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Le Rhin, de Coblentz à Bemagen

Chemin de fer de la rive gauche^ v. R. 54 ; — de la rive droite^ R. 55.

Bateaux à vapeur: 2 h. à la descente, 3 h. 1/2 à la montée. — Abréviations, B.^ BB. et Ch.^ v. p. 183. Voir aussi l'introduction, p. xv,

Coblentz et Ehrenhreitstein , v. p. 207 et 210. En quittant Coblentz, on aperçoit le monument de l'empereur Guillaume I®^.

La rive dr. présente des collines généralement à pentes douces ; la rive g. est plate.

A g., Neuendorf. — Puis Wallersheim,

A dr. , Urhar, au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers. Sur la longue île de Niederwerth, le village du même nom. L'île masque la petite ville de Valle7idar (Ch.), sur la rive dr. (v. p. 261).

A g., Kesselheim. — A dr., à quelque distance du fleuve, Bendor/ (Ch. , p. 261). Au fond de la vallée apparaissent, sur une hauteur isolée, les ruines du château de Sayn (p. 261).

A dr. , Engers (BB. et Ch.j hôt.: Zur Rœmerhruclce ; Fiegel, avec rest. , en face de la gare), autrefois appelé Cunostein- Engers. Son beau château, construit en 1758 par Jean-Phil. de Waldersdorf, électeur de Trêves, est transformé en école militaire. A dr., dans le lointain , le château de Monrepos (p. 246).

A g., Urmitz (Ch.). La gare est à ^4 d'h. du village.

A g., Weissenturm. Le donjon au bout du village était le point extrême de l'électorat de Trêves du côté de Cologne. Sur une hauteur au-dessus de la localité un obélisque érigé par l'armée française de Sambre- et- Meuse au général Hoche , qui traversa ici le Rhin en 1797 et mourut subitement à Wetzlar, à l'âge de 30 ans. — Immé-

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diatemeiit au - dessous de Weissenturm , à g. , la gare de Weissenturm- Neuwied (p. 259). — Entre Urmitz et Weissenturm on a découvert, en 1898, les restes de deux camps romains qui semblent avoir servi à la défense d'un pont construit par César.

A dr., Neuwied (B. et Ch.). — Hôtels: *Wilder Mann (ch. 2 dé. 1, dî. 2.50, soup. 1.50)^ Anker^ tous deux au bord du Rhin^ *Moravian Hot. (frères moraves), très fréquenté par les Anglais^ Stelting^ Madei\ près de la gare du chemin de fer de la rive dr. — Les deux rives du Rhin communiquent par un pont volant (3 pf.) et un bateau à vapeur (5 pf.).

Neuwied est une jolie ville industrielle avec des rues larges et régulières. Elle doit sa fondation au comte Frédéric de Wied, qui la bâtit en 1653, sur l'emplacement de Langendorf, dévasté pendant la guerre de Ïrente-Ans, et y appela des habitants sans distinction de religion. Grâce à sa libéralité, elle prit des développements rapides comme cité industrielle et commerciale. Elle compte actuellement 10600 hab., protestants, catholiques (3800), frères moraves, mennonites, quakers et juifs.

A l'extrémité inférieure de la ville se trouvent le château et le beau parc des princes de Wied. Un bâtiment à côté de la porte du château renferme une petite collection d'antiquités romaines.

Jolie EXCURSION DE Neuwied à Monrepos et Altwied. De la gare de la rive dr. (p. 2*^2), suivre la route par Heddesdorf (10 min.), prendre à cet endroit la route à g. et remonter la vallée de la Wied (v. ci-dessous). Au bout de 20 min,, la forge de Rasselstein (20 min.), établie en 1824. Les piétons traversent la Wied et vont tout droit à Segendorf^ par la rive dr. et le joli parc de Nothhausen (bon restaur.). De Segendorf (30 min.), un large chemin monte au château de Monrepos (50 min.); il fait de grands circuits que le piéton peut s'épargner en prenant le sentier à g. au-dessus de Segendorf. Le château-villa moderne à g., au bord de la montagne, a été construit pour la princesse douairière de Wied.

Monrepos (316m., 265m. au-dessus du Rhin) est un château de plaisance des princes de Wied, avec un beau parc et une vue superbe sur la vallée du Rhin, depuis Coblentz jusqu'à Neuwied, et sur les premiers contreforts de l'Eifel. Rafraîchissements au Hahnhof^ à l'O. du château. Du Holzstoss et surtout de VAltwieder Aussîcht le regard plonge dans les jolies vallées latérales.

