Francfort (Frankfurt
Gares: Haupihahnhof ou grande gare (pl. B4-5), pour tous les Irains, avec *restaur. (dî., de midi à 2 h., dep. 2 oii)\ Ostbahnhof (pl. H 3), pour les trains allant sur Aschaffenbourg et la Bavière, qui rejoignent ceux de la précédente à Hanau et pour les trains d'Eberbacli (Stuttgart) ; Behraer ^a/i»Ao/ (pl.EF6), à Sachsenhausen, première station des trains de Hanau, Fulda, Bebra, etc. ^ Offenbacher Bahnhof (pl. F G 5), pour le service local. — Les hôtels n'ont pas d'omnibus aux gares. — Compagnie des Wagons- Lits, Kaiserstr., 1, près du Rossmarkt.
Hôtels. Ceux de 1^' ordre sont avec ascenseur, lumière électrique et même calorifère. Près de la grande gare : *H. de Russie (pl. k , B 5), Bahnhofsplatz , 3 (eh. t. c. 3 à 5 <^#., dé. 1.25, dî. 4, v. n. c, comme partout); *H. Continental (pl. m, B5; ch. dep. 2 cS. 50, dé. 1.20, dî. 4); *Gr.-ff. National (pl. 1, B5; ch. t. c. 2 50 à 4.50, dé. 1.20, dî. 3); Germania (pl. q, B5), avec jardin (ch. 2 à 4 , dé. 1); Deuischer Kaiser (pl. o, B 5), Wiesenhuttenplatz, 37 (ch. dep. 3 dî. 2); Stadt Frankfurt (pl. r, B 5), place de la Gare, comme les deux suiv.; Kœlner Hof {^\. s, B5); Bahnhof- Hôt. (pl. t, B5). — Dans la ville : *//. de Francfort (pl. a, D 4), dans la Kaiserstrasse, grande maison avec restaur. et bur. de ch. de fer, de poste et de télégraphe (ch. t. c. 3 à 10 dé. 1.30, dî., à 1 h., 4); *//. d'Angleterre (pl. c, D3), Rossmarkt, 13-15 (eh. dep. 4 c4i^ dé. 1.40, dî., à 1 h., 4-, de 5 à 8 h., 5.50) ; *H. du Cygne (Schwan; pl. d, D3), Steinweg, 12 (ch. t. c. 3 à 6 dé. 1.25, dî. 3.50); Fiirsienhof, Opernplatz (pl. 02-3; eh. dep. 5 cS., rep. 1.50, 3.50 et 5), maison neuve comme la suivante; de Paris (pl. e, D3), place Schiller, 5-7 (ch. 3 à 8 c^., dé. 1.25, dî. 3); — *ff. de V Union (pl. f, D3), Steinweg, 9 (ch. t. c. 2.50 à 4 dé. 1.20, dî. 3); *Drexel (pl. i, F 3) , Grosse Friedberger-Strasse (beaucoup de voyageurs de commerce ; ch. 2 50 à 3.50); — *H. Jacobi, Stiftstr., 6 (pl. E 2-3; ch. 2 à 2 cS. 50, dé. 1 à 1.20, dî. 2. 50; bonne cuisine) -, Landsberg (pl. h, E3), au Liebfrauenberg ; Rœmischer Kaiser (pl. b, E 3), Zeil, 32 ; H. Central (pl. g, D 4), Bethmanns\v . \ H. de Bruxelles (pl.u,D3), Grosse Gallusstr., 14; Drei Kaiser(^\. y>^T> i). Grosser Hirschgraben, 6; H. de Wurtemberg (pl. n, E3-4), Fahrgasse, 41, etc.
Pensions de famille: Métropole^ Gsertnerv^^eg, 24; Pfaff^ Blumenstr., 9; Niederheitmann^ Kettenhofweg, 83; Vorster ^ Lindenstrasse, 17; /. Brisbois, Wœhlerstr., 14; Internationale^ Staufenstr. , 31; Klees ^ Parkstr., 4; Barth^ Niedenau, 52; Benn^ Feuerbachstr., 31 (dames).
Restaurants. — Débits de vin: *Malepartus^ Grosse Bockenheimerstr., 30 (dî. 2 ^. 50, v. n. c.) ; *Buerose, Gœthestr., 29, au 1er ((Jî^ 2 et 3 cM.) ; Casino, Taunusstr.. 1 (dî. dep. 2 eS. 50) ; *Prinz von Arcadien^ Grosse Bockenheimerstr., 9 (dî. 1 o^. 50) ; '^Wolf^ place de la Bourse, 1; *Falstaff, plaeç. du Théâtre, 7 (dî. dep. 1 cM. 50); *H. Jacobi (v. ci-dessus ; petit dî. Q cS.') l *Schmitz, pl. du Théâtre, 8; Bierbauer, Grosse Gallusstr., 5; Milani^ Zeil, 72; Bernhard, Grosser Kornmarkt, 10 (belle salle au l^r)^ etc. — Restaur, aussi au Palmengarten (p. 9, très bon) et au Jardin zoologique (p. 10).
heimerstr., 6-10 (dî. 1 c4C. 20 et 1.50); * Stadt Ulm, Schœfergasse , 9; Pilsener Bierhalle^ Bœrsenplatz , 9. — Près de la grande gare: Tannhœuser^ Kaiserstr., 71; Hôt. National (dî. 2 e^.), etc.
Cafés: *Bauer, place Schiller, 2-4; *C. Bristol^ id., 5-7; *(?. Impérial, Kaiserstr., 13; Milani, Zeil, 72; G. Orpheum, Neue Zeil, 80-82, avec théâtre; Kursaal, au Friedberger-Thor (pl. F2), etc. — Pâtisseries: /''. R. Butschhjl Kaiserstrasse, 23 ; A. Biitschly, place Gœthe. Fiacres.
