‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 47 sur 155 · Fribourg (Freiburg^) et ses environs · texte numérisé non relu

Fribourg (Freiburg^) et ses environs

Hôtels, — Près de la gare : *Zœhringer Hof (pi. a, B 3), vis-à-vis de la gare, fort bon (eh. et boug., 2 Jû 50 et au-dessus; serv., 70 pf. ; déj., Ic^. 20; dîn., 2c/f(.); * Victoria (pi. C 2) , Eisenbahnstrasse, à côté de la nouvelle poste (eh. et serv., 2ci(.; déj., 90 pf.) ; Trescher ou H. du Paon (pi. e, Cl), à g. de la gare. — Daî^'s la ville, les hôt.: *Engel (pi. c, F2), près de la cathédrale, simple mais bon ; * Wilder Mann (pi. f, E 4} ; *Zum Geist (pl.g, E3), vis-à-vis du grand portail de la cathédrale (ch., 1 «#.50);

— Eheinis cher Hof (pl.i, E3), en face de la cathédrale; *Rœmischer Kaiser (pi. h, 1)4), réorganisé; *Fœhrenhach (pi. b, D4), faubourg du S., bonne maison ayant de grandes et belles chambres (Ic^i^. 70); Markgrœflerhof, Gerberau (pi. D E 4), recommandé (ch., 1 cM. 20; déj., 50 pf. ; dîn., 1 cM. 50) ; Freiburger Hof, pas cher. — *Pension Long, au S., en dehors de la ville, sur la route de Giintersthal ; Pens. Utz ^ Werderstr. , 8; Pens. Thomann, Belfortslr., 14.

Cafés et brasseries: *Kopf, à côté de l'hôtel Engel , vieille maison fondée en 1770, avec une salle dans le vieux style allemand et avec un jardin (beaucoup de journaux); *Alte Burse, Bertholdstr., 5; *Bechinger, Salzstr., 7; Thomann, Alleegarten ; Gambrinushalle (peintures), Simmer's Biergarten, etc.; RommeVs Schlœsscheii , au-dessus de la porte de Souabe (*vue). — Vin, chez *JIum?nel, place de la cathédrale. — Pâtisseries: Wolfinger, Kaiserstrasse.

Bains: au Zœhringer Hof; Marienbad, Marienstrasse. — Ecoles de natation: Stœdtische Badeanstalt, sur la Dreisam (pi. BC5); Heim, au Lorettoberg, aussi pour dames.

Fiacres; de la gare en ville, 1 pers. , 50 pf. ; 2 pers., 90 pf. ; 3 pers., 1 c^. 20; 4 pers., 1 J(. 40; bagages, 20 pf. par colis. — Autres courses: à 1 chev., 1/4 d'h., 1 ou 2 pers., 50 pf. ; 3 ou 4 pers., 90 pf. ; à 2 chev., 70 pf. on i cM. — 1/2 ^-1 à 1 chev., 1 <^^. ou 1 c//^. 50; à 2 chev. , 1 c4'(. 40 ou 2 J(. ;

— 3/4 d'h., à 1 chev., 1 oU. 50 ou 2 Ji ; à 2 chev., 2 c4(. ou 2 c^^. 80; — 1 h., à 1 chev., 2 Ji. ou 2 Jl. 50, à 2 chev., 2 Jf. 60 ou 3 JL 40. — Pour le Lorettoberg, à 1 chev., 1 J(. 70 ou 2 J(. 60; à 2 chev., 3 o€ ou 3 J(. 80; pour le Schlossberg (Canonenplatz), à 2 chev., 5 à 6 c^.; pour Giinthersihal, à 1 chev., 1 o^i^. 50 à 2 0^. ; à 2 chev., 2 Jû 60 à 3 J(. Il y a aussi un tarif pour des excursions plus considérables: voit, à 2 chev., en moyenne 20 e#. par jour, plus env. 2 c4(. de pourb. Voir aussi p. 98.

Poste (pi. 20, C 2-3) : Eisenbahnstrasse, belle construction neuve.

Si l'on a peu de temps, suivre la rue du Chemin de fer, tout droit jusqu'à la Kaiserstrasse; là, tourner à dr., puis dans la Salzstrasse, du côté du Sehwabenthor, et monter au Schlossberg (25 min. de la gare). Au retour , voir la cathédrale et le Kaufhans, puis les fontaines , le monument

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de la Victoire et Véglise protestante.^ dans la Kaiserstrasse. Il est enfin très intéressant d'aller le soir au Lorettoberg pour jouir de la vue; il suffit de 1 h. à 1 11. 1/2 avec un fiacre (v. ci-dessus).

