‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière hollandeChapitre 177 sur 207 · V. li · texte numérisé non relu

V. li

Markt, 24; Schumacher^ id., 12; Adtorf^ Mùnsterplatzi , et aux^hôtels près de la gare.

Voitures: course, 1 ou 2 pers., 70 pf. ; pers. en plus, 25 pf. (malle, 10 pf.) ; 1/2 h., 1 50; pour Poppelsdorf, à 1 chev., 75 pf. ; à 2 chev., 1 <M. ; pour Godesherg^ 3 et 4 Ji.^ aussi pour 1 ou 2 pers. et 50 pf. en plus au delà de ce nombre.

Tramways. Tr. ordinaire, v. le plan. — Tr. a vapeur: pour Godesberg (p. 260), pour Mehlem (p. 260) et pour Cologne (p. 277; départ du Viehmarkt, pl. B3).

Baiis. Bains froids du Rhin^ dans des cabines et en pleine eau, près de l'Alte-ZoU (40 pf.). Bains chauds^ dans le même e'tablissement et à l'entrée de la Baumsehuler-AUée.

Poste et télégraphe (pl. B3), place de la Cathédrale.

Si l'on a peu de temps, visiter la cathédrale (v. ci-dessous), le monument de Beethoven (p. 270) et le Musée Provincial (p. 271); aller jouir de la vue de TAlte-Zoll (p. 270) et faire une promenade sur le bord du Rhin, puis sur le pont neuf (p. 272) et à Poppelsdorf (p. 272).

Bonn^ ville d'env. 50000 hab., avec une université fondée en 1818 et qui compte env. 2000 étudiants, est située sur la rive g. du Rhin, là où cessent les montagnes. Les belles tours de la cathédrale de l'église évangélique, et du château, les villas avec leurs beaux jardins le long du Rhin, le Kreuzberg, avec son église à l'arrière-plan , et le pont neuf sur le Rhin donnent à cette ville un aspect riant.

Bonn, Bonna ou Castra Bonnensia^ est souvent citée par Tacite. Ce fut une des premières forteresses romaines sur le Rhin, probablement bâtie par Drusus, et la garnison de plusieurs légions. L'emplacement de son vaste camp était, comme l'ont montré des fouilles près du Wichelshof^ au N. de la ville. Bonn resta longtemps sans importance au moyen âge, jusqu'au jour où le siège archiépiscopal de Cologne y fut transféré, en 1267 (v. p. 278). Les empereurs d'Allemagne Frédéric d'Autriche (1314) et Charles IV (1346) ont été couronnés dans sa cathédrale.

Nombre de calamités vinrent affliger la ville par suite du penchant que les archevêques Hermann de Wied et Guebhart de Waldbourg montrèrent au XVI® s. pour la Réforme, surtout après l'expulsion de Guebhart. La guerre des Pays-Bas contre l'Espagne, celle de Trente- Ans et celle de la succession d'Espagne firent subir à Bonn plusieurs sièges, les électeurs de la maison de Bavière (1583-1761) étant pour la plupart ligués avec la France contre la maison de Habsbourg. Les fortifications de la ville furent rasées à la demande des Hollandais en 1717, en exécution du traité de paix de Rastatt.

Sous le règne des électeurs Clément- Auguste, duc de Bavière, de 1723 à 1761; Maximilien-Frédérie, comte de Kœnigseck, jusqu'en 1784, et Maximilien , archiduc d'Autriche, jusqu'en 1793, Bonn s'éleva, grâce à leur goût pour le luxe, à un haut degré de prospérité. Maximilien-Frédérie y fonda en 1777 une académie , qui fut érigée en université par un décret impérial de 1784. Les Français entrèrent dans la ville le 7 octobre 1794, et l'université fut fermée en 1797, mais le gouvernement prussien la rouvrit et la réorganisa en 1818.

La rue de la Poste conduit de la gare sur la place de la cathédrale (pl. B3), où il y a un monument en l'honneur du grand compositeur Louis van Beethoven, né à Bonn en 1770 et mort à Vienne en 1827. La statue est en bronze d'après Hiehnel (1845).

La ^cathédrale (Munster; pl. B3), basilique en forme de croix, avec deux chœurs, quatre petites tours et une haute tour octogone sur la croisée est un des plus beaux édifices du style roman tertiaire. Comme pour beaucoup d'églises sur le Rhin, ou en fait re-

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Université.

mouter l'origine au temps de l'empereur Constantin. La partie 0. de la crypte et la partie de l'édifice correspondante sont encore du xi^ s. , l'abside est du milieu du xii^ s., la nef, le transept et la principale tour, de 1208-1221.