A la course.
1 ou 2
3 ou 4
pers.
pers.
Dans la ville
Ic^.
De la grande gare en ville
Retour du Palmengarten
ou du jardin zool. ap. 9 h.
A Vheure.
1 ou 2 1
3 ou
pers. 1
pers.
15 minutes
~ cS. 80
1 heure
FRANCFORT
Tîûtoire,
La nuit^ entre 11 h. du soir et 6 h. du matin, le double. — Bagages, 20 pt. par colis.
Il y a en outre des Jiacrcs à compteur (Taxameter) et tarif spécial, à l'heure^ leurs cochers ont des chapeaux à haute forme.
Tramways (v. le plan): de Bockenheim^ à TO., diU jardin zoologique et à la gare de VEst, en passant près du Palmengarten et par la Zeil^ avec embranch. vers la grande gare, Sachsenhausen (gare d'Ofienbach), les cimetières, Bornheim et Rœdelheim.
Bains. *Stœdtisches Schwimmhad (pl. F 3), avec piscine, AUerheiligenstr. ; Greb, au Leonhards-Thor (pl. E4); Alt, Alte Mainzer-Gasse (pl. D4)^ *BadeanstaU, à Sachsenhausen, Schaumainquai, 41. — Dans le Mein, près des ponts Unter-Mainbriicke et Ober-Mainbriicke.
Théâtres: Opernhaus (pl. C 2-3; p. 9) et Schauspielhaus (pl.DS^ p. 5). — Concerts de la Museumsgesellschaft y au Saalbau (pl. CD 3), en hiver, tous les vendr. et dix dim. dans l'après-midi, à prix réduits.
Expositions artistiques: Kunstverein (pl. D 3), tous les jours de 9 h. à 6 h. (1^.); BangeVs Gemœldesœle ^ Kaiserstr. , 66^ J.-P. Schneider, Rossmarkt, 23-, Hermès^ Liebfrauenstr., 8.
Consulats: de France, Beethovenstr., 71, ouvert de 10 h. à midi I/2 et de 3 à 4; de Belgique, Mainstr., 1, de 10 h. à midi; de Suisse, Buchgasse, IH, de 10 h. à midi; de Russie, Rossertstr., 6, de 11 h. à 1 h.
Poste et télégraphe: bureau principal à la Zeil (pl. E 3).
Si l'on a peu de temps (un jour), voir le matin le Rossmarkt et la place Gœthe, le Rœmer (p. 6), la cathédrale (p. 7), le vieux pont du Mein (p. 8), l'Institut Stœdel (p. 10) à partir de 11 h. , et visiter vers le soir le Palmengarten (p. 9), ou le jardin zoologique (p. 10), puis aller à l'Opéra (p. 9).
Francfort (91 m. d'alt.) est une ville de 252000 hab., dont Vio de juifs et 2200 hommes de garnison. Elle s'étend au bord du Mein (en aU. Main), dans une vaste plaine bornée à l'horizon par des montagnes. Son commerce et surtout son marché monétaire sont très importants. Sur la rive g. du Mein se trouve Sachsenhausen, faubourg où l'on arrive par cinq ponts et une passerelle en fer. Francfort est une des villes les plus gaies de l'Allemagne, et si elle a encore des rues assez étroites et mal bâties dans les vieux quartiers, elle possède dans les nouveaux de belles maisons et de riches hôtels particuliers , surtout dans la Kaiserstrasse et le long de la Zeil. Elle est maintenant le siège du commandement du XVIII® corps d'armée allemand.
Ce fut une petite station militaire romaine, au i^^s. de notre ère, et l'endroit est mentionné pour la première fois comme localité en 793, sous le nom de Franconofurd^ c.-à-d. «gué des Francs», avec un palais de Charlemagne, qui y réunit un concile en 794. Louis le Débonnaire y construisit en 822 un nouveau palais, que remplace auj. le Saalhof (p. 7), et la ville prospéra dès lors rapidement, au point d'être déjà à la mort de Louis le Germanique, en 876, la capitale de la Franconie. Elle s'agrandit beaucoup sous le règne de ce roi, qui y résida souvent, puis sous Louis V de Bavière, qui en lit une ville libre et lui accorda divers privilèges. L'un des plus importants fut la confirmation de la foire de Pâques en 1330. Frédéric II avait déjà pris sous sa protection, en 1240, celle de la St- Michel; ces deux foires firent de Francfort, aux xvi® et xvii® s., comme le centre du commerce de l'Allemagne avec l'étranger. Ensuite la bulle d'or de Charles IV (1356;; v. p. 8) en fit la ville électorale de l'empire germanique. Presque tous les empereurs y avaient même été élus depuis Frédéric Barberousse, en 1152, et ils y furent aussi couronnés à partir de Maximilien II, en 1562, du vivant de son père. Gœthe y est né en 1749 (v. p. 5-6). La ville fut prise par les Français, sous Custine, en 1792^ fut
Rossmarkt,
FRANCFORT
donnée en 1806, à Charles de Dalberg, ancien archevêque de Mayence, grand-duc et prince-primat de la confédération du Rhin, et devint en 1810 la capitale du grand-duché de Francfort, dont firent aussi partie Aschafifenbourg, Hanau, Fulda et Wetzlar. Reconnue ville libre en 1815, au congrès de Vienne, elle a cessé de l'être après la guerre de 1866, et elle a été réunie à la Prusse. Le dernier traité de paix avec la France y &, été signé en 1871.