Fribourg-en-Brisgau {2Qd m.), située à 18 kil. du Rhin, rivalise pour la beauté du site et le charme des environs avec les villes de Bade et de Heidelberg. Les hauteurs de la Forêt-Noire, puis d'autres montagnes plus rapprochées, groupées d'une façon pittoresque; une plaine très peuplée, fertile et bornée par le Kaiserstuhl, qui est couvert de vignes , et enfin la verdoyante vallée de la Dreisam, lui donnent un charme tout particulier.

Cette ville doit sa fondation au duc Berthold II de Zœhringen (vers Tan 1091), aux descendants duquel elle appartint jusqu'à l'extinction de la famille, en 1218. Soumise pendant plus de quatre siècles à la maison impériale de Habsbourg ^ elle eut beaucoup à soufirir dans la guerre de Trente-Ans. Elle fut prise par les Français et fortifiée par Vauban en 1677, cédée l'année suivante à Louis XIV par la paix de !Nimègue, rendue à l'Autriche par celle de Eyswyk (1697), prise par Villars en 1713, après une défense opiniâtre, rendue à l'Autriche par la paix de Rastatt (1714), de nouveau assiégée et prise par les Français en 1745, démantelée enfin et puis encore rendue à l'Autriche par la paix d'Aix-la-Chapelle en 1748. Tout le Brisgau formait une partie des pays héréditaires de l'empire, sous le nom à.' Autriche Antérieure^ et avait Fribourg pour capitale; mais la ville a été incorporée au grand-duché de Bade en 1806, en vertu de la paix de Presbourg, et elle est revenue ainsi aux héritiers de son fondateur.

Fribourg est le chef- lieu du cercle du Haut -Rhin badois et, depuis 1827, la résidence de l'archevêque de la province religieuse du même nom. Le nombre de ses habitants s'élève à 41 310; dont à peu près ^j^ de protestants et 800 Israélites. Il y a dans les environs de la ville, qui est en même temps le grand entrepôt pour les produits de la Forêt-Noire, une assez grande quantité de fabriques de soieries et de cotonnades, de poterie, de boutons, de machines, etc. Dans toutes les rues coulent des ruisseaux limpides dérivés de la Dreisam et en partie couverts depuis peu, Fribourg est une des villes les plus agréables de l'Allemagne. Beaucoup d'étrangers s'y sont établis dans ces derniers temps avec leurs familles , notamment d'anciens employés du nord de l'Allemagne. Elle est entourée d'une jolie ceinture de promenades.

On se rend dans la ville par la hue du Chemin de fer {Eisenhahnstrasse ; pi. B C 2) , bordée de belles constructions neuves entourées de jardins. On y remarque aussi la nouvelle poste (pi. 20) , bel édifice par Arnold, A l'entrée de la ville, à g., un monument élevé à l'historien Charles de Rotteck (m. 1840; pi. 5). La rue de Werder, à dr., conduit à l'AUeegarten (p. 75).

Sur la place des Franciscains s'élève depuis 1853 la statue colossale en pierre de Berthold Schwarz (pi. 6), moine franciscain qui inventa ici la poudre à canon en 1312; elle est par Knittel. Là aussi sont l'église goth. St-Martin (pi. 15), nouvellement restaurée, avec un cloître sans ornements, et Vhôtel de ville.

Non loin de la place se trouve l'université (pi. 23, D 3) , fondée en 1456 par l'archiduc Albert lY et qui compte aujourd'hui de 900 à 1200 étudiants, La plupart des cours se font ici, sauf ceux

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de médecine et d'histoire naturelle, qui ont lieu dans les grands et "beaux bâtiments neufs au N.-O. de la ville, à peu près entre l'église protestante (p. 74) et la prison centrale: v. le plan, DEl.

On arrive ensuite dans la large et belle kue de l'Empereur ou Kaiserstrasse (pi. D E 3-2), qui traverse la ville du IS. au S. Des fontaines avec de l'eau courante lui donnent de l'animation. Au milieu, une vieille *fo7itaine, du style goth. tertiaire, avec des statues anciennes et modernes de saints. Au S. de là, une autre /oîitaine, qui est moderne, avec la statue de Berthold III de Zaîhringen, et des inscriptions rappelant ce duc, législateur de Fribourg (1120), son frère Conrad, fondateur de la cathédrale (1123), et enfin Charles-Frédéric de Bade, le «Nestor des Princes», en l'honneur duquel la ville érigea ce monument en 1807. Plus au N., également dans la Kaiserstrasse, une troisième fontaine^ de construction récente, ornée de la statue de l'archiduc Albert, fondateur de l'université (1456). — Plus loin, le monument de la Victoire mentionné p. 74.

