‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière hollandeChapitre 66 sur 207 · XII. De Miillheim à Badenweiler · texte numérisé non relu

XII. De Miillheim à Badenweiler

7 kil, 5 de ch. de fer d'intérêt local; trajet en 1/2 h. pour 75 et 50 pf.

— On met 1 h. 1/2 en voit.: à 1 chev., 4 10; à 2 ehev., 5 oS. 50, pourb. compris, plus 60 pf. pour les bag. jusqu'à 50 kilos.

Mûllheim, v. p. 62. — 4 kil. 4. Niederweiler^ avec une brasserie.

— 5 kil. 9. Oberweiler (hôt.: Ochs). — 6 kil. 7. Hasenhourg.

7 kil. Badenweiler. — hôtels *Rœmerbady à l'extrémité O. du bourg et à 10 min. de la gare (ch. dep. 2 J(.^ dé. 1, dî. 3, p. 8 à 9); *Sommer, mêmes prix; *Saupe^ avec jardin (ch. 1.50 à 4 c^. dé. 1, dî. 2.50); Schwarzwœlder Hof; Meissburger (bière de Munich au tonneau); — Sonne; Bellevue^ israélite. — Pensioî^s : Engler, Hiigler^ Pfliiger^ Krautinger^ etc. — Logements particuliers. — A Haus-Baden, v. p. 91.

90 /. R. lô.

BADENWEILER.

Forêt -Noire.

Abonnement (Kurtaxe): 2 J^. par sem. , 20 oU. pour toute la saison, bO pf. pour une journée.

Bains : au Marmorbad , 1 50; 12 cachets, 15 J(. \ au Freibad, 1 oU. ; 12 cachets, 8 à 10 — Heures des bains : de 7 à 91/2 Freibad pour les hommes et au Marmorbad pour les dames; de 9 h. 1/2 à midi le contraire.

Voitures: 1 heure, S c^. 50; heure en sus, 2 JC. 50, plus 40 pf. de pourb. par heure. Pour le Blauen: à 1 chev. , 9 J(. 80; à 2 chev. , 2 ou 3pers., 14; 4 ou 5 pers., 19, et 1 50 de pourb. Pour Burgeln: à 1 chev.,

7 cU. 40; à 2 chev., 10.50 ou 12 et 1 Ji. de pourb. Pour Kandern: à 1 chev.,

8 rU. 40; à 2 chev., 12 et 1 c/fi. de pourboire.

Anes: pour le Blauen, 3 c^. 75 ; le Belchen, 8; la Sophienruhe, 70 pf. — Chevaux, I/5 de plus.

Badenweiler (425 à 450 m., 210 m. au-dessus du Rhin) est un bourg de 600 hab., situé sur un contrefort du Blauen et offrant une vue étendue sur la vallée du Rhin et les Yosges. Ses eaux thermales, à la température d'env. 21^ C, presque sans mélange, étaient déjà ronnues des Romains. Cependant Badenweiler doit plutôt sa prospérité actuelle à la pureté de son air , à la beauté de sa situation et à ce qu'on y pratique beaucoup la cure de petit-lait. La saison est de la mi-mars à la fin d'octobre.

Le rendez-vous de la société est au Kurhaiis, qui a des salles de concert et de bal, un restaurant (dî., à midi V25 2o^50), un café, un cabinet de lecture, etc. Il y a concert le matin, à midi et le soir.

Le *PARC (Kurpark), à côté du Kurhaus, se distingue par la richesse de sa végétation. On y voit, avec les arbres du pays, des arbres exotiques magnifiques, tels que conifères, cèdres, pins à pignon, lauriers et ifs. Une large promenade, d'où l'on a des coups d'œil variés, contourne la hauteur isolée où sont les ruines du château (457 m.) et à l'E. de laquelle se trouve, près du Kurhaus, une galerie couverte (« Wandelbahn») où les baigneurs se promènent par le mauvais temps. On monte aux ruines par des escaliers. De vieux lierres, d'une beauté et d'une vigueur peu communes, en tapissent les murailles. Beau panorama.

Dans la partie E. du parc, presque en face de l'hôtel Sommer, s'élève le Mabmobbad (bain de marbre), avec une colonnade. La distribution intérieure rappelle celle des anciens bains chez les Romains; toutes les salles sont voûtées et éclairées du haut. Visite de l'établissement de midi à 1 h., moyennant 20 pf. Derrière se trouve le Freibad (bain libre), également bien organisé.