La grande gare {Hauptbahnhof ; pl. B 4-5) est à l'O. de la ville. C'est une construction grandiose, achevée en 1888, sur les plans d'Eggert et qui a coûté 33 millions de marcs. Le quartier où elle se trouve est complètement transformé par suite de la disparition des anciennes gares, qui étaient situées un peu plus vers le centre de la ville.
La Kaiserstrasse (pl. B-D4) ou rue de l'Empereur, en face de cette gare, forme l'entrée principale de Francfort. Elle traverse les promenades qui ont remplacé les anc. fortifications. Au carrefour de la Gallus-Anlage (pl. C4), une tour avec une horloge et plus loin, sur le Kaiserplatz, une fontaine.
Sur le Rossmarkt (pl.D3), place où aboutit cette rue s'élève le monument de Qutenherg , de 1858. C'est un beau groupe galvanoplastique, sur une fontaine, par Ed. von der Launitz: Gutenberg tenant à la main un caractère typographique , avec Schœffer à sa gauche et Fust à sa droite. A la frise, des médaillons représentant des imprimeurs célèbres et les armes de Mayence , Francfort, Strasbourg et Venise; au piédestal, la Théologie, la Poésie, les Sciences naturelles et l'Industrie. — La Junghofstrasse, au S.-O. de la place , a quelques belles constructions de date récente , surtout des maisons de banque. Là aussi, num. 19 et 20, le Saalhau, une salle de concert (v. p. 4). La même rue aboutit à la Neue Mainzerstr. , où est V Exposition Industrielle (Kunstgewerbe- Ausstellung; pl. C3), collection remarquable surtout par ses porcelaines, en particulier de Hœchst (p. 13), ses meubles de la renaissance, etc. Entrée de 10 h. à 5 h. dans la sem. , excepté le lundi, et de 10 h. à 1 h. 1/2 les dim. et fêtes, gratuite les dim. et mercr. et moyennant 50 pf. les autres jours.
La place voisine au N., la place Goethe (pl. D 3) , est ornée de la statue de Goethe, bronze par Schwanthaler, érigé en 1844. Les bas-reliefs du piédestal rappellent les œuvres de Goethe. — A g., Veglise rejormee française, de 1792 (prêche le dim. à 9 h. ^/a).
Sur la place du Théâtre (pl. D3) , le Schauspielhaus ou la Comédie. Derrière, la Nouvelle Bourse, achevée en 1879, sur les plans de Burnitz et Sommer. Elle a une belle salle de la renaissance. Les heures de bourse sont de midi à 2 h. Il y a un musée du commerce (Handelsmuseum) dans les galeries du N.-E. et de l'O., visible de 9 h. à 6 h. (50 pf.).
Au S. du Rossmarkt, dans la rue dite Grosser Hirschgraben,
23, la maison paternelle de Gœthe (pl. D4), qui y vécut de 1749 à 1765 (m. en 1832 à Weimar). L'intérieur est remis daiiij
FRANCFORT
Rœmer,
rétat où il était après sa transformation en 1755. Entrée, moyennant 1 c//^, de 9 h. à 1 h. et de 3 à 4, 5 ou 6, seulement de 10 h. à 1 h. les dim. et fêtes.
Le passage dans la cour, Tanc. porte du verger, mène au musée de Oœthe, ouvert en 1897 et que décorent des bustes du poète dans sa jeunesse et de ses parents. Il comprend des curiosités et des souvenirs de lui et de ses relations avec la ville.
Au Rossmarkt se rattache encore, au N.-E., la place Schiller (pl.D3), avec la Grand' Garde (Hauptwache) et une statue de Schiller, en bronze, par Dielmann (1863). Au S., V église Ste- Catherine (pl. DE 3), de 1680.
Ici commence la Zeil (pl. EF3), rue la plus animée du vieux Francfort, avec de beaux magasins et Vhôtel des Postes. — La première rue latérale à dr. est la Liebfrauenstrasse, qui conduit au Liebfrauenberg, où se trouve la Liebfrauenkirche (pl. E 3) ou Notre- Dame. La Neue Krseme mène de là au Rœmer.
Le Rœmer (pl. E4), qui sert d'hôtel de ville, est maintenant un corps de bâtiment formé de la réunion de douze maisons, entre la place dite Rœmerberg (v. ci-dessous) et la Rœmergasse. Trois de ces maisons sur la place, dont l'une, à l'enseigne «Zum Rœmer», a été transformée en hôtel de ville dès 1405, ont depuis 1896-1898 des façades du style goth. tertiaire, avec de hauts pignons à redans. Celle de dr. a une façade peinte dans le style du xviii^ s.; celle qui forme le coin de la Wedelgasse est du xvi^ s., de même que le n^ 3 de cette rue, restauré en 1888-1890, et le «Goldene Schwan», sur la place St-Paul, a une façade de 1731.