La rue de la Cathédrale (Mûnstergasse) conduit directement à la cathédrale, qui est précédée de trois hautes colonnes avec des statues de la Yierge, de St Alexandre et de St Lambert, patrons de l'église.

La*catliédrale(i¥Mnsifer; pi. 14,E3) estune desplusbelles églises gothiques de l'Allemagne, remarquable surtout par sa tour. Cet édifice, bâti en grès rouge produisant un effet magnifique au soleil, fut commencé à une époque où le style gothique n'était pas encore répandu en Allemagne. Les plus anciennes parties, le transept et les petites tours auxquelles se rattache la nef, sont même du style roman. La construction fut continuée de l'E. à l'O. ou à partir du transept, de sorte qu'on ne commença le clocher que vers la fin du XTii® s. Les formes de la nef ne nous montrent pas seulement la difficulté qu'on avait à harmoniser le nouveau style avec l'ancien, elles accusent encore des relations entre cette nef et celle de la cathédrale de Strasbourg, qui est de la même époque. C'est ce qui a donné lieu à l'opinion que les deux édifices auraient eu le même architecte. Le chœur ne fut commencé qu'après l'achèvement de la nef, au milieu duxiv^s., et on le continua lentement, jusqu'au commencement du xvi^ s. La partie la plus remarquable du monument est, nous l'avons dit, sa grande tour, haute de 116 m. Les trois étages en sont pleins d'effet dans leur simplicité : le premier est un carré massif, le deuxième est octogone et ménage par sa forme et ses ornements la transition au troisième, qui est une pyramide légère percée à jour. Dans cette tour est le grand 'portail, richement décoré de sculptures. Au mur de droite se voient les sept arts libéraux et les vierges folles, à celui de gauche les vierges sages et des personnages de l'Ancien Testament. Le centre est orné de statues figurant la Synagogue et l'Eglise et de groupes représentant la Visitation, Fannonciation et Fadoration de J.-C. Enfin dans le tympan

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se trouve la continuation de l'histoire de J.-C. jusqu'à son retour, au jugement dernier. Des niches, qui entourent tout l'édifice, contiennent de nombreuses statues de saints, de patriarches et de prophètes , ainsi que des figures allégoriques. Le portail méridional est défiguré par un portique ajouté vers le milieu du xvii^ s.

Ij^*inte'rieur , nouvellement restauré, produit un merveilleux effet, grâce à de magnifiques vitraux peints anciens et modernes. Il est à trois nefs et mesure 125 m. de long, 30 de large et 27 de haut. Le moment le plus favorable pour le visiter est la matinée, après 10 h. Va* Pour voir le chœur, s'adresser au sacristain, qui demeure sur la place, n° 29 (50 pf.).

Nef majeure. Mur du grand portail, rosaces avec d'anciennes verrières à dr. et de nouvelles à g. La chaire, sculpte'e en 1561 par Kempf, est, dit-on, d'un seul morceau de pierre: la figure de l'artiste se trouve au bas. — Les douze apôtres, contre les piliers, sont assez grossièrement exécute's. — A l'arcade qui sépare la nef du transept , une *fresque de L. Seîtz , le couronnement de la Vierge, de 1877. — Le jubé a été construit au xvii^ s. par Jac. Altermadt.

Nef du sud. Quelques bonnes verrières du xv^ s. A la 4^ fenêtre, les Evangélistes, d'après Durer, peints sur verre par Helmle, en 1822. Au-dessous, un haut -relief représentant Berthold V de Zsehringen, le dernier de sa famille (m. 1218), inhumé dans l'église; c'est une ancienne pierre tumulaire fixée au mur. — Dans la chapelle du Si-Sépulcre, le Christ sur un sarcophage ,^ et au-dessous les gardiens endormis, vieilles sculptures qui sont peut-être de Je7'g Kempf. Les huit petits vitraux, représentant la Passion, ont été exécutées en 1826 par Helmle, d'après des dessins de Diirer. — A dr. et à g., dans le transept, se trouvent d'assez mauvaises constructions du xviiS s. Les autels latéraux sont ornés de vieilles sculptures en bois; celles de g., de 1505, représentant l'adoration des Mages, sont fort remarquables.