L'intérieur, qui a été décoré de 1890 à 1894 par le peintre d'histoire Martin, se distingue par ses belles proportions. On y remarque une statue en bronze, de Ste Hélène, mère de Constantin, à genoux devant la croix, tondue à Rome en 1756; puis deux bas-reliefs^ la Nativité et le Baptême de J.-C, aux autels de la nef et du bras droit du transept. Non loin du grand portail, à g,, se trouve le sarcophage de l'archevêque Engelbert de Falkenbourg (m. 1274). Il y a des restes de peintures murales du moyeu âge. — La crypte mérite d'être vue,

La vieille maison du chapitre, qui touche à l'église, a été transformée en presbytère. Le cloître, avec ses jolis chapiteaux, est du xii^ s.

Le centre de Bonn est la place du Marché ( Marktplatz; pl.B C2-3), place triangulaire où aboutissent les rues les plus animées de la vieille ville. Au milieu, une fontaine en forme de colonne, érigée en 1777. L^hôtel de ville, précédé d'un haut perron, a été achevé en 1782. — A peu de distance, Bonngasse, 20, la maison de Beethoven (pl. BC 2), celle où il est né, transformée en un petit musee^ où il y a surtout des portraits et des souvenirs de l'artiste. Il est visible moyennant 50 pf. les dim. et mercr. et 1 les autres jours.

Le côté S. de la vieille ville est occupé par l'ancien château, construit de 1697 à 1703, comme résidence électorale, par Joseph- Clément et Clément- Auguste. C'est maintenant l'Université (pl. C3). La façade a près de 580 m. de longueur. Les deux principales tours ont été rebâties en 1895. L'intérieur comprend: les salles des cours^ sauf ceux d'agriculture et la plupart de ceux d'histoire naturelle et de médecine, une bibliothèque de plus de 250 000 volumes et 1350 manuscrits, avec un grand nombre de bustes de professeurs célèbres; un musée paléontologique, etc.

En passant par la porte de Coblentz (Coblenzer-Thor) , dans l'aile orientale de l'Université (à la façade, un St Michel doré), on arrive dans la belle bue de Coblentz {Coblenzer-Strasse) , qui longe le Hofgarten à TE. (p. 271). — A g. se trouve l'entrée de l'Alte-ZoU (pl. C D 3), ancien bastion au bord du fleuve , où l'on a une vue célèbre sur le Rhin et sur toute la rive dr., jusqu'à Bensberg et Siegbourg, et notamment sur les Sept-Montagnes. Là se trouve aussi le monument d'Arndt, le poète patriote (1769-1860). C'est une statue en bronze d'après Afinger, érigée en 1865. On descend par une rampe au bord du Rhin, où il y a une belle promenade.

A côté de l'hôtel Royal, n**9, est l'anc. villa Okernier (pl. D 3), maintenant un musée municipal^ ouvert gratuitement les dim. et mercr., de 11 h. à 1 h. et de 2 à 4, et visible en d'autres moments moyennant 50 pf. C'est un legs de feu le prof. Fr. Obernier et il comprend quelques tableaux d'artistes de Diisseldorf et de Munich. Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est la vue du Rhin et des Sept-

Musée provincial.

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V, R, 57. 2îl

Montagnes. Un peu plus au S., le «Collegium Albertinum» ou «Erzbischœfliches Convict» (pl. CD 3), un grand séminaire catholique achevé en 1892 (200 élèves internes).

Le Hofgarten (pl. C3) est un grand jardin public, planté de vieux arbres. Du côté 8. se trouve le musée AOADÉMiauE (pl. C3), public les lundi, mercr. et vendr. de 2 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours moyennant pourboire. Le gardien demeure dans le bâtiment du milieu, du côté de la rue de Coblentz. Le musée renferme des moulages des œuvres principales de la sculpture antique et quelques originaux, surtout des hermès de Sophocle et Euripide, d'Aristophane et de Ménandre; des terres cuites et des vases grecs. — A rO. du jardin, Véglise évangélique (pl. C 3), édifice en briques du style goth., avec une haute tour (1871).

Au N. de la ville, près de la place Guillaume (pl.B 1), se trouvent les nouvelles cliniques de Vuniversité {^\. B C 1).

Le musée provincial (pl. A3), bel édifice en grès rouge dans le style de la renaissance italienne, élevé de 1889 à 1893, dans la Colmanstrasse, non loin de la gare, comprend une riche collection de monuments lapidaires romains et du moyen âge et d'antiquités préhistoriques, romaines et franques, une petite galerie de peinture et des objets d'art du moyen âge. Il est public les dim. et jeudi de 11 h. à 1 h. et visible les autres jours , sauf les lundi et jeudi, de 9 h. à 1 h. et de 2 à 6 (4 en hiver) , moyennant 50 pf. dans la matinée et 75 pf. l'après-midi. Sonner à la porte.