Intérieur. On remarque à l'intérieur la petite cour pittoresque du n° 3 de la Wendelgasse, la belle voûte de la porte de la maison Silberberg, dans la Limpurger Gasse, et le magnifique escalier à vis , de 1607, de la maison Limpurg. — On monte de la galerie à l'entrée du rez-dechaussée, à g., au premier étage par un escalier monumental, dit Kaisertreppe^ de 1742. Là est la salle des Empereurs (Kaisersaal) ^ visible gratuitement les lundi et merer., de 10 h. à 1 h, et moyennant 50 pf. les autres jours, de 9 h. à 6 h. (cartes dans la cour). C'est celle où l'empereur nouvellement élu dînait avec les électeurs, et du balcon de laquelle il se montrait au peuple assemblé sur la place. Elle a été achevée en 1411, mais elle a été restaurée plusieurs fois, en dernier lieu de 1838 à 1853. Elle a une voûte de bois en berceau et elle est décorée de portraits des empereurs, celui de Charlemagne plus grand que nature, ceux des autres Carlovingiens (à l'O.) en buste et ceux des successeurs, de Conrad I^^ (911-919) à François II (1792-1806), qui en recouvrent de plus anciens, en pied, par Ph. Veit , Bendemann ^ K.-F. Lessing (Barberousse) , A. Rethel^ Ed. de Sieinle^ etc. Il y a aussi une statue de Guillaume I^^, par Kauperi. — A côté de la salle des Empereurs est la salle des Elections, où les électeurs se réunissaient pour délibérer sur l'élection d'un nouvel empereur et qui sert maintenant au conseil municipal.
Le Rœmerberg (pl. E4) était le théâtre des fêtes publiques au couronnement des empereurs. La fontaine de la Justice qui décore cette place a été refaite en 1887, sur le modèle de celle qui avait été érigée en 1543, mais dont la statue, alors en pierre, ne datait que de 1611 . — La place est entourée de vieilles maisons intéressantes.
L'église St-Nicolas (pl. E 4), au S., est un bel édifice du style goth, du xiii*^ s. et restauré en 1845.
Cathédrale.
FRANCFORT
A quelques pas au S. du Rœmerberg est le Rententurm , tour bâtie en 1455. A côté se voit la façade du Saalhof (pl. E4), bâti en 1717, probablement là où était le château impérial élevé en 822 par Louis le Débonnaire et mis en gage par les empereurs au xiv*^ s. Ce château a été maintes fois transformé et il n'y a plus des premiers temps que la tour du coin, où est une anc. chapelle, du style roman.
Veglise St-Leonard (cathol. ; pl.E4), au bord du Mein , a été commencée en 1219, sauf le chœur, qui le fut en 1434, achevée en 1507 et restaurée en 1811 et 1882.
Du Rœmerberg, la rue appelée le Makkt (marché) conduit à TE. à la cathédrale. Il y a aussi dans cette rue de vieilles maisons dignes d'attention, les num. 44 et 5.
La cathédrale, St-Barthélemy (cathol.; pl. E4), est une église qui a été fondée en 870, par Louis le Germanique, mais qui a été reconstruite à partir de 1235, dans le style gothique. Le chœur a été bâti de 1315 à 1358, le transept, d'une longueur exceptionnelle, de 1346 à 1353. Fort endommagé par un incendie en 1867, l'édifice a été restauré de 1869 à 1881 et la tour, qui était restée inachevée à partir de 1515, a été terminée d'après les anciens plans, de Hans de Ingelnheim (1483), sous la direction de Tarchitecte Denzinger. On remarque le couronnement de la tour, qui se termine par un dôme octogone surmonté d'une flèche.
INTÉRIEUR. Cette église n'est à visiter que par un temps clair, le mieux à partir de 10 h. du matin. Elle est ferme'e de 11 h. 1/2 à 2 h. Entrée par le portail du N. A dr. du même côté dans le transept, des pierres tumulaires du xiv^ et du xv® s. Dans la chap. à g. du chœur, la Mort de la Vierge , sculpture en terre cuite de 1480 et un grand vitrail par l'Anglais Dixon, copié sur une fenêtre d'une église de Cologne. Dans la chap. à dr., une Résurrection de J.-C. et à côté un baldaquin (Vierge moderne) et un tabernacle en terre cuite du xv^ s. Au portail du S., un tombeau de 1518, avec un Christ couronné d'épines. Les fresques à l'O. au mur du transept, d'ap. Sieinle et A. Linnemann^ représentent des événements de l'histoire de la ville : concile de Francfort, en 794; réconciliation de l'empereur Othon I^'' avec son frère, le duc Henri, en 941 ; l'empereur Conrad III et St Bernard de Clairvaux, en 1147 ; les funérailles de Gonthier de Schwarzbourg (v. ci-dessous); le margrave Albert Achille de Brandenbourg à la cathédrale, en 1486; le couronnement de Maximilien II, en 1564. — Le chœur, ordinairement fermé, a des stalles de 1354, et il y a au-dessus des tableaux donnés en 1407. A g., un tabernacle du commenc. du xv^s. A dr. , une Descente de croix par van Dyck. A dr. du maître autel, à l'entrée d'une petite chapelle, le beau tombeau de Gonthier de Schwarzbourg (m. 1349), anti-empereur d'Allemagne, — La nef a aussi des peintures d'ap. Sieinle et Linnemann ^ les patrons de l'église, etc. La chap. Scheid, de 1487, du côté dr., a de beaux vitraux sur des modèles anciens et des peintures représentant les sept œuvres de la Miséricorde, d'ap, Steinle.
A l'extérieur de l'église, au N. du chœur, un grand calvaire en pierre, de 1509.
Au S. de la cathédrale, les Archives (pl. E4), de 1878, sur les plans de Denzinger, et l'anc. halle aux toiles^ de la première moitié du xiv^ s. , transformée en 1892. Les archives sont dans le haut du premier bâtiment et au rez-de-chaussée, et dans tout le second se trouve un *musée historique, public les dim. et mercr. de 2 h. à 4 h. et visible moyennant 50 pf. les autres jours de 9 h. à 1 h. et de 3 à 6.
FRANCFORT
Bibliothèque.