Une chose intéressante à Badenweiler, cesontles*BAmsBOMAiNS, qui ont été découverts en 1784 à l'O. du Marmorbad. Ils sont protégés par une toiture et fermés, mais visibles de 7 h. à 11 h. et de 2 à 7 moyennant 20 pf. Ce sont peut-être les constructions de ce genre les mieux conservées en deçà des Alpes. Ils ne formaient qu'un seul bâtiment de 70 m. de long sur 20 m. 40 de large aux extrémités et 25 m. au milieu. Le bâtiment se divise en deux moitiés qui se correspondent à peu près exactement. Celle de l'O., un peu plus grande, était destinée aux hommes, celle de l'E. aux femmes. Des deux côtés , on entre d'abord dans une grande cour qui

Forêt - Noire.

BADENWEILER.

servait à la promenade et aux exercices gymnastiques , V atrium. Puis vient un corridor sur lequel donnent, au S. le vestiaire (apodyterium)^ au N. l'étuve (caldarium)\ plus loin, à dr. et à g., un bain froid (frigidarium) ^ de 10 m. 30 de long sur 6 m. 60 de large, et enfin les bains tièdes (tepidaria), longs de 7 m. 50 et larges de 8 m. 70. D'autres salles plus petites servaient pour les frictions (unctoria), etc.

Les promenades dans les hois des environs, désignées par des écriteaux, sont fort belles. On y monte en prenant à g. de la route de Kandern, au pied du Blauen. Ensuite on continue tout droit au premier tournant de la route, pour gagner le «Pfarrwald», ou bien on tourne à g. quelques min. plus loin^ au delà de la dernière villa. Dans le baut du bois, à g. dans le second cas (15 à 20 min.), la Sophienriihe (Repos de Sophie; 515 m.), nom donné à un abri, d'où l'on a une vue pittoresque sur Badenweiler. La vue n'est pas moins belle de VAlten Mann (le Vieillard; 612m.), à 20 min. au S. de la Sophienruhe. C'est nn amas de rochers où il y a également un abri. De là on peut descendre en V4 d'h. à Haus-Baden (524m.; *hÔt.-pens., cb.2à3 o/^ 50, dé. 1, dî. 2.50, p. 5.50 à 8; fermé en hiver), maison à 20 min. au S. de Badenweiler.

De Badentveiler à Bûrgeln, 2 h. ou 8 kil., par la route de Kandern. — 3 kil. Sehringen. Au delà de la borne kilom. 4, se détache à dr. un chemin qui mène au versant S. duHœrnle, où l'on voit, par un temps favorable, les Alpes bernoises. A la borne kilom. 6 se détache à g. le chemin de Bûrgeln, qui passe sous bois jusqu'au pied de la hauteur, puis monte à dr. par une courbe très prononcée.

Le château de Biirgeln (667 m. ; bon hôtel) est une ancienne prévôté de l'abbaye de St-Blasien (p. 95) : le cerf qui se trouvait dans l'écu de l'abbaye figure encore dans la girouette. Biirgeln offre une vue d'une beauté surprenante, semblable à celle qu'on a du Blauen (v. ci-dessous), au pied S. duquel il est situé, mais cependant un peu moins étendue.

De Burgeln au Blauen, 2 à 3 b., en prenant à un poteau («Vogelbacb <fe Hoehblauen») au pied de la hauteur de Biirgeln, à la courbe mentionnée ci-dessus. Le chemin du Blauen s'embranche ensuite à g. de celui de Vogelbaeh. Il y a plus loin des raccourcis.

A 5 ou 6 kil. au S. de Biirgeln se trouve Kandern (354 m. -, hôt. : Krone^ Blume, Sonne) ^ petite ville industrielle de 1500 hab. — De Kandern à Haltingen (p. 62), 13 kil. de ch. de fer, trajet en 3/4 d'heure.

Le *Blauen (1167 m.), une des montagnes les plus élevées de la Forêt-Noire et la plus rapprochée du Rhin , se gravit aisément en 2 h. V2 de Badenweiler, par la route à g. de celle de Kandern. Il y a dans le haut un bon hôtel et un belvédère en fer, d'où la vue s'étend librement sur toute la chaîne des Alpes, depuis le Glaernisch jusqu'au Mont-Cervin et au Mont-Blanc, sur le Jura, les plaines du Rhin , les Vosges et la Forêt-Noire. Il faut 4 h. V2 à 5 h. pour aller directement au Belchen. Il y a partout des poteaux-indicateurs.

BELOHEN.

Forêt -Noire.

XIII. De Badenweiler au Belchen et descente à Staufen, par la vallée de Munster.

1 jour. De Badenweiler au Belchen^ 5 h. (partout des poteaux; âne ou cheval, v. p. 90); descente à Staufen^ 3 h.

On suit d'abord la route pendant 35 min., à l'E., jusqu'au village de Schweighof (460 m., hôt. Zur Sonne). Puis on remonte le cours du Klemmhach, par la nouvelle route, jusqu'à l'aub. Zum Auerhalin (1 h. ^I^)^ où la route de Schœnau monte à g. en décrivant une grande courbe. Les piétons feront mieux de prendre le vieux chemin, entre l'aub. et l'abri dit «Félicitas- S chutzMtte», qui débouche au bout de 35 min., sur la hauteur (1073 m.), dans la route. De là on va en 15 min. à l'aub. Zum Haldenhof (933 m.) , où un poteau indique à g. le chemin des bains de Sulzbach (p. 72), et à quelques pas de là celui de la vallée de Munster (Staufenj.

Pour monter au Belchen, on prend un chemin neuf («schattiger Weg») en face de l'aub. ou bien un autre chemin 5 min. plus loin à g. et ensuite sur la lisière du bois (à g.), où l'on rejoint le précédent au bout de Y2 ^- ^ après, un poteau, «Zum Belchen» ; à 1/2 h., de là, une cabane; 20 min., la dernière croupe, où il y a des écriteaux indiquant les directions de Badenweiler-Sulzbourg et de la vallée d'Untermunster. Enfin à 6 min. de là d'autres écriteaux montrant tout droit la direction du sommet et à dr. celle de l'hôtel (Belchenhaus ; V4 d'h.).

Le *Belchen («Ballon» ; 1415 m.), où il y a, au-dessous du sommet, un hôtel (ch. 1 c^50, dî. 2 à 3; poste et téléph.), offre probablement la vue la plus intéressante de la Forêt-Noire, sur les vallées avoisinantes, la vallée de Munster à l'O. et celle de la Wiese au 8., et sur la vaste vallée du Rhin ; puis sur quatre différentes chaînes de montagnes: à l'E., la Forêt- Noire; à l'O., les Vosges; au S., le Jura et au-dessus les Alpes, quand le ciel est clair.

De Schœnau, dahs la vallée de la Wiese (p. 93), au Belchen, 2 h. 3/4^ par un bon chemin qu'indique un poteau près de quelques tilleuls à l'extrémité N. de la localité: au bout de 1 b. , les maisons de Holzinhaus à g. à la dernière, monter tout droit sous bois sur la rive dr. de l'Aiterbacb^ 1 h., vue du Belcben, dont on atteint ensuite le sommet en 3/4 d'h., en suivant le télégraphe et les indications des poteaux.

Du Belchen dans la vallée de Munstee. On descend du Belchen jusqu'à la dernière croupe mentionnée ci-dessus, tourne à dr. et suit un sentier qui passe sur la crête de la Langeck et descend en lacets sur le versant N. , vers la route qui débouche dans l' Untermûnsterthal au-dessus de l'aub. zur Krone (1 h. Va)* continue à dr. par la route, qui est celle de Staufen à Neuenweg et Schopfheim , dans le Wiesenthal. Au bout de 20 min. , le hameau de Wasen^ où aboutit la route d'Obermiinsterthal (p. 93). On descend ensuite dans la vallée du Neumagen- Bach et on arrive au bout d'une bonne heure à

Staufen (278 m. hôt. : Kreuz, bon ; Krone), petite ville ancienne de 1850 hab,; dominée par les ruines du château de Staufenhourg.

Forêt 'Noire.

SCHŒINAU.

/. R. lô. 93

Hôtel de ville du xvi^ s. Vin renommé, dit «Burgbalder». Staufen est desservi par la ligne de Krozingen à Sulzbourg (p. 62).

De Staufen à Utzenfeld, dans la vallée de la Wiese: 31 kil., grande route. Jusqu'à Wasen (1 h.), v. p. 92. On remonte VOber- Afûnsterthal^ qui prend la direction du N.-E., vers le Sehau-ins-Land; on passe au vieux couvent de St-Trudperi (432 m.; aub. Zur Linde) et on atteint en 1 h. 1/2 Taub. Zum Hirsch^ au Spielweg (547 m.). La route se continue au S., en de'erivant de vastes courbes et montant à travers une contrée pittoresque. Au bout de 3/4 d'h., à g., le Scharfenstein^ rocher de porphyre à pic, avec de maigres restes d'un vieux château, c'est le plus beau point de la route. A 1 h. 3/^^ le sommet de la Wiedenereck (1037 m.). La roule descend en serpentant (vue des Alpes), vers Wieden (830 m.-, aub. Zum Hirscb), et jusqu'à Utzen/eld (1 h. 1/2*, v. ci-dessous).

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