloss- Hôtel, transformé en Curhaus.

A 1/2 h- à l'E. se trouve le Wolfshrunnen (fontaine au loup), jadis séjour favori de Frédéric V et de sa femme Elisabeth. Suivant la tradition , Jetta, la belle magicienne, y aurait été déchirée par un loup. Il y a de belles truites dans les étangs. Restaurant et hôtel. Près de là, le réservoir du nouvel aqueduc de la ville. On peut aller plus loin, par un chemin qui offre de beaux points de vue, en 1/2 l^-i à Schlierhach (restaur. et pens. Vœlcker), station de la ligne du Neckar CP-.39), et, en. traversant la rivière, à Ziegelhausen (*hôt. Zum Adler), village très fréquenté par les habitants de Heidelberg: on y trouve toujours des barques pour le retour.

Le chemin de la Molkencur (20 min.) monte d'abord l'escalier en face de la tour fendue, entre des murailles couvertes de lierre et par une petite porte, jusqu'au grand chemin qui passe derrière lé château; là, un poteau indique la direction à suivre. On aie choix entre ce chemin lui-même ou un sentier qui monte en zigzag. En prenant ce dernier, on rencontre encore au bout de quelques minutes , à dr. , un troisième chemin qui mène aussi à la Molkencur, le «Friesenweg». Il y a plusieurs poteaux.

La *Molkencur (301 m. ; 105 m. au-dessus du château), sur une saillie de la montagne, est im petit restaurant d'où l'on a une vue magnifique et surtout un coup d'œil unique en son genre sur le château. C'est là que se trouvait le plus ancien château de Heidelberg, où le comte palatin Othon l'Illustre (1228-1253) transféra sa résidence, qui était précédemment à Stahleck (p. 231). Ce château a été détruit par une explosion de poudre en 1537 et il en resté peu de chose.

En prenant au S. derrière le restaurant de la Molkencur et suivant le grand chemin , on arrive bientôt à un carrefour où il y a un poteau indicateur: en face, on monte au Kœnigsstuhl ; à g. , on descend aa château; à dr., on descend à la ville, par la rue qui aboutit au Klingenthor (p. 34). 15 à 18 min. plus loin de ce côté se détache, à g., un autre chemin qui monte aussi et sur lequel se trouve, à 6 min. de là, un *banc offrant un coup d'œil splendide de la partie supérieure de la ville et du château. Quelques pas plus loin, une petite construction en saillie avec un parapet, la Kanzel (chaire), d'où se voient la ville et la plaine. La vue est encore plus étendue 5 min. plus loin, du Rondel («Hutte» sur notre carte). 11 y a près de là un poteau indiquant un large chemin qui conduit à la gare (Bahnhof) , en passant entre de beaux châtaigniers; c'est celui de la Wolfshœhle, qui aboutit près de l'hôtel Victoria (p. 33). — Un sentier immédiatement derrière le rond-point conduit en 20 min. à peine au sommet du *Geisberg (375 m.), où il y a depuis 1876 une tour

•,tuU. HEIDELBERG. I. R. 5. 39

offrant l'une des plus belles vues des environs. 20 min. plus loin, le Speyererhof, endroit très fréquenté par les promeneurs, où il y a un hôtel (pens., 4 o^iôO). On met 30 à 40 min. pour aller de là à la gare de Heidelberg.

Le Kœnigsstuhl (siège du Roi) , hauteur atteignant 568 m. d'altit. et qu'on nomme aussi Kaiserstuhl (siège de l'Empereur), depuis la visite de l'empereur d'Autriche François I^^", en 1815, est facile à atteindre en 3/4 d'h. de la Molkencur, par un sentier bien ombragé, qu'indique une pierre sur la route de voitures menant au château, ou en 1 h. par le grand chemm. Du haut de sa tour (29 m.), construite en 1832, on a la vue la plus étendue sur les vallées du Neckar et du Rhin, l'Odenwald, les montagnes de la Haardt, le Taunus et la Forêt-Noire, jusqu'au mont Mercure, près de Bade. On y trouve un restaurant, et il y en a encore un meilleur 20 min. plus loin , au Kohlhof (bonne pension) , d'où l'on a une belle vue sur le Dilsberg et la vallée du Neckar.

Le vieux pont du Neckar, de 210 m. de long sur 9 de large, a été construit de 1786 à 1788, par Charles-Théodore, électeur palatin. Sur les piles sont les statues de Minerve et de l'électeur.

Il y a un pont neuf à 1200 m. en aval, près de Neuenheim. On y a une très belle vue. Neuenheim fait partie de Heidelberg. Ses jardins-restaur. (Zur Krone , Zum Schiff, etc.) sont très fréquentés le soir.

Le •■•■Philosophenweg , chemin à mi-hauteur sur le versant du Heiligenberg , au milieu des vignes, est depuis longtemps célèbre pour la vue qu'il offre sur la ville, le château, la vallée du Neckar et la plaine du Rhin jusqu'à la Haardt. Il y a un restaur. recommandé dit Philosophenhcehe , où conduit un chemin à degrés entre les deux ponts, en face de l'établissement de bains. Le mieux est d'y monter de Neuenheim , par le premier chemin à dr, non loin du pont neuf. On en redescendra par la vallée latérale nommée Hirschgasse ; en passant à un local fameux parmi les étudiants de Heidelberg, et l'on se retrouvera au bord du Neckar (pi. A 1). Cette promenade demande à peine 1 h. — Il y a depuis 1885 une tour belvédère (381 m. d'altit.) sur le premier sommet du Heiligenberg, où l'on monte en ^/^ d'h. env. du vieux pont du Neckar.

Sur la route de Ziegelhausen (p. 38), en amont, le restaur. Ickrath et le KucJienhœuschen (restaur. Schaeck) , d'où l'on a une très belle vue du château.

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