Vestibule : (Archives) : bannières, uniformes et armes de Francfort ^ monuments d'un anc. cimetière; ouvrages en fer; vitraux des xiv® et xv^s.; colonne romaine où est représenté un géant vaincu, des fouilles à Heddernheim. — 1^® salle: collection ethnographique. — II® salle: costumes des xYiii® et xix^^ s., maisonnette de 1748. — III® salle: antiquités égyptiennes; vases et bronzes gréco-italiques; antiquités lacustres; objets trouvés dans des tumuli et bronzes des environs de Francfort. —IV® salle : antiquités romaines et franques, vases, bronzes, grand bas - relief (Mithra), vases en terre du moyen âge, de Francfort. — V® salle : armes et armures du moyen âge. — Passage: vitraux des xvi® et xvii® s.
Grande salle (halle aux toiles) : aigles d'un baldaquin du couronnement et de la fontaine au vin duRœmerberg; bannières de corporations, etc. — Chapelle: stalles, chaire et vitraux. — Corridor: insignes de corporations; dans des vitrines, des objets du culte israélite, des objets religieux du moyen âge; instruments astronomiques, etc. — Galerie de peinture, divisée en huit cabinets, tableaux d'églises et de couvents de Francfort: Holbein le F., la Passion de J.-C. ; d'après Durer ^ l'Assomption, vieille copie, par Jobst Harrich, de Nuremberg, d'un tableau célèbre maintenant détruit, sauf les volets, qui sont les originaux, de l'atelier de Durer; Baldung Orien , le Baptême de J.-C; puis des œuvres des écoles rhénane et franconienne des xv®-xvii® s. ; portraits du xvii® s. — Escalier: peintures du xvii® s.
jer ÉTAGE. — Corridor : imprimés, médailles, chartes, entre autres la «bulle d'or», de 1366 (p. 4) ; portraits d'empereurs. Couronnement de Joseph I®"*. — Galerie de peinture, composée de cabinets avec meubles des XVII® et xviii® s. surtout de petits tableaux donnés par diverses personnes. — Grande salle: meubles, ouvrages en fer, en cuivre et en étain, grès, faïences, argenterie, porcelaine de Hœchst et instruments de musique.
A l'extrémité S. de la Fahrgasse, le vieux pont du Mein (pl. F 4),
en grès rouge, construit en 1222, mais souvent restauré.
Le quai de la rive droite porte le nom de quai de Belle - Vue (Schœne Aussicht; pl. F4). A l'autre extrémité le pont supérieur du Mein (Ober-Main-Biûcke) , ouvert en 1878. En face, un buste de Lessing, en marbre, par Kaupert. Derrière,
La bibliothèque de la ville (pl. G 4), construite de 1820 à 1825, par Hess, avec un portique d'ordre corintbien. Elle a été agrandie en 1891-93 par C. Wolff.
Dans le vestibule, une belle statue de Gœthe, en marbre, par P. Marchesi, de Milan (1838). et des bustes de Francfortois célèbres. La bibliothèque compte env. ^15000 vol. Elle est ouverte aux lecteurs tous les jours de la sem., de 10 h. à 1 h. et, sauf le sam., de 4 à 8; aux visiteurs, gratuitement, dans la sem. de 10 h. à midi et le dim. de 11 h. à 1 h.
Sur la place Bœrne, l'ancien marché des Juifs (Judenmarkt; pl. F 3-4), une synagogue construite en 1881, et plus loin une autre de 1855-1860. C'est là l'ancien quartier des juifs, qui a été démoli, sauf la maison des Rothschild, qui est restaurée. Elle se trouve au n*^ 26 de la Bœrnestr. (pl. F 3), l'anc. Judengasse.
A côté de l'hôtel dit Rœmischer Kaiser (pl. b,E3), danslaZeil, débouche la Schaefergasse. En suivant cette rue, on passe à l'ancien CIMETIÈRE St- Pierre { Peterskirchhof ; pl. E2), converti en un petit parc. Au N., l'église St-Pierre (protest.), construite de 1893 à 1895 par Orisebach et DinUlage , dans le style allemand de la renaissance lors de la Réforme. L'entrée est dans la Bleichstr., où
Palmengarten. FRANCFORT.
il y a une tour de 78 m. de haut. Sur la terrasse derrière l'église, un monument érigé aux soldats de Francfort victimes de la guerre de 1870-71, la Paix tendant une couronne et une palme à un soldat mourant, groupe en bronze par Eckhardt.
La Bleichstrasse , à l'O. de l'église, mène à I'établissement Senckenberg {Senckenbergisches Stift; pl. E2), créé en 1763 par le médecin J.-Ch. Senckenberg. Il comprend des collections d'histoire naturelle, une bibliothèque^ un jardin botanique, un amphithéâtre d'anatomie et un hôpital. Entrée libre les dim. et vendr. de 11 h. à 1 h. et le mercr. de 2 à 4 ; 50 à 75 pf. de pourb. les autres jours.
A l'entrée de la Grosse I^schenheimer Strasse (pl. D E2) s'élève la *tour d'Eschenheim , reconstruite en 1400-1428. C'est la seule des anciennes portes de la ville qui subsiste encore. — Au n° 26, le palais des princes de La Tour- et- Taxis, bâti en 1731, où la diète germanique siégea jusqu'en 1866 et récemment acheté pour agrandir la poste. — Au n^ 2, le conservatoire de musique du Dr Hoch.
Des promenades ont remplacé les fortifications autour de la vieille ville, et l'on y voit quelques petits monuments (v. le plan).
A l'anc. porte de Friedberg (Friedberger Thor) se trouve le monument des Hessois (pl. F 2), à l'endroit où succombèrent, le 2 déc. 1792, les soldats hessois tués à l'assaut de la ville, occupée alors par les Français sous les ordres de Custine.
