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HAGUENAU

Wissembourg est connu par la bataille du 4 août 1870. La visite du champ de bataille demande 2 h. 1/2 à 3 h. à pied ou 2 h. en voiture. Les Français occupaient au début le Geisherg^ hauteur située à 1/2 ^- de la ville (belle vue de la terrasse à TE.). Les trois peupliers près desquels fut tuéUe'général A. Douay, ont été abattus, mais remplacés par d'autres en 1873. "La route de Lauterbourg, à dr. au sortir de la gare, est la direction suivie par les Allemands, comme on le reconnaît aux tombeaux qui la^bordent à dr.

En quittant la gare de Wissembourg, qui est tête de ligne, la voie décrit une grande courbe autour du Oeisherg , dont on voit à dr. les trois peupliers.

17kil, S oultz-sous- Forêts, en ail. Sulz-unter' m - Wald {h.ot. du Cheval). — La voie traverse la foret de Haguenau , qui a 15000 hect. de superficie.

25 kil. Walhourg^ qui a une belle église du xv® s.

Embranch. de 23 kil. sur Seltz (p. 103); de 12 kil. sur Mertzwiller (p. 126), et de 9 kil. sur Wœrth^ par Morshronn.

C'est de Morsbronn et de Wœrth qu'on visite le champ de bataille DU 6 AOUT 1870. — Wœrth {hôt. du Cheval-Blanc^ bon; devant la maison commune , un autel romain trouvé en 1577) , toute petite ville qu'avoisinent Frœschwiller et Elsasshausen, sur des hauteurs, était le centre des positions françaises. Elle ne fut prise qu'au milieu de la journée. C'est dans la direction de Morsbronn^ qu'eut lieu, à 1 h. de l'après-midi, la fameuse charge de cavalerie française de la brigade Michel ou des «cuirassiers de Reiebsbofifen^', composée 'de deux régiments de cuirassiers et un détachement de lanciers, charge qui dégagea sans doute un peu l'infanterie française, menacée d'être prise entre deux feux, mais dans laquelle la brigade fut à peu près anéantie. Il y a partout de nombreux monuments funèbres; le grand monument des Français est au N. de la route de Wœrth à Frœschwiller, celui des Allemands a Elasshausen, dans le voisinage de l'arbre de Mac-Mahon. — Le meilleur point de vue est sur la hauteur à 1/2 h. à l'E. de Wœrth, près de Diefenbach, où l'on a érigé en 1895 une *statue équestre du prince royal , plus tard l'empereur Frédéric , par Max Baumbach. — De Frœschwiller à Reichshoffen (p. 126), 8/4 d'h. ; de là à Niederhronn (p. 127), 1/2 h.

33 kil. Haguenau (hôt. : de V Europe^ avec jardin ; de la Poste, Andres), ville de ITOOOhab., jadis ville libre de l'Empire, fortifiée en 1164 par Frédéric Barberousse. L^égUsQ St- Georges^ qui s'élève à l'entrée de la ville du côté de la gare, a été consacrée en 1184, mais des parties du style goth. y ont été ajoutées plus tard. On y voit, dans le chœur, un Christ colossal en bois , de 1488; un beau candélabre du xiii® s. et des vitraux peints modernes. — Au S. de la forêt de Haguenau et à l'E. de la ville, un grand polygone d'artillerie.

De Haguenau à Sarreguemines , Metz et Sarrebruck, v. R. 26^ à Saverne, p. 128.

38 kil. Marienthal, où se trouvait un couvent de femmes fondé en 1225 et supprimé en 1789.

58 kil. Vendenheim , où l'on rejoint la ligne venant d'Avricourt, Sarreboug et Saverne (R. 27). En continuant le trajet vers Strasbourg, on voit à g. Reichstett, à dr. Mundolsheim et Niederhaushergen , dans le voisinage desquels sont les nouveaux ouvrages extérieurs de Strasbourg, portant les noms de Podbielsky,

STRASBOURG

Hôtels.

Kronpriiiz (Prince impérial) et Grand- duc de Bade. C'est à Mundolsheim que se trouvait le quartier général des Allemands pendant le siège de la ville, en 1870.

07 kil. Strasbourg (v. ci-dessous).

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