Rez-de-chaussée : monuments votifs et autres ; bornes milliaires ^ monuments funèbres, en particulier, à la cloison du milieu, le *monument du centurion M. Cselius, tué dans la «guerre de Varus», représenté avec des décorations et des affranchis à côté de lui, le seul monument en pierre rappelant la défaite de Varus; inscriptions chrétiennes, etc. — Escalier: colonnes, meules, empreintes de briques, monuments lapidaires du moyen âge. — Sous-sol: fragments d'architecture, sarcophages, monuments où sont représentées des divinités , monuments de Mithra, grand autel votif de la Victoire , avec symboles relatifs à la pêche et à l'élevage du bétail. Au milieu, une grande mosaïque^ de Weingarten.

ler ÉTAGE. — P6 salle (au milieu), antiquités préhistoriques. Vitrine centrale, crâne d'homme préhistorique dit de Neanderthal, qui a donné lieu à bien des discussions. Côté g. : objets de l'âge de pierre, des pays rhénans ; bagues, bracelets et autres anneaux, épingles à cheveux et vases en bronze, pendants d'oreilles et bracelets en or, env. du iv® s. av. J.-C, etc. — 11^ SALLE, bronzes romains. Côté g-: plats argentés; passoires, vases divers et lampes en bronze ; sur un buste en plâtre, une perruque et les carreaux d'une grande statue de Jupiter en bronze ; tête en bronze de l'empereur Gordien III (m. 244). Côté principal : chaînes, cuillers, anneaux, couteaux, clefs, poignées, amulettes, boucles etc. Dans 5 vitrines du milieu, des bronzes. — III^ salle, terres cuites romaines. — Corridor, vases romains moins anciens, du iv^ s. de notre ère. — IV® salle, verres, figures en terre cuite, masques, ivoires, *bijoux en or. — V^ salle, objets trouvés dans des tombeaux romains. Dans la dernière vitrine isolée, quatre beaux chaudrons en bronze. A l'extrémité, un tombeau avec squelette, tel qu'on l'a trouvé. — VI® salle, objets trouvés dans des tombeaux francs, en particulier des parures. — VII® salle, peintures, surtout des écoles rliénanes et des Pays-Bas. — VIII® salle , objets du moyen âge: pierres tombales des xii® et xiii® s. , épitaphe de la renaissance (1571), grès rhénans, émaux et ivoires, (diptyque du xi®s).

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Une magnifique et large route bordée d'une quadruple rangée de beaux marronniers d'Inde, l'allée de Poppelsdorf (pl. B A4-5), commence à rO. de la ville, à la place de l'Empereur (Kaiserplatz), près de l'Université et du Hofgarten, et conduit en 10 min. au château de Poppelsdorf. A mi-chemin à g. et un peu à l'écart, Vobserva^oi/'C. (Sternwarte ; pl. B4), construit de 1839 à 1846.

Le château de Poppelsdorf (pl. A 5), l'ancien château de plaisance des électeurs, dit Clemensruhe construit de 1715 à 1718, renferme les riches collections d'histoire naturelle de l'université (musée paléontologique, v. p. 270). Dans le voisinage, il y a encore d'autres établissements de l'université (v. le plan). — Le jardin botanique, près du château, est ouvert les lundi , mercr. et vendr. à partir de 2 h., mais les serres ne se visitent que le mercr. après-midi.

Le *pont du Rhin (pl. D2), construit de 1896 à 1898, peut être considéré comme un des plus beaux de ce fleuve. Il a 432 m. de long et trois travées, celle du milieu de près de 188 m. de portée. A la montée du côté de la ville, une statue de Jules César, qui toutefois ne doit pas avoir traversé le Rhin à cet endroit (v. p. 246). On a de ce pont une vue magnifique de la ville et des Sept-Montagnes. 5 pf. de péage.

Sur la rive dr., le village de Beuel, qui a deux gares: celle de la ligne de la vallée de la Brœl en aval du pont, et celle de la ligne de la rive dr. (p. 261) à 1 kil. de distance.

Au-dessus du village de Poppelsdorf s'élève le Kreuzberg (125 m.), colline surmontée d'une église blanche visible de loin et où l'on arrive en 20 min. du château. Il ne reste de l'ancien couvent que cette église, remarquable par V escalier saint, bâti sous Clément-Auguste (m. 1T61), en marbre d'Italie, dans la chapelle derrière l'autel. Cet escalier, qu'on ne doit monter qu'à genoux, est une imitation de la Scala Santa, près de l'église de Latran à Rome. On a un vaste et beau panorama de la tour de l'église.

Le vieux cimetière (pl. A 2) renferme de nombreux et beaux monuments d'anciennes célébrités de l'université de Bonn. Il y en a aussi un en l'honneur des victimes de la guerre de 1870-71. La jolie chapelle de ce cimetière, du style de transition, da^e de 1200. Elle était autrefois à Ramersdorf (p. 258), d'où elle a été transférée au cimetière en 1847.

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