En face, sur la route de Friedberg, le musée Bethmann (pl. F 2), visible dans la sem. de 10 h. à 1 h. et de 3 à 5 en été, le dim. de 11 h. à 1 h. La pièce capitale de ce petit musée est V Ariane de Dannecker, chef-d'œuvre de cet artiste (m. 1841). — L'église Luther (pl. Gl) est de 1894, sur les plans d'A. de Kauffmann et L. Neher.
La route d'Eckenheim (pl. Fl) mène en 20 min. au cimetière, qui a quantité de beaux monuments. Celui de la famille de Bethmann, dont le gardien a la clef (50 pf. de pourb.), renferme des bas-reliefs par Thorvaldsev. Dans la partie N. du même cim. s'élève le mausolée de Guillaume II (m. 1847), électeur de Hesse, et de sa femme \ il est fermé.
Le cimetière israélite, à côté, est ouvert tous les jours, excepté le samedi. On y voit, au N. , un grand sarcophage en marbre, avec des inscriptions hébraïques; c'est le tombeau de Charles-Mayer de Rothschild (m, 1855), par von der I<aunitz.
A Tanc. porte de Bockenheim, sur une place où il y a une statue équestre de Guillaume par Buscher (1896) , se trouve l'Opéra (Opernhaus; pl. C2), magnifique édifice achevé en 1880, sur les plans de Lucœ (m. 1877). Les sculptures du fronton principal sont de Kaupert, celles de l'autre fronton de Rumpf. Le grand escalier et le foyer principal sont fort beaux. Les peintures murales sont pour la plupart d'après Steinle. Le rideau (Prologue de Faust) est de Beer et Grœtz.
A 20 min. de l'Opéra, à dr. de la route de Bockenheim (tramway, p. 4), se trouve le *Palmengarten (Jardin des palmiers; pl. Al), beau parc avec de riches serres. Il y a concert l'après-midi et lesoh'r Du chalet, dit Schweizerhaus, on a la vue du Taunus.
FRANCFORT. Institut Stœdel.
Entrée, 1 o//( Bon restaurant. Concerts de 4 h. à 6 h. et de 7^2 à 10, fréquentés par la haute société les mardi et jeudi.
A g. de la route de Bockenheim , Beethovenstr. , V église du Christ fpl. A 2), construite en 1883 sur les plans d'A. von Kauffmann.
Le jardin zoologique (pl. H 2-3) est à l'opposé ou à VK. de la ville (tramway). Entrée, 1 Concerts l'après-midi et le soir. Bon restaurant. Il y a dans le sous-sol d'une ruine artificielle un aquarium d'eau de mer (50 pf.). Belle vue du sommet.
Sur la rive gauche du Mein, le faubourg de Sachsenhausen, c'est-à-dire bourg des Saxons, dont Charlemagne aurait été le fondateur. A g., près du pont, la maison de l'Ordre Teutonique (Deutsch-Ordenshaus; pl. F5), construite en 1709. A dr. , Véglise des Rois-Mages (Dreikœnigskirche; pl. E4), reconstruite sur les plans de Denzinger et qui sert aux protestants.
L'*Institut Staedel {Stœdel' sche Kunst- Institut ; pl. D 5) est un établissement important dû à un habitant de la ville, Jean-Frédéric Stœdel (m. 1816), qui lui légua ses maisons, sa collection de tableaux et de gravures et un capital de plus de 2 500 000 fr. pour fonder une école des beaux -arts. Les collections se composent de tableaux, de gravures, de dessins et d'un choix de moulages. Elles sont depuis 1878 à Sachsenhausen , sur le Schaumainquai, dans un palais du style renaissance. Ce palais, construit par Sommer, se compose d'un bâtiment principal, avec perron, porte monumentale et dôme, et de deux bâtiments en retour d'équerre. Les six grands bas-reliefs au-dessus des fenêtres en plein cintre font surtout un bel effet. Entrée libre, le dim. de 11 h. à 1 h., les mardi, jeudi et vendr. de 10 à 1 , le mercr. de 11 à 4; en d'autres moments, sauf le lundi et aux grandes fêtes, moyennant 1 cS. Catalogue, 1 c/^
Rez-de-chaussée. — De l'entrée principale, on arrive d'abord dans un VESTIBULE octogne, où sont des plâtres du tombeau de Maximilien I^^ à Inspruck. — A gauche: la bibliothèque^ les dessins et les gravures^ ces dernières au nombre de plus de 60000. Elle est ouverte t. les j. de la sem., sauf le lundi, de 11 h. à 1 h. et les mardi et vendr, aussi de 5 à 7. — A droite , les moulages, d'après des sculptures de Tantiquité, du moyen âge et de la renaissance. Il y a en outre un bouclier d'Hercule en bronze, d'après Hésiode, fait sur un modèle en cire de Schwanthaler ; un autel en terre cuite de Gubbio (1511 -, repeint), une belle Vierge en pierre par T. Riemenschneider et quelques vases antiques.
Premier étage. — En haut de l'escalier, un vestibule renfermant le buste de Stsedel, par Zwerger, et quelques moulages.
♦Galerie de peinture, dans les autres salles, surtout riche en tableaux des écoles flamande et allemande des xv^ et xvi^ s. et en œuvres hollandaises du xvii^ s. Il y a aussi quelques bons tableaux italiens et particulièrement des œuvres modernes de l'école de Diisseldorf.