Chapelles de l'abside. Les verrières ont beaucoup souffert. — Tableaux d'autel, ire chapelle: retable , St Augustin , St Antoine , St Roch sur le panneau principal, St Sébastien et St Christophe sur les volets, par un maître ancien inconnu. — 2^ chapelle (ehap. de l'Université) : la *Nativité de J.-C. et l'Adoration des mages; en bas. la famille du donateur Oberriedt, rétable de Holbein le Jeune.^ peint en l520, sauf l'extérieur, qui est moins ancien et de peu de valeur. Ce tableau était autrefois à Bâle et se trouve dans cette église depuis le temps de la Réforme; il a été restauré en 1866. A côté, le portrait remarquable d'un ecclésiastique, dans la manière de Holbein; il est daté de 1600. Il y a aussi des inscriptions en l'honneur d'anciens professeurs. — Derrière le maître autel, un retable de Hans Baldung , dit Grien, peint en 1516; il représente, au centre le crucifîment, à g. St Jérôme et St Jean -Baptiste, à dr. St Georges et St Laurent, en bas la Vierge et quatre citoyens de Fribourg, qui ont coopéré à la construction de la cathédrale. — Dans la chapelle à g., derrière le maître autel, un crucifix byzantin, le Christ en argent repoussé et doré , la tête moderne , et en outre quelques basreliefs. — Dans une autre chapelle à g., une .4(?ora<io?t en bois, duxv^s., avec de grands ornements gothiques.

Choeur. Près des portes, à dr. et à g., des bas-reliefs exécutés au commencement de ce siècle par Hauser ; ils représentent Berthold III et Berthold IV, Conrad III et Rodolphe de Zsehringen. Au mur, le monument du général de Rodt (m. 1743), du style rococo. — * Tableau du maître autel par Hans Baldung Grien , de 1516, présentant au milieu le Couronnement de la Vierge, à dr. St Pierre et d'autres saints, à g. St Paul et quelques guerriers, à l'extérieur l'Annonciation, la Visitation, la Nativité et la Fuite en Egypte. Le surtout en bois sculpté a été fait en 1838 par le menuisier Glsenz, les riches sculptures du trône épiscopal en 1848 par son fils, le sculpteur François Glsenz : les figures sont de Knittel.

74 IL B. 13. FRIBOUPvG. Kaufhaus.

Nep du nord. Dans la chapelle du Jardin des Oliviers , la Cène, avec des figures de grandeur naturelle^ en pierre peinte, par Hauser (1805). Quatre petits vitraux par Helmle ^ représentant des scènes de la Passion, d'après des dessins de Durer, et au-dessus, le blason du baron de Reinacb-Wertli, donateur de ces vitraux. — Statue de Tarchevêque Boll (m. 1836), en pierre, bonne sculpture de Friederich. — Pier recommémorative de Tarchevêque -Démener (m. 1842). — Dans la chapelle St-Egon^ deux verrières modernes : Moïse et le buisson ardent, le Roi David, par Helmle^ d'après des cartons de Diirr.

TouK (v. p. 72). L'entrée est dans l'église, à dr. du portail. On paie 20 pf. et l'on donne encore en haut 40 pf, de pourboire au gardien. Celui-ci fait voir le mécanisme de l'horloge , exécutée en 1852 par Schwilgué (p. 147). La plate-forme qui se trouve à l'endroit où la flèche commence à être percée à jour, a 16 pas de diamètre et 50 pas de tour.

Vis-à-vis du portail S. de la cathédrale s'élève le -Kaufhaus {entre-pot; pi. 13, E 3), édifice du xy^ s. , nouvellement restauré, dont la façade a cinq colonnes avec des arcades en plein cintre. Audessus est un balcon flanqué de deux tourelles couvertes en tuiles de différentes couleurs et décorées de blasons peints. A l'extérieur, 4 petites statues : Maximilien I^^, son fils Philippe I^^ et ses petitsfils Charles-Quint et Ferdinand I*^^. — Au N. de la place , la halle au &Ze (Kornhalle), avec une belle salle de concert.

Au S. du Kaufhaus est le théâtre (pi. 22, E4). A coté, l'ancien couvent des augustlns, maintenant une école où se trouve le musée d'antiquités de la ville, comprenant des objets préhistoriques (belles haches du Jutland) , égyptiens, romains et du moyen âge, ainsi qu'une collection de médailles. Il est public les dim. et fêtes de 11 h. à 1 h. et visible aussi les autres jours moyennant pourboire. — Dans la Salzstrasse, le palais du prince héritier de Bade, ancienne maison Sickingen.

Dans la partie N. de la rue de l'Empereur^ en face de la caserne d'infanterie (pi. 12) construite par le gouvernement autrichien en 1776, s'élève depuis 1876 un grand monument de la Victoire (pi. 26, E 2), avec l'inscription : «auXIV^ corps d'armée allemand et à son chef, le général de Werder, le peuple badois reconnaissant, 1876.» Il se compose d'une statue de la Victoire, en bronze, sur un haut piédestal de granit entouré d'un Fantassin, d'un Artilleur, d'un Dragon et d'un Landwehr , aussi en bronze , par C.-F. Moest et fondus par Lenz, à Nuremberg.