A dr., en aval de Neuwied et en deçà d'Irlich, le Rhin reçoit la Wied^ que traverse le chemin de fer. Les hauteurs de la rive dr. se rapprochent de nouveau du fleuve.

A g., Andernach (B. et Ch.). — hôtels : *Hackenhruch^ au bord du Rhin (ch. 2 à 2 Ji. 50, dé. 1, dî. 2.50) ; *RfieinischerHof^ un peu plus haut (ch. 2 olC.^ dé. 75 pf. , dî. 1.50, p. dep. 4)*, *Schœfer^ à l'extrémité inférieure de la ville (ch. 1 75 à 2.25, dé. 75 pf. , dî. 2 aU.) -, Glocke^ avec restaur., sur le Marché. — Omnibus à l'arrivée des bateaux pour la ligne du Krahnenberg (10 pf.).

Andernach , qui compte 6800 hab., est une ville très ancienne et aux rues étroites, qui a encore une grande partie de ses vieux murs et qui présente un coup d'œil pittoresque. C'est VAntunnacum des Romains, une des cinquante forteresses de Drusus, et elle est mentionnée comme séjour des rois francs dès le vi®s.

A l'extrémité supérieure de la ville, à côté de la porte de Coblentz , s'élèvent les ruines de Tancien château fort des électeurs

Le Rhin.

b;heinbrohl. K R. ôO. 247

de Cologne, avec des tours imposantes et un fossé profond; il a été construit à la fin du xy^ s. et détruit en 1688 par les Français.

L'hôtel de ville, édifice du style goth. tertiaire, de 1564, renferme une petite collection d'antiquités.

Le beau donjon près du Rhin, rond dans le bas et octogone dans le haut , avec une frise ogivale , a été bâti de 1451 à 1468 et restauré en 1880. On voit encore à l'O. la large brèche que les boulets français y ont faite en 1688.

L'église paroissiale^ dédiée à Ste Geneviève, est un bel édifice de la fin de l'époque romane (1206), sans transept, le chœur un peu plus ancien (1120) et avec une galerie à colonnettes. Elle a quatre belles tours et on en remarquera les riches portails.

Le Krahnenberg, en aval, se gravit, du Rhin par la rue de l'église et en passant à côté du chœur , de la gare en passant sous la voie du côté de la ville et tournant deux fois à g. Il y a d'ailleurs un funiculaire. Dans le haut, deux restaur., dits Krahnenhurg et Kaiserhurg. Très belles vues, surtout l'après-midi, en amont jusqu'à Coblentz et en aval jusqu'à Remagen.

Ligne d' Andernach à May en ^ v. R. 51

La vallée du Rhin se rétrécit à partir du Krahnenberg. A dr., Leutesdorf (Ch.-, hôt. Fr. Maasherg, bon), bourg de 1500 hab., au pied de rochers couverts de vignes très productives. A g., à peine visible du bateau, Namedy, qui a une petite église abbatiale du XIV® s. à deux nefs. 11 y a aussi un vieux château.

A dr., au bord du fleuve, un énorme rocher de Grauwacke, où sont les ruines du château de Hammerstein. L'empereur Henri IV y séjourna pendant quelque temps en 1105, lorsqu'il était poursuivi par son fils. Pendant la guerre de Trente- Ans , Hammerstein fut alternativement occupé par les Suédois, les Espagnols, les soldats de l'électeur de Cologne et ceux de Lorraine. Il a été détruit vers 1660, à l'instigation de l'archevêque de Cologne.

A g., l'embouchure du Brohlbach dans le Rhin et le village de Brohl (BB. et Ch.; hôt. Mittler). Il a une église neuve du style gothique. C'est surtout d'ici que se fait l'expédition des pierres (tuf) qu'on extrait dans la v allège de Brohl. Excursion dans cette vallée et à Laach, v. R. 51.

Les hauteurs de la rive droite s'éloignent un peu.

A dr., Rheinbrohl (Ch.), localité de 1900 hab.

A. g. 7 à env. 20 min. au-dessous de Brohl; le château de Rheineck, construit en 1832 sur les plans de Lasaulx. Le donjon carré qui se dresse du côté S., haut de 20 m., est le seul reste de l'ancien château fort de Rheineck, bâti au xii^s. et ravagé successivement par les Français en 1689 et par les troupes de l'électeur de Cologne en 1692. Belle vue du jardin.

A g., Nieder - Breisig (BB. et Ch.; hôt. : Bender, recommandé; Weisses Ross), autre localité de 1900 hab., à l'entrée de laquelle on voit encore une partie d'une anc. maison des templiers.

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