Salle I, à g., Flamands et Hollandais du xvii^ s. De g. à dr. : 183, Rembrandt, David devant Saiil (vers 1633)^ 188, O. van den Eeckhout, portr. d'homme (1669); 260, Everdiagen, Tempête; *399a, Tischbein, Gœthe dans la Campagne de Rome (1787). — 184, F. Bol, portr. d'homme (1644) ; 256, Aart van der Neer, Clair de lune; 155, Teni^rs le Cabaret; *173, *174, Fr, Hais,
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portr. d'un Hollandais et de sa femme (1638) ; 181, école de Rembrandt, rabole des ouvriers de la vigne du Seigneur -, 269, J. van Ruisdael, Ruisseau après un orage; *149, A. Brouwei\ la Médecine amère; 151, 156, Teniers le Pâturage, Cabaret; pendant du 155; 380, J. de Ueem, nature morte (1651); — 252, Phil. Koniiick, paysage; 157d, Teniers le J., Danse de paysans; — *131, C. de Vos, Petit enfant assis; 205a, A. van Ostade (?), Intérieur de grange; *217, dans la manière de P. de Hooch, Dame écrivant; 143, A. van J)pck(?), portr. d'un jeune homme; 245, S. van Ruisdael, paysage avec une rivière ; *157a, Teniers le Médecin dans son cabinet de travail ; 241, /. van Goyen, la «Mer» de Haarlem; 21Ta, /. Vermeer van Delfi, le Géographe; 290, M. Hobbema, Entrée de forêt; 194, Janson van Ceulen, portr. de femme; 182, Rembrandt, portr. de Marg. van Bilderdyk (1633); 127, Rubens, David jouant de lît harpe; 261, Everdingen, Une scierie en Norvège; — 144b, van Dyck, portr. de Séb. Leerse, d'Anvers.
Salle II, Italiens et Espagnols. De g. à dr. : 14 a, A. Bronzino, portr. de femme; 44, le Moretto, la Vierge sur un trône, avec St Antoine et St Sébastien; 13, Bart. Veneziano, portr. en buste de jeune fille; — *57, Velazquez, portr. du cardinal Gasp. Borgia; 58, Velàzquez, portr. de l'infante
Marie - Marg. -Thérèse , fille de Philippe IV d'Espagne, mariée plus tard à l'empereur Léopold I^^ (tableau d'atelier); *53a, Cl. Coello , Charles II d'Espagne; 39, Gima da Conegliano , la Vierge; 59, Ribera{l)^ Suzanne au bain; *42, Séb. del Piombo (le Sodoma?), portr. de femme; **45, le Moretto, la Vierge et les Pères de l'Eglise; 16, le Pérugin, la Vierge; — 47, Moroni, Un dominicain; 22a, le Corrège, la Vierge; 52, le Canaleito, le Palais des Doges à Venise; — 24, Jnn. da Imola, l'Assomption; *9, Pesellino {^), la Vierge et l'Enfant.
Salle III, à g. de la 2®, primitifs italiens, entre autres, à dr., *33, 34, Crivelli, l'Annonciation, restes d'un grand retable ; *7, VAngelico^ la Vierge sur un trône. En outre plusieurs bas -reliefs florentins du xv® s., des Vierges, en partie de l'atelier des délia Robbia.
Salle IV, à dr. de la 2^, vieilles écoles flamande et allemande. De dr. à g. : *100, Roger van der Weyden, la Vierge avec St Pierre, St Jean, St Cosme et St Damien, tableau peint probablement à Florence vers 1450, par ordre de Pierre et Jean de Médicis; 97, Dierk Bouts, la Sibylle de Tibur prédisant à Auguste la naissance de J.-C. ; i06, école de Roger van der Weyden, Jésus en croix; 108, Gér. David, St Jérôme au pied de la croix; 97a, D. Bouts, Pietà; 108a, Memling (?) , la Vierge et l'Enfant; *99, Petrus Crisius, Y ierge (1457 V); **98, J. van Eyck, la Vierge de Lucques;,
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Institut Stœdeî.
101, R. vander Weyden, trois volets d'un petit autel de St-Jean^ 103, *104,
102, 105, maître de Flemalle^ Ste Véronique, la Vierge allaitant l'Enfant, la Trinité (en face), grisaille, et le Bon larron, deux restes de grandes compositions.
Les cinq cabinets suivants renferment des tableaux des écoles de Hollande et d'Allemagne des xvi® et xvii^ s. — Cabinet V : 93, maéire de la 0. Mort de la Vierge Jésus descendu de la croix, Ste Véronique et Joseph d'Arimathie, triptyque (1524). — Cab. VI : Lucas Cranach le V.^ Vénus (1532); ii4, Bart. de Bruyn le K, portr. d'homme; 73, Baldung Grien^ l'Amour sacré et l'Amour profane (?) -, 74, Ghr. Amberger^ portr. d'homme; 95, 96, de Bruyn le 7., portr. d'homme et de femme; 85, Durer (?), Jeune fille de la famille Fûrleger; 107, Memling^ portr. d'homme; 83, A. Durer {'i)^ Job souftrant et sa femme essayant de le soulager en lui versant de l'eau sur le corps; 337, Elsheimer, St Paul et St Barnabe à Lystres; *71, H. Holhein le , portrait de George de Cornouailles. — Cas. Vit: 205, Adr. van Ostade^ Intérieur d'une grange (1656); 284a, W. van de Velde le J.^ marine; *320, Adr. van de Velde, Prairie dans un bois (1658); 153, Teniers le J., le Fumeur (1650); 204, Gér. Ter Borch, Jeune femme buvant du vin; 338, Elsheimer, l'Education de Bacchus, par les nymphes de Nysa ; 310, Ph. Wouwerman. Cavaliers devant une auberge. — Cab. VIII: 157c, Teniers le Amours dans le cabinet d'un alchimiste; 308a, A. Cuyp^ paysage hollandais avec un canal; *147, *148, A. Brouwer, Opérations faites à des paysans ; 216, *215, /. Steen, Alchimiste jetant dans le creuset son dernier écu et la parure de sa femme; Homme plaisantant avec une domestique; 206, Gér. Dou, Jeune fille avec une lumière, préparant le souper. — Cab. IX : 152, Teniers le J. , St Jérôme. — Puis la salle X, celle où l'on travaille.