Un peu plus loin, l'église protestante (pi. 16, El), du style roman, construite en 1839, sous la direction de Hûbsch , avec les matériaux de celle de l'abbaye de Thennenbach, près d'Emmendingen, qui tombait en ruine. On a reproduit exactement l'ancien édifice, et il n'y a que le clocher qui soit nouveau. Beau portail. L'intérieur, d'une noble simplicité, contient des tableaux de Dûrr.

La porte St-Martin {Martinsthor ; pi. D4) est décorée d'une peinture qui représente St Martin partageant son manteau avec un pauvre. L'inscription a rapport à l'assistance courageuse prêtée le 7 juillet 1796, parle corps des arquebusiers de la ville, aux troupes autrichiennes à l'affaire de Wagenstadt. — A dr, ou à l'O.,

Schlossberg. FRIBOURG. //. R. 13. 75

la rue de Belfort conduit à l'AUeegarten (pi. C4), joli jardin où Ton a utilisé un cours d'eau naturel pour en faire une cascade. Les trois Génies , dans le haut , symbolisent les trois affluents de la Dreisam et l'industrie des pays qu'ils traversent. \j école municipale supérieure^ en face, a au fronton des groupes de Knittel. Au N., en face de la synagogue, un buste du général de Werder, aussi par Knittel, érigé par M. Platenius.

La porte de Souabe {Schiodbenthor ; pi. F 4) est également ornée d'une peinture, qui représente un paysan avec une voiture chargée de tonneaux de vin. La clef de voûte de la porte est formée par une petite figure assise.

Immédiatement auprès de cette porte, à g., un large sentier à travers des vignes, puis le long du réservoir d'eau de la ville, conduit au *Schlossberg fpl. F GH 3-4; 130 m.), dont le sommet était autrefois défendu par deux châteaux, que les Français détruisirent en 1744. Les ruines sont entourées d'un petit parc. Au-dessus de l'endroit nommé «Canonenplatz» (place des Canons), où aboutit un nouveau chemin venant d'Immenthal , la Ludwigshœhe , avec un pavillon et un disque d'orientation. La *vue y est charmante et préférée par bien des personnes à celle du vieux château de Bade ou à celle du château de Heidelberg; on y a surtout un beau coup d'oeil sur la ville de Fribourg et sur la vallée de la Dreisam. C'est la matin que le coup d'œil est le plus beau. — Le plus court chemin pour rentrer en ville passe par une grille et au BommeVs Schlœsschen (brasserie, v. p. 70). Il y en a un autre par le «Kreuz» et le Gut Schœneck (pi. G 2 ; laiteriej , aboutissant au Carlsplatz (pi. F 2). Il faut plus de temps pour aller du Kreuz au Jœgerhœuschen (1 h. ; vue), au N.-E., et de là par le faubourg de Herdern à Fribourg (Va t.).

Le prolongement de la Kaiserstrasse au S. (pi. D 5), au delà de la Dreisam, est la Gûnther&thalerstrasse ; la première route qui se détache à dr. de celle-ci, luBaselerstrasse, et la troisième la. Lorettostrasse. Les deux dernières conduisent au *Lorettoberg", hauteur à 20 min. au S. de Fribourg. Il y a dans le haut trois chapelles sous un même toit et une auberge. Panorama pittoresque, surtout le soir.

Les *eiivirons de Fribourg se distinguent par leurs bois splendides, où l'on a tracé de nombreux sentiers, et ils offrent l'occasion de faire beaucoup de belles promenades et de belles excursions. Voir la carte , p. 92.

Entre le Lorettoberg à l'O. et le Bromberg à TE. s'ouvre le *Gûnthees- THAL , vallée charmante que remonte une route faisant suite à la rue mentionnée ci-dessus. Il y a sur la gauche, à l'entrée, des sentiers s' enfonçant sous bois sur le versant du Bromberg. Au bout de 3/4 d'h., on est à Giinthersthal (aub.: Zum Hirsch; Zum Kyhfelsen)^ qui avait un couvent, transformé aujourd'hui en brasserie. V2 ^- plus loin dans la vallée, r*aub. Zur Kybhurg (pens. , 6 Ji.) ^ d'où l'on peut, de même que de Giinthersthal, revenir à Fribourg par le côté S.-O. de la vallée, à travers un magnifique bois de sapins et par le Lorettoberg.

Du chemin de Gûnthersthal, au Waldeck, à l'entrée de la vallée, se

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