OBERWESEL
Le Rhin.
chai de France, duc et grand de Portugal, duc et pair d'Angleterre (m. 1690). Ce château fut pris par les Suédois durant la guerre de Trente-Ans et ravagé par les troupes de Louis XIV en 1689, comme celui de Stahleck. Pour le visiter d'Oberwesel, suivre le chemin qui monte de l'église Notre-Dame , et prendre à env. 10 min. de la gare, à dr., un sentier qui conduit aussi en 10 min. sur la hauteur. Descente agréable par VEnghœll, vallée rocheuse à l'O., et ^4 d'h. <lu village de ce nom à Oherwesel.
A g., Oberwesel (BB. et Ch.). — hôtels: Gr.-Hôt. Continental^ en face du débarcadère des bateaux et à 4 min. de la gare (ch. i k 2.25,
dé. 75 pf., dî. 2 e^,, p. 5)^ Goldener Pfropfenzieher^ à l'extrémité inférieure de la ville, un peu à l'écart, bon; Deutsches Haus^ sur la route. — Restaur. Fachingei\ au pied du Sehœnbourg.
Oherwesel est une ville ancienne de 2700 hab., la Yosavia-à^s Romains. Elle fut d'abord ville impériale, puis elle appartint, dès le xiv^ s., à l'électorat de Trêves. Avec ses églises, son mur d'enceinte aux tours crénelées comme à Bacharach (p. 198). et les ruines du château de Sehœnbourg qui la dominent, Oberwesel est un des endroits les plus pittoresques des bords du Rhin.
A l'extrémité S. de la ville, où l'on aperçoit de loin ses murs de grès rouge, se dresse la belle église goth. de Notre-Dame (Frauenkirche ou Stiftskirche) , construite de 1307-1331. Le chœur et la grande nef se distinguent par leurs proportions élancées. L'intérieur est remarquable. A mentionner surtout un jubé du xiv® s. et les sculptures en bois du maître autel.
La chapelle goth. sur le mur d'enceinte du côté du Rhin est dédiée à St Verner (p. 199). A l'extrémité inférieure de la ville, la grosse tour ronde dite Ochsenturm (tour des Bœufs), couronnée de hauts créneaux; elle faisait autrefois partie des fortifications.
Sur une hauteur, l'église St-Martin, du style ogival tertiaire, avec une tour flanquée de tourelles, semblable à un donjon. Elle possède une chaire en bois de la renaissance (1618) et une statue dorée de Ste Anne avec la Vierge, de l'époque goth., etc.
Après avoir contourné à dr. le Rossstein , rocher qui s'avance droit dans le Rhin et que traverse un tunnel du chemin de fer,' le fleuve court vers un groupe de récifs visibles quand l'eau est basse, les Sieben Jungfrauen (sept vierges). Les bateliers racontent que ce sont des filles du château de Sehœnbourg que le dieu du fleuve, pour les punir de leurs dédains, métamorphosa en rochers. Le lit du Rhin se rétrécit; il a à peine 200 m. de large et jusqu'à 23 m. d'eau en amont de la Lurlei. Des deux côtés, des montagnes rocheuses taillées à pic.
A dr., un énorme massif de rochers se dresse à une hauteur de 132 m. au-dessus du Rhin; c'est la fameuse *Lurlei ou Lorelei. D'après une légende, ce rocher était habité par une enchanteresse qui attirait les passants par la douceur de son chant et qui fut ellemême un jour vaincue par l'amour et se précipita dans le fleuve. Un
Le Rhin,