Cab. XI, tableaux modernes : 461, H. Leys, Scène hollandaise (1842); 536, Fr. de Lenhach, portr. d'homme (1884); 458a, Ans. Feuerbach, portr. d'une Romaine.
Cabinets XII et XIII, Flamands et Hollandais des xvii® et xviii^ s. et leurs contemporains de Francfort et de Darmstadt suivant la même tendance. — Cab. XIV, Francfortois modernes: 450, K. Morgenstern, la Baie de Villefrance (1843) ; 444a, Ed. de Steinle, portr. d'homme (1852). — Cab. XV, suite: 457a, /. Lunteschiitz, portr. de Sehopenhauer ; 524, ^. -Bwrger, Repas champêtre (1894).
Salle XVI, peintres allemands de la première moitié du xix® s.
Sallc XVII, suite. Le mur du fond est occupé par une grande fresque de Ph. Veit (n^ 416), l'Introduction des arts en Allemagne, avec l'Italie et la Germanie trônant de chaque côté, peinture achevée en 1836 et rapportée ici en 1880 de l'anc. Institut Stsedel.
Salle XVIII: *530, Bœcklin, Villa au bord de la mer; *s. n». Lenbach, Guillaume I^'', Moltke et Bismarck; 458o, Fr. d'Uhde, les Disciples d'Emmaiis ; 582 , Ed. Griitzner , Quatuor au couvent. — Nous retraversons la 17e salle.
Salle XIX, salle principale des peintres modernes. Du côté de l'entrée du vestibule: *438, Lessing , Ezzelin en prison, prenant le parti de se laisser mourir de faim. Ensuite: 431, M. de Scfiwind., Danse de sylphes; 440, *437 , 439, Lessing paysage avec scène de la guerre de Trente-Ans; Jean Huss au concile de Constance, un des plus célèbres tableaux de l'école de Diisseldorf; Repos du croisé; 424a, K. Rottmann., paysage de Grèce; ■453, A. Achenbach, Tempête, œuvre de jeunesse (1837); 444b, de Steinle, Marie-Madeleine au tombeau de J.-C. (1857);— 467a, A. Tadema, Fête de Bacchus (1871); 583, Mesdag, marine; — 444, de Steinle, la Sibylle de Tibur (1848); 441, Lessing, Chêne millénaire (1837); 460, Gallait, Abdication de Charles-Quint, réduction du grand tableau de Bruxelles; 531, Fr. De/regger, Tyrolienne; 462a, C. Troyon , Vaches; *447, J. Becker, Berger frappé de la foudre (1844); 585, //. Thoma, paysage de la Forêt-Noire.
Salle XX: encore des tableaux, des gravures et les dessins. — Salle XXI : 417, Veit, esquisse de la fresque de la salle XVII ; *430, M. de Schwind, les Chanteurs à la Wartbourg, reproduction de la fresque de la Wartbourg, en Thuringe; puis des gravures et des dessins. — Salle XXIII, à peu prèa rien d'important,
LeTaunm. HŒCHST. /. 7?. ^. IP»
Au S. du musée, au coin de la ForsthauSvStr. et de la Wilhelmstr., le bel hippodrome^ ouvert en 1899.
De Francfort à. Mayencb: 38 kil., en 40 min. à 1 h. I/4, pour 3 cM. 20 et 2 40 ou 2 90, 2 ^. 20 et 1 ^. 50. — Départ de la grande gare (p. 3). — Cette ligne franchit le Mein et traverse ensuite un bois. — 6 kil. Goldstein (p. 19). — 11 kil., Schwanheim. A. dr., le Taunus. — 25 kil. Riisselsheim. — 29 kil. Bischofsheirn (p. 20). On passe enfin sur le Rhin, à la stat. de Neuthor, et sous la citatelle, et l'on est à la gare centrale de Mayence (p. 161).
De Francfort à Wiebelsbach : 53 kil., en 1 h. 3/4. — De'part de la gare de TEst. — 5 kil. Mainkur. A 3 kil. au N., sur la hauteur, Bergen^ où les Français, commandés par le maréchal de Broglie, battirent en 1759 les alliés de la Prusse sous les ordres de Ferd. de Brunswick. — 10 kil. ffochstadt-Dœrnigheim. — 16 kil. Hanau gare de F Ouest. — 18 kil. Hanau gare de V Est (bon buffet), où se raccordent les grandes lignes de Berlin et de Stuttgart. Hanau (hôt. : Adler^ Riese) est une jolie ville de 27700 hab., non loin du confluent du Mein et de la Kinzig. Elle a d'importantes manufactures d'orfèvrerie et de tabac. Au bord du Mein, le château de Philippsrtûie^ au landgrave de Hesse. — La ligne traverse le Mein. — 28 kil. Seligenstadt^ localité de 3700 hab., qui s'est formée autour de l'abbaye de ce nom, fondée en 828 par Eginhard, biographe de Charlemagne. L'église paroissiale est presque complètement moderne. — 38 kil, Babenhàusen^ où l'on croise la ligne de Darmstadt à Aschaffenbourg. — 49 kil. Gross-Umstadt. — 53 kil. Wiebelsbach- Heubach^ où aboutit la ligne de Darmstadt (p. 20).