ST-GOAR
Le Rhin.
A g., St-Goar (B. et Ch.). — hôtels: *Lilie (eh. 1.50 à 3 ^, dé. 1.20, dî. 3, p. 5 à 7); *Schneidei\ à rextrémité inférieure de la ville (dî. 2.50 à 3 c^v)i Rheinfels^ près delà station des bateaux (ch. dep. 1 tM. 50)-, Fischer^ jjur la route d'Oberwesel. — Bac à vapeur pour St-Goarshausen^ 10 pf.
St-Qoar, chef-lieu de cercle, comptant 1600 hab., est de toutes les petites villes du Rhin celle qui offre l'aspect le plus imposant, relevé encore par les ruines de Rheinfels (v. ci-dessous). Cette ville passe pour s'être formée autour d'une chapelle dédiée à St Goar, qui prêcha ici l'évangile, du temps de Sigebert^;!®^, roi d'Austrasie (570). Elle a un grand port en aval.
église e'vangélique, achevée en 1469, renferme le monument du landgrave Philippe (m. 1583) et de sa femme, monument en marbre orné de leurs statues. — 1^' église catholique, avec une vieille sculpture représentant St Goar et portant l'inscription : «S. Goar monachus obiit 611»; appartenait jadis à un collège de jésuites.
A g. se dressent les ruines considérables du château fort de Rheinfels (115 m. au-dessus du Rhin). Un chemin ombragé de noyers y conduit du bas de la ville en V4 d'h. , en passant sous le chemin de fer, non loin de la brasserie Zur Rose. Ce château a été construit au xiii^s., par le comte Diether III de Katzenelnbogen, ami de l'empereur Frédéric II, et la conséquence en fut l'établissement d'un nouveau péage sur le Rhin. Dans la suite, Rheinfels passa à la maison de Hesse, et il fut considérablement renforcé en 1568. Investi en 1692 par une armée française, sous le général comte de Tallard, il fut courageusement défendu par le général hessois de Gœrz, et les assiégeants éprouvèrent de grandes pertes sans atteindre leur but. Mais en 1758, le régiment français de St-Germain , commandé par le marquis de Castries , se rendit maître du château, alors très faiblement défendu, et il l'occupa jusqu'en 1763. Rheinfels fut abandonné en 1794 aux Français par le commandant hessois, et il fut démantelé trois ans après. Les ruines appartiennent depuis 1843 au roi de Prusse. La vue y est belle, quoique restreinte. Le gardien y est ordinairement en été (50 pf. ; une société en proportion).
A dr. , en aval se montre d'abord Welmich (hôt. Zum Adler)^ dans un site pittoresque , avec sa petite église goth. , dominé par les ruines de la Maus, château des archevêques de Trêves achevé en 1363, par Cuno de Falkenstein. Les comtes de Katzenelnbogen lui donnèrent le nom ironique de Maus (souris) , par opposition à celui de leur château de Katz (chat; p. 201), mais Cuno sut le faire respecter. Belle vue.
Le fleuve décrit une courbe à l'O.
A dr. , Ehrenthal ^ groupe de maisons habitées surtout par les ouvriers qui travaillent non loin de là dans des mines de plomb.
A g., les grands bâtiments des mines de Werlau.
A g., Hirzenach (BB.). Construction remarquable, dite Prohstei, et belle église bâtie vers 1170, anc. dépendances d'une abbaye.
Le Rhin.
BOPPARD.
IIL R. 40, 203
A dr., Nieder-Kestert (Ch.).
Sur la rive g., la montagne recule un peu et, dans une plaine fertile, au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers, s'élève le clocher de Salzlg (Ch.). En été, des cargaisons de cerises sont expédiées d'ici vers les contrées situées en aval, en Hollande et en Angleterre.
A dr., sur des rochers éboulés, les belles ruines de Liebenstein et de Sterrenberg, deux châteaux jumeaux (Brûderburgen).
Dans la vallée, le couvent de Bornhofen et une église gothique à deux nefs, bâtie en 1435, pèlerinage très fréquenté surtout en septembre. A côté, l'hôt.-pens. Zum Mavienherg.
Sterrenherg était déjà fief de l'Empire au xii^ s. Les deux châteaux passèrent plus tard aux électeurs de Trêves. Celui de Sterrenherg, à l'extrémité de la montagne et séparé par des fossés et un gros mur de celui de Liebenstein, bâti plus tard, surprend par l'étendue de ses ruines grandioses, et il offre une vue des plus pittoresques (petit restaur. dans le haut).
A dr., un sentier agréable conduit en Vé^'h. de Bornhofen, entre le fleuve et les vignes et à l'ombre de beaux noyers, au bourg de Camp (BB. et Ch.; hôt. : Kauth, au-dessus du village; Anker, au bord du Rhin), endroit convenable pour un séjour. — Ensuite une nouvelle courbe du Rhin.
A g., Boppard (B. et Ch.). — hôtels. Au bord du Rhin: *Spiegel (ch. 2 à 3 <5^. 50, dî. 2.50, 3 le dim., p. dep. 5); *BelUvue (mêmes prix); *H%rsch (ià..) \ Rhein-Hôtel; Ackermann. — Dans la ville: Closmann; Lange^ en face de la poste. — Etablissement hydrothérapique de Marienherg (p. 204). — Bateau à vapeur pour Camp (v. ci-dessus), en correspondance avec les trains de la rive dr.
Boppard (64 m.) est une ville riante de 6000 hab., l'antique Bodohriga^ fondée par les Celtes et déjà fortifiée par les Romains, qui y avaient un dépôt de balistaires (balistarii Bodobricas). Ville impériale dès le xii^ s., Boppard fut engagée en 1312 avec Oberwesel, par l'empereur Henri VII, à son frère Baudouin, archevêque de Trêves, qui ne put cependant s'en rendre maître qu'en 1318 et qui construisit alors un château dans la ville.
V église paroissiale, dans le style roman tertiaire, avec deux tours carrées à côté du chœur, a de curieuses voûtes en berceau, terminées en ogive et avec des tores disposés en éventail comme nervures. — Plus près de la gare est Véglise des Carmes, de 1318. Elle possède une pierre tombale du vu® s., des stalles sculptées du XV® s., de vieilles peintures murales, etc.
A l'E. de l'église paroissiale, sur une place près du Rhin et non loin du bac qui relie ici les deux rives, se trouve l'ancien château des archevêques de Trêves , avec une tour ; il sert maintenant de tribunal. Il y a à côté des restes considérables de fortifications antiques, élevées probablement sous Valentinien I®^ (364-375) et qui formaient un carré de 305 m. de long sur 153 de large. Les murs avaient 8 m. de hauteur sur 3 m, d'épaisseur^ 4 tours